dimanche 28 février 2010

Nat's'cro: tout sur cette association de mâles fêteurs !

Il y a presque 5 ans déjà, l'un des snowboarders les plus en vue de la cuvette Grenobloise voyait son élan dans les grandes pentes stoppé par une avalanche. Nanti d'un palmarès impressionnant (mais ô combien futile) et d'un moral d'acier à toute épreuve (et ô combien utile !), Nat "Choufleur" perdait l'usage de ses jambes... et débutait un autre chapitre de sa vie.

Loin de sombrer dans une bien compréhensible dépression, le docteur Schnopfler a de suite épaté famille, amis, et admirateurs par sa capacité à positiver en toutes circonstances (voir les tous premiers numéros de Lansb-Mag, en 2005). Il s'est rapidement adapté à sa nouvelle condition, maniant avec dextérité son fauteuil qu'il soit monté sur roues ou sur des planches en bois (suivant la nature du terrain qui se trouve dessous, évidemmious !), tout en se faisant greffer une paire de biceps à la Hulk Hogan.


Sa gentillesse et son éternelle bonne humeur ont tôt fait de fédérer autour de son personnage un véritable troupeau de fans au sein d'une secte entièrement dévouée à sa cause: "Nat'n'co". Au menu de cette association bienfaitrice: le concept révolutionnaire de "rando tractée" pour permettre à l'ancien dévoreur de couloirs de poursuivre l'aventure sur les sommets, mais aussi des apéros, des soirées, des produits dérivés (T-shirts, pin's, porte clés, caskés, clakés, etc...), ainsi qu'à terme, un soutien à d'autres victimes d'accidents graves.

Aux commandes du navire, deux fidèles de la Nimp Crew. Au poste le plus prestigieux, le très talentueux Jouy, président d'honneur de la vénérable assemblée, dont les indéniables qualités plastiques lui ont permis de rafler la mise au détriment de l'inamovible Batave David Zkijkmp. Rappelons que le président représente l'association en tant que personne morale (et Dieu sait que le Jouy a une morale, enfin je crois), et que notre jeune blondinet, véritable icône onirique de ces dames, était tout indiqué pour le job.

Un tantinet plus impliqué mais un poil moins plaisant à l'oeil, le cependant très charismatique prof d'EPS immigré s'acquitte fort bien de sa tâche, et l'on peut dire que "l'entreprise" tourne grâce à lui (pendant que le Jouy boit des cocktails avec les riches mécènes dotés d'ovaires, ya pas de justice !).

Au fil des années cependant, "Nat'n'co" s'est attiré le regard inquisiteur du Fisc... Alors que pour le commun des mortels, rien ne permet de discerner une quelconque anomalie de fonctionnement, ces fins limiers du ministère, habitués à dénicher la gruge chez tout contribuable, se sont fait mettre la puce à l'oreille par la magnifique limousine Hummer noire métallisée de Nat garée sur le campus ainsi que par l'abandon des randos tractées au profit de "Blitzkriegs" en héli-ski entre midi et deux dans Belledonne...

L'heure du bilan est donc venue pour l'association dont notre cher Alsacien est l'épicentre. Le "système solaire Nat" (également appelé NSS, Nat Solar System), où notre camarade joue le rôle de l'astre du jour et où gravitent de nombreux satellites sous forme de fans, sympathisants, et amis, cache tout de même des zones d'ombres qu'un journalisme indépendant de qualité comme le notre se doit de mettre en lumière. Alors Nat'n'co = Nat's'cro ? Appuyons-nous sur quelques éléments scientifiques pour étudier la validité de cette égalité...


Modeste demeure, petite citadine d'occasion (la voiture pas la bombasse), montre Flik Flak et collier en scoobidoo ne sont plus au menu de l'intrépide businessman... Mastodonte à roues à son effigie, Rolex 24k au poignet, chaîne en or massif de 2kg et golden Ray-Ban font désormais partie de l'attirail du scientifique qui, en faisant des recherches sur ITER, a fini par trouver de l'or ! Le physicien passe désormais plus de week-ends dans les palaces californiens de Jay-Z et Fifty-Cent que dans le pavillon de banlieue de Georges Charpak... Merci qui ? Merci à vous tous pour vos dons ! (c) Jouydesign.com 2010. Clique sur la photo pour voir en détail le beau travail du Jouy !

- L'AG, la vraie, revue et corrigée par Lansb Mag:

- Le Bilan Moral

On nous promet du rêve, du Vancouver 2010, des breloques paralympiques ! Au final on obtient un Nat certes très impressionnant (ses réalisations en vélo à bras feraient rêver bon nombre de cyclotouristes à jambes) mais qui se révèle plutôt dans des domaines où on ne l'attendait pas... Pas de JO au Canada mais un titre de champion de France d'avalage de banquet de mariage départ-arrêté, et de gobage de chicken-bucket KFC par équipes. Malheureusement pour nous, ces disciplines ne sont pas encore olympiques... mais que fait le CIO ?

- Un staff louche...

On dénombre au moins un emploi fictif au bénéfice d'un jeune sans-papier, un dénommé David Zokovar, qui la plupart de son temps traîne sa dégaine roumaine en survêtement de Kosovar dans les infrastructures sportives universitaires à SMH. Quant au Jouy, si l'on ne tient pas compte des heures passées à séduire d'opulentes donatrices (et là il ne les compte pas, ses heures...), son action semble obscure pour le militant de base...

- Le Bilan Financier

Là encore, l'intelligence supérieure de Nat, son aura naturelle rappelant les plus grands Gourous, sa capacité à convaincre d'honnêtes gens du bienfondé d'un projet humainement très noble en font un redoutable prédateur. Les sommes détournées par Nat'n'co au fil des années feraient, d'après les calculs de nos experts, passer Loïk le Floch-Prigent pour un misérable chenapan volant une fraise Tagada sur l'étalage d'un marché de province !

Les experts mathématiciens de la LIMMAS (Lansb International Matt et MAth-ics School), dirigée par Mat(t)hieu(x) Bordin et Blanchard, ont d'ailleurs élaboré un modèle théorique poussé pour estimer l'indice corruptif (que l'on notera I) de la sulfureuse association de mâles fêteurs (oui j'en remet une couche je l'aime bien ce jeu de mots) dont nous faisons le procès aujourd'hui.

Les deux scientifiques de la LIMMAS, installés près de Gresse en Vercors (à proximité d'un col au nom astucieusement adapté mais tenu secret), médaille Fields en mathématique con-bite-anoire (ou serait-ce une mauvaise combinaison de syllabes ?), ont fièrement éructé la formule suivante, après de longs mois de borborygmes abscons venus des tréfonds de l'analyse différentielle... bigre bigre !

Nous vous proposons de suivre ensemble la surpuissante démonstration de ces deux génies:

- soit un Hilbert. (J'ai jamais compris à quoi ça servait de dire ça mais putain ça fait du bien de le caser !). On se place dans l'espace réel (ie du monde réel, pas des Reels, fuyons l'univers nauséabond de la taupe). L'espace Hilbertien peut-être assimilé à une boîte métallique de grande taille, du type fourgon blindé. Soit la norme "Toni Musulin" (plus connue sous le nom de "Musuline", la norme qui envoie la purée hé hé !) qui permet de mesurer l'ampleur d'une arnaque. Sachant que le montant des sommes détournées par "Nat's'cro" sont d'une autre nature que les 11,5 millions du convoyeur le plus célèbre de l'an 2009, et que la fourgonnette est un espace à 3 dimensions, on peut en déduire que Nat's'cro entre dans la 4ème dimension du vol qualifié.

- Or, le montant volé aux candides donateurs est exponentiellement proportionnel au temps. De plus, les grands dissimulateurs étant forcément des disciples du non-regretté Jacques Crozemarie (également déjà évoqué dans ces pages), il vient donc, de façon triviale et élégante, la formule suivante:


Souhaitons à Nat's'cro un destin plus proche du premier composant de la formule que du second... le côté braquage clean est plus vendeur que l'ignoble détournement de fonds des malheureux malades du cancer...

En attendant, le BLMS va également très bientôt fêter ses 10 ans ! L'heure pour Nat'n'co de repartir sur des bases saines, d'organiser une soirée à laquelle l'ex-indéfectible quatuor pourra se greffer pour célébrer dignement son anniversaire... Certes, les 4 "bogosses" ont aussi torché quelques couloirs tordus, mais pour ce qui est de rassembler plus de 5 clampins, ils ont des leçons à recevoir de la part du futur marié !

Long live Nat's'cro !

dimanche 14 février 2010

Le Führer du samedi soir !

Vous pouffez, c'est indéniable; vous ratatouillez; vous hoquetez. Ca y est, la machine est lancée, vous rigolez. Ca tombe bien: il est en effet bien rare de démarrer un article par LE meilleur (l'unique ?) jeu de mots du papier. Eh oui, une fois n'est pas coutume, pas besoin d'ingurgiter 600 lignes de palabres inutiles pour aboutir à ce que les poètes de banlieue appelleraient une rime ultra-pauvre ou un calembour Albal en s'exclamant: "Vas-y il est pourri ton titre, sa mère !".

Mais tout de même, mêler le titre convoité de "Bergführer" au passé festif et noctambule du rédacteur en chef tout en rendant un vibrant hommage au célèbre homme de télé (et désormais de scène) Arthur, il fallait le faire, et comme dirait Lionel T., c'est fait !


Profitez-en donc bien, car cet assemblage de mots certes amusant mais d'un fort mauvais goût représente ce qui a motivé cette courte bafouille... Oui, ces quelques mots... et eux seuls !

Il convient d'en... convenir, c'est en outre bien maigre, mais que voulez-vous, ne vaut-il mieux pas pondre régulièrement quelques lignes médiocres+/correctes- qu'une superproduction tous les 6 mois ? Allons, vous voilà plus raisonnables.

Quelques mots donc pour vous parler du voyage couronné de succès de votre serviteur en terre Germanique, sur les pas des frangins Huber et autre Güllich... Las d'attendre que l'ENSA mette enfin la touche finale à sa réforme du probatoire du guide (et marre de voire la porte lui claquer sur les doigts pour des raisons obscures), le L s'en est exilé de l'autre côté du Rhin pour tenter sa chance chez les Teutons.

Il s'offre donc une semaine en immersion totale du côté d'Oberstdorf (après quelques jours passés dans la station légendaire de Garmisch Partenkirchen en janvier) pour devenir un Spounz de premier ordre. Notons pêle-mêle sa capacité à boire du Apfelsaftshorle* en grande quantité, à articuler sans trop de peine des mots d'une cinquantaine de lettres (où les consonnes ne laissent pas leur part aux chiens), à partager sa chambre avec un policier (authentique !), à faire admettre à ces insolents que Laure Pequegnot va tordre Maria Riesch à Vancouver, et surtout, à se tirer honorablement d'une épreuve monologuée de préparation de sortie rando, Karte, Führerbuch, Wetterbericht et Lawinenwarndienst à la main !

Sept épreuves distinctes de descente à ski, 42 minutes de montée chrono en rando et un exposé plus tard, voici le L heureux titulaire du module ski du Berg-und-Ski-Führer Eingnungstest**, et avec les honneurs. Trois ans, trois réussites au proba ski, ça devient une habitude. Espérons simplement que ces habitudes, meilleures au printemps qu'au début de l'été, vont changer dans quatre mois (en gros que le chat noir quitte mon sac à dos ou que les examinateurs ouvrent les yeux ou encore que je mute d'avantage) pour enfin scorer définitivement ! Ne dit-on pas que les habitudes sont faites pour être changées ?

D'après nos envoyés spéciaux, le L se serait déclaré enchanté par le professionnalisme, l'ambiance et le sérieux de la formation Bavaro-Allgäu-oise. De bon augure pour la suite des hostilités cet été. Peut-être les formateurs seront-ils sensibles au parcours Chamoniard estival du L ces dernières saisons, stigmatisé par sa capacité à gagner bien des batailles mais rarement la guerre... Attention, pas taper, humour noir c'est indéniable, mais humour quand même !

Ne passons cependant pas sous silence le très mauvais esprit des voisins Autrichiens qui, sans doute jaloux que le L n'ait pas choisi leur beau pays pour se former, se sont fait un plaisir de lui infliger une amende plus que sévère s'élevant à 120€ pour ne pas avoir collé de vignette rouge et blanche sur son pare-brise alors que le trajet Oberstdorf>Grenoble ne comporte de 10km en Autriche (dont 5 d'autoroute justifiant cette vignette !).

Un braquage légal, du vol qualifié en bonne et due forme qui ne sera vengé que lorsque David Poisson*** franchira en vainqueur la ligne d'arrivée de la descente hommes de lundi soir ! Quelle scandaleuse procédure tout de même, le préposé n'ayant rien voulu savoir, car pour une fois, c'est en toute bonne foi (et sans mal au foie) que le L affirmait ne rien connaître de cette vignette !


Voilà donc pour cette courte page info, qui a déjà été relayée par de nombreux média post-modernes à la qualité douteuse (face-de-bouc-punkt-de und so weiter). N'hésitez tout de même pas à féliciter le taulier de cet increvable blog qui n'est jamais aussi fort que lorsqu'il se sent soutenu par ses lecteurs ! Comme le clamait déjà sa prof de Physique en 1ère après un conseil de classe:

"Le L, nous ne vous donnons pas de félicitations car vous vous en donnez bien assez vous-même !"

Certes, cette vieille bique n'avait probablement pas tout à fait tort (voire complètement raison ?), mais ne soyez pas mesquins, envoyez les commentaires élogieux (ou pas), et je vous promets, en échange, un bel article pour bientôt... Je ne suis pas chien, je vous laisse vous en délecter d'avance...

Le L entouré de ses acolytes lors d'une épreuve de ski alpin au Nebelhorn (Oberstdorf). Des aspirants-aspirants-guides aussi sympathiques que variés (tant en âge qu'en tempérament), à l'esprit de camaraderie bien développé et dont l'accueil fut très chaleureux à l'égard du "kleiner Franzose". Merci à toutes et à tous, et rendez-vous à Cham ! Un énorme merci également à Heidi et Tal pour leur accueil irréprochable à Sulzberg, leurs bons conseils et leur profonde amitié. Ce fut un plaisir que de passer ces journées avec vous !

Aktuell !!! ****

Ne zappez pas, après la pub (assez longue, une semaine sous le soleil Marocain pour grimper à Todgha), retrouvez une enquête exclusive sur Nat'n'co. Presque 5 ans depuis le tragique accident de Nat, un bilan moral, financier, et le point sur les perspectives d'avenir s'imposent pour cette vénérable institution.

Alors, Nat'n'co = Nat's'cro ? Vous découvrirez nos conclusions surprenantes dans notre dossier spécial, à suivre sur Lansb-Mag, dans une grosse semaine...

Also, bis bald !

der L.

* boisson composée de jus de pomme coupé à l'eau minérale gazeuse, servie à tous les repas contre la somme excessive de trois virgule quarante eurs.

**le proba quoi

*** lire "Didier Cuche" bien entendu, même si je l'aime bien, le David "Goldfish"

**** le mot le plus "enfiotique" du Vokabeln local



jeudi 28 janvier 2010

La citacon du soir...

C'est au coeur de la nuit glaciale sur le plateau des Petites Roches que cette jolie perle a éclos sur les lèvres du plus célèbre détourneur de fonds caritativo-associatifs grenoblois, j'ai nommé Nat "Chouf" de Nat'n'co.

Venus en nombre acclamer les compétiteurs nocturnes d'une course "de hamsters" à s'en faire venir le sang à la bouche sur les pistes du col de Marcieu, nous étions bien au froid (-7°C sans bouger au final ça caille) à s'enfiler du vin chaud dans le gosier tout en déblatérant des conneries entre deux encouragements pour les héros du jour. Rectificatif, de la nuit pardon.

C'est alors que Nat, la bouche pas encore obstruée par le copieux buffet post-race qu'il a considérablement et efficacement contribué à piler, nous fit une remarque tout à fait... remarquable sur l'un de ses anciens concurrents fauteuil du Derby de la Meije. Pour vous dire, un phrasé si simple et si percutant que j'en fus vexé de ne pas avoir trouvé la formule moi-même. M'enfin, avec Nat, on peut dire que ça reste dans la famille:

Alors lui, il a posé son cerveau, ça doit faire 10 ans... et il sait plus du tout où il l'a mis !


Ne serait-ce pas là une définition quasi parfaite, quasi parfaite, d'un geniouuuus ?!

PS: Peut-être le brain de ton collègue est-il tout simplement caché... avec tes clés de bagnole ? Dans ce cas, unissez vos forces pour retrouver vos biens !

PPS: félicitations à tous les participants de cette épreuve bien sympa ! Mention spéciale à Karo et Sarah pour leur excellente habitude de squatter les podiums, à mon Mateo "Poupon" Jacquemoud pour sa démonstration anaérobie, au B pour sa puissance jamais démentie, ainsi quà OLE pour sa mise dans le rouge à chaque tour et sa combi démontrant son mépris du qu'en dira-t-on. Si tu veux faire encore pire côté look mon cher Olivier, je peux même te prêter mon habit de lumière rose :-) Quant à Cécile, qui devait gérer à la fois sa course et l'appétit de son cher et tendre, l'expérience demande à être renouvelée, on veut te voir next week !

Peut-être à mercredi prochain les collant-pipettes, pour un vrai reportage cette fois ?

dimanche 24 janvier 2010

Le L champion de France Master de ski alpin !

Encore un titre accrocheur à la con qui va nous mener, via une diatribe diarrhéique décousue, à une mauvaise chute digne des pires papiers du rédac chef de ce blog que je consulte encore sans trop savoir pourquoi... Allez, avouez-le, n'étiez vous pas en train de vous faire une réflexion de ce genre à la lecture des "headlines" de cet article tout frais ?

Un champion de France (de trop) se cache sur ce cliché. Sauras-tu le reconnaître ? Indice chez vous: il est aussi mal habillé que son homologue mais sa tenue fait moins hétéro... (c) Meilland Pictures International 2010

C'est un fait. En presque 5 ans, on en a publié des conneries sur ce cyber-média. On en a pondu des calembredaines ! On en a posté des inepties ! On en a composé des chansons débiles ! On en a rédigé des articles abscons ! On en a mis en ligne des vidéos nauséabondes ! On en a distillé du mauvais goût ! On en a distribué de la mauvaise foi ! Mais, car il y a un mais, la plupart du temps ces légèretés purement dévouées à votre divertissement n'étaient que le fruit de mon ersatz de cerveau, véritable hôtel à pathologies...

Mais là, là, le ciel vient de me frapper de sa félicité divine. La plus grosse, la plus incroyable, la plus improbable, la plus inattendue des conneries m'a foudroyé debout. Le comble ? C'est qu'elle soit en tous points authentique ! Invraisemblable vous dis-je...

Mais reprenons l'Histoire (notez le "H" majuscule...) au début...

A l'heure où la Télé Réalité s'essouffle, où la Star Ac ne fait plus recette, où la "Nouvelle Star" ne sacre plus de bombasse post-teenage à la plastique érectile mais des vieilles peaux peu ragoutantes façon Susan Boyle, on est en droit de croire que les vraies valeurs rescucitent.

Etre soi avant d'être une star, vivre l'authentique plutôt que le superfi
ciel, sauver la planète, rouler électrique et bouffer bio, autant de modes de vie "tendance" qui semblent reprendre le dessus sur le strass et les excès d'impudeur qui ont con-tribué à faire les années 2000. Nouvelle décennie, nouvelles résolutions dirait-on. Qui s'en plaindra ?

Ainsi, on a pu se rendre compte que faire du sport dans le seul but d'être champion ne rend pas forcément heureux. La gloire, la fortune, la stabilité sont éphémères.
Egérie de Nike, un très célèbre golfeur programmé dès sa plus tendre enfance à être le meilleur en a fait la parfaite démonstration récemment. Rien de sert d'être l'incontesté maître planétaire du swing si l'on se montre incapable de dissimuler une banale affaire d'adultère... Adieu veau, vache, cochon, et millions ! Le sport oui, la santé, le plaisir, la joie du partage; des valeurs essentielles à tout pratiquant et que les années "too much" façon Woods, Schumacher, Beckham, ou Ronaldinho avaient presque fait oublier.

Aujourd'hui, les gens reviennent au sport pour le fun avant tout, pas pour être un champion. Tous les gens ? Non, un petit dégarni au demeurant très sexy résiste encore et toujours à l'envahisseur. Teigneux, opiniâtre, entraîné par une légende alpine Chartrousine bien connue de nos fidèles lecteurs, cet auteur de renom a mis la rédaction de son ouvrage "Les plus beaux probatoires du Guide de Haute Montagne en Europe" en standby pour s'offrir ce après quoi il n'a jamais cessé de courir: la reconnaissance de ses pairs, voire des jurys.

Ainsi cet estimable sociétaire du Ski Club Dent de Crolles a-t-il répondu favorablement à un enrollement "de force" de son entraîneur aux Championnats de France Master de ski à Méribel. "Comme ça, le L aura au moins particité une fois à un championnat national de ski" dixit Maître Guérillous puisque vous l'avez tous reconnu.

L'entraînement fut long, méthodique, studieux, et très phy
sique. Jugez plutôt: En un, des nouveaux skis de Géant FIS World Cup GS 12 rodés les 2 jours précédents sur la "Streif Chartrousine", euh je veux dire "les Ruches" bosselées de St Hil en compagnie du Maître. En deux, affûtage de décérébré à 88° à s'en couper la main (véridique) la veille des épreuves. En trois, sortage du placard de la combi rose bonbon ex équipe du Kossovo, de la dorsale Atomic inconfortable mais obligatoire, et du casque jaune poussin. Point d'orgue du stage de préparation: matage en règle du Super G de Kitzbuhel sur Eurosport une tartine de St Félicien à la main, des chips à la bouche et partout autour du canap. "Ah, ouais, cha a pas l'air trop compliché cht'affaire, ya ka angler comme un débile et rechter machif chur les appuis dans les dévers chelés. Trop fachtoche, che vais les piler !"

Et voici notre héros en route vers son destin...


Ladies and gentlemen, introducing Nicolas "Ortlieb" Meilland ! Blouson ESF la Plagne qui va bien, casque de l'époque des "Top Gun" dédicacé par Jean-Luc Crétier, et gabarit qui fait pas rire les mouettes. Un sacré client !

Après une petite nuit, le L prend la route à l'aube, le ventre un peu noué et l'extrémité du colon un brin encombrée. La merde au cul quoi. En chemin, il fait halte à Crolles pour embarquer le troisième larron du "Ski Club Dent de Crolles", le discret Nico Meilland, instituteur de son état et BE Ski de la première heure. Encore jamais présenté dans ces pages, notre ami est un très solide gaillard, au style puissant et au gabarit Ortliebien, qui s'alignera en catégorie Master 4 ainsi qu'au championnat de France des Chauves (organisé par la FFC, Fédération Française de la Calvitie) où il compte parmi les favoris. Si certains mécréants stigmatisent son léger embonpoint de presque quinqua en lui notifiant qu'une dorsale se place dans le dos et pas sur l'avant de la combi, il faut souligner le style sobre et forceux de son ski ainsi que les bons conseils techniques dont il n'est jamais avare. Rajoutez une pincée d'humour bien senti et une passion intacte de la course après des décennies (et oui !) de compétition, et vous comprendrez pourquoi c'est toujours un plaisir de l'avoir avec soi quand on se rend sur une épreuve.

Au Touvet, pit-stop et transfert vers l'Espace de Yannick, grandissime favori en Master 2 pour les deux épreuves du jour et pour le scratch évidemment. Ses 38 petits points FFS acquis de haute lutte au jubilé Lizeroux à la Plagne ont de quoi terroriser ses adversaires directs. Pas le L évidemment, car d'une part, rien ne l'intimide, et d'autre part, il a la chance de ne pas concourrir dans cette catégorie... ouf !

"En voie dure Simone"* donc pour "le Bon, la Brute, et le Truand" ie l'équipe de France de Chartreuse qui monte en Savoie le couteau entre les jambes et la bite entre les dents pour d'une part semer le trouble, et surtout récolter les lauriers. Intérieurement, le sentiment qui prédomine pour mon premier Super G est de ne pas finir à 95 à l'heure dans les filets oranges... Arriver en bas, un premier objectif !

* amis grimpeurs cultivés...

L'heure n'est pas à fanfaronner avec le slogan cher à John Kocinski et que j'avais fait mien: "Podium ou hôpital". Astucieusement et sans doute aidé par quelque récente maladie hivernale, notre imposant ami monsieur Meilland, dont le grand âge le place dans la même catégorie que Jésus Christ et Ramses II, modifie le dicton en: "Podium ou immodiu
m". Et dans le confort du véhicule de notre Policier préféré, je profère ma phrase fétiche qui finit presque par ne plus faire rire mais qui, pour une fois, s'avèrera prophétique: "J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne parviens pas à voir comment on pourrait être battus !"

Sur place, le rituel classique: on s'équipe, récupère les dossards, et on file en reco.

"Ouais, c'est pas rapide, on dirait un grand Géant. Bah, t'as vu, c'est hyper tournant, ça va pas vite, je suis déçu. C'est à cause des vieux inscrits, ils pouvaient pas nous mettre un tracé FIS, etc..."

Les commentaires des différents compétiteurs vont bon train. N'empêche qu'après les recos, les
gueules sont un peu moins grandes ouvertes.

"Ouais, je suis là pour me faire plaisir, aller en bas. Si ça va trop vite, j'hésite pas, je mets un grand coup de patin à la cassure. Si t'es à la bourre dans le dévers, tu te fais descendre dans tout le mur et t'agonises jusqu'à l'arrivée. Mieux vaut assurer. T'as vu, ça va vachement vite dans le double droit là, et ensuite ça braque vachement. Gaffe ! J'ai plus l'âge de lâcher les chevaux comme avant..."

Avec des dossards tirés au sort au sein des catégories, mais un départ par ordre décroissant d'âge de ces mêmes catégories, Nico parvient à partir avant le dossard 100, mais Yannick et moi sommes relégués dans l
es tout derniers au portillon de départ. A noter les traces bleues sur le parcours "comme à la TV". Classe !

Nico Ortlieb, deux fois podiumisé en Master 4, s'arrache du portillon de départ.















L'immense Yannick Guérillous affole les chronos et file vers un doublé aussi prévisible que mérité.

Le niveau est hétérogène, et quand je suis dans le portillon avec le chrono Tag Heuer qui bipe comme en coupe du monde, j'essaye de m'imprégnier du style de Didier Cuche en espérant ne pas trop singer le malheureux Dalcin...
Bip bip bip biiiiip ! Quelques poussées de bâtons, puis les premières portes permettent de se mettre en place, recherche de vitesse, c'est assez plat, plutôt ensoleillé, de la glisse, pas de gros appuis, putain Maier est un usurpateur, c'est facile ce job ! Ah, tiens, ça s'accélère, restons bien en avant et bien bas, pas être à la bourre dans les traj, une porte double, la vitesse augmente, cassure, hop, ombre, mur gelé, et là tout s'accélère et la musique n'est pas la même ! La limonade non plus. Les skis dérapent, crissent, sautillent sur les plaques bleues, on se fait éjecter de la trajectoire idéale, on "descend" comme une merde molle, la vitesse tombe, on est à la bourre, on ne parvient pas à remonter haut dans les portes, on n'anticipe plus rien, o
n subit, on se fait mettre à cul par les skis hyper exigeants, les cuissent commencent à brûler sévère. C'est encore long ce chemin de croix ? Ok, j'ai compris, pardon Hermann, pardon Stefan, pardon Didier(s), pardon Lasse, pardon Ole-Kristian, pardon Luc, pardon Patrick ! Ok, c'est pas pour les pédales votre truc. Mais comment vous faîtes ? Ah, enfin les trois portes quasi alignées avant la ligne, le temps de schusser pour la forme et d'arrêter ce chrono qui n'a que trop eu le temps de mesurer l'ampleur du désastre...

A gauche, Yannick a tellement traumatisé ses concurrents que seul un téméraire sans-épaules a daigné l'accompagner sur la boîte.

Une belle expérience tout de même, dans la première moitié du peloton, maigre consolation alors que Yannick gagne (quelqu'un est surpris ?) et que Nico fait un beau top 10.

La belle surprise vient du fait que les quelques autres concurrents de ma catégorie n'ont pas fait mieux. La catégorie des plus jeunes "vieux", a priori la plus relevée sur le papier, est en fait un ramassis de guenilles bonnes à rien ! Si ce n'était pour un coureur Suisse importun (mais que fait-il dans un championnat de France ? Un Norvégien vétéran a été cité mais non classé, pourquoi ce ressortissant helvétique figure-t-il au classement ?), je gagnais un premier titre ! Il faudra me contenter de la place de Vice-Champion, en attendant la réponse de ma plainte auprès de la FFS et du CNOSF en tous cas...

Le Géant fut du même accabit. Un Yannick toujours pas content de sa prestation mais supersonique tout de même (3 secondes devant son poursuivant direct) qui rafle la mise en Master 2, et un Nico efficace et encore placé qui s'offre une seconde breloque de bronze en autant d'épreuves. Quant à votre serviteur, auteur d'un passage certes encore bien médiocre, il a le mérite de rester sur ses skis et de faire moins de fautes que ses con-currents. La "consécration" est au bout des portes; tenez-vous bien: un titre officiel de Champion de France de Géant catégorie Master 1 en 2010. Faut pas avoir peur du ridicule !

Autant porter un short "rose Delanoé" sur le pan universitaire pendant des années, enfiler une combi du même accabit lors des Grand Prix de ski ou montrer mes fesses en public ne m'a jamais fait peur, là, monter sur un podium National au son du speaker aussi charismatique qu'un cendrier braillant "Premier et Champion de France !" me met mal à l'aise ! Bon, a priori, pas de quoi s'inquiéter, mes deux collègues, pourtant plus méritants, n'ont pas eut l'air d'apprécier l'exercice plus que ça eux non plus.

Après avoir empêché Nico d'aller faire de l'esclandre à la direction de course (pour une sombre histoire d'oubli de remise des prix du Championnat des Chauves), nous reprenons la route chargés de médailles. Aaaallo Houston, mission accomplie, nous rentrons à la base.

Quatre décennies de compétition l'ont rompu à toutes les ficelles du métier. Sur ce cliché, l'intrépide Nico tente de récupérer le titre en bondissant de sa place de 3ème pour pousser littéralement le vainqueur hors du podium. Ca s'appelle la science de la course !

6 podiums et 3 titres sur 6 courses, pas possible de faire mieux. Si l'on ajoute la 2ème place de Christine au SG, le plateau Chartrousin (et ses invités Nico et le L) ont vraiment fait une razzia façon Wunderteam !

Evidemment, la soirée fut animée. Tout d'abord, un sms de Lindsay Vonn voulant connaître mes dispos pour dîner quand elle passerait à Val d'Isère, puis un google chat avec Didier Cuche en direct de sa chambre d'hôtel à Kitz (quelques blagues de chauves), enchaîné avec un chat msn avec Lizeroux (échange de félicitations), et enfin un mail de "Rame Ayade", ministre Jeunesse et Sports paraît-il. Connais pas, sûrement un spam, j'ai mis ça dans mon courrier indésirable !

Alors pour vous les jeunes, qui rêvez un jour de devenir un champion, voici mon conseil pour atteindre le but de votre existence: surtout ne rien faire, laisser faire ! S'entraîner n'aboutit qu'à se fatiguer inutilement, commencer jeune ne vous fera pas progresser, accaparera vos belles années et vous privera de "rave party" pleines de buenasses dégoulinantes de ciprine. Non, la clé du succès, c'est de savoir saisir la "fenêtre de faible concurrence". Venez au hasard sur une épreuve prestigieuse, sans expérience, ni entraînement, ni objectif, et surtout sans modestie. Constatez que vos concurrents sont peu nombreux et encore moins talentueux que vous. Déchirez vous votre race pendant l'épreuve. Montez sur le podium, cueillez vos lauriers, prenez votre médaille, rentrez chez vous. Votre titre sera éternel. Mais surtout, gardez-le pour vous, n'ébruitez pas l'affaire ! Vous risqueriez d'être ridicule...

En bon champion qui se respecte, le L compte bien être un modèle pour la jeunesse. Ecoutons-le: "Si vous voulez être des champions comme le L: pas de drogue, écoutez vos parents, faites vos devoirs, cultivez l'autodérision, et si vous faites des bêtises, soyez plus malin que Tiger Woods, jouez-la comme Beckham !"

Un petit message perso à l'attention de notre ministre de tutelle, "Rame Ayade" la bien nommée:

Au lieu de m'attribuer des récompenses que je ne cherche pas (et que je mérite encore moins), vous feriez mieux de me donner ce que je veux et que je pense mériter par mon entraînement rigoureux, mon abnégation, et ma force digitale peu commune: le proba du Guide par exemple...

Reste au final un titre tout aussi risible qu'incontestable. Cela pourrait quoi qu'on en dise suffire à rester dans l'Histoire du sport Français. Le L n'est-il finalement pas le champion de France le plus discount de tous les temps, toutes disciplines et toutes catégories confondues ? Et ça, c'est une façon bien à soi de marquer à jamais l'Histoire du sport hexagonal ! Et dire qu'il a raté le doublé !

PS: je viens de me rappeler d'un nageur exotique aux JO qui avait été chronométré en 1'40 au 100m nage libre... Même aux Mondiaux de natation des clés à molette il n'aurait pas gagné ! Finalement je suis déçu, je ne suis pas le champion le plus ridicule de l'Histoire... Et merde ! En définitive, Coubertin avait peut-être pas tort, l'essentiel, c'est bien de participer !

lundi 30 novembre 2009

La montagne a son Nobel: le prix Yannick Guérillous !

L'immense Yannick Guérillous en habit de lumière dans l'hostile caillante de Seynes en décembre 2008. Sous cet air faussement sérieux se cache le gardien du temple de cette nouvelle et prestigieuse récompense alpine. Si son physique vous semble ne pas tout à fait correspondre à la personne que vous connaissez, lisez la suite, tout s'explique... (c) jouydesign.com 2009


Il y a bien longtemps que je n'avais pas signé un portrait dans la plus pure veine Lansb Mag. Ces derniers temps, la plume, enfin le clavier, avait été délaissé pour faire place à des créations plus visuelles. Pourtant, il faut bien reconnaître qu'au fil des ans, ils furent quelques uns à être (dés)honorés d'une bafouille sur ce "moriblog": Nat, Cat, le BLMS, Viguen, Foué, Mamat, les "Saigneurs" des 4S, etc... et même le "Dutch Debil", l'homme à l'inextricable identité, David Zijkvp. (Les amateurs avertis de sport auto auront reconnu un hilarant jeu de mots avec le "Dutch Devil", surnom de Jos Verstappen, pilote F1 Néerlandais des années 90... allez, on enchaîne)

Bref, il y a bien longtemps, comme je le disais avant d'être interrompu par un relent d'humour périmé, que je n'ai pas dressé le portrait d'un être qui, comme presque toujours dans ces colonnes, m'est cher, et qui, comme presque toujours dans ces colonnes, ne fait pas les choses comme tout le monde. De plus, pour cet homme, c'est je le cite "un honneur de se voir consacrer une bafouille sur Lansb Mag". Et cela, c'est comme presque toujours dans ces colonnes, un fait très rare !

Une autre réflexion personnelle a scellé l'intronisation de Yannick dans cet univers "connirique" que ne renierait pas un Terry Gilliam ou un Tim Burton: l'absence d'un prix Nobel pour les activités verticales. Certes, me rétorqueront mes plus féroces détracteurs, le "Piolet d'Or" fait office de juge de paix (très controversé néanmoins) en la matière... Mais tout cela manque de fun.

Le plus important n'est pas forcément de croiter, mais de se battre comme un chien, clamait le Baron Pierre de Chambertin après un vingtième essai dans "La fissure à Totord". Et c'est pourquoi nous lançons aujourd'hui, le "prix Yannick Guérillous", dont l'intitulé est la contraction astucieuse de "Guérillot" et "genious", terme en dehors de toute langue vivante mais ô combien vivant dans la capitale des Alpes ces temps-ci ! La candidature à cette haute distinction sera accessible à tous ceux qui, comme Yannick dans ses grandes années, tentent des trucs de "genious", les réussissant (c'est bien), ou pas (c'est mieux !).

Yannick est un être à part dans le petit monde cosmopolite "du plateau". Après une enfance passée à dévaler les pentes Chamroussienne lattes de descente aux pieds, il va monter très haut dans l'univers du ski alpin de compétition. Membre de l'équipe de France, son amour de l'engagement et son goût de la prise de risque vont l'emmener sur des épreuves aussi variées que les Coupes d'Europe ou le Derby de la Meije ! Un derby qu'il manque d'ailleurs de remporter dès sa première tentative, en "passant par là" par hasard, et après un repérage réduit à un "flashage" depuis la benne ! L'année suivante, il s'y montre intraitable, avant de s'offrir une épique gamelle à haute vitesse un an plus tard, où il sera évacué par les secours (non sans avoir terminé la course sur un ski après son incroyable caramel dans les bosses avant de s'effondrer et d'être transporté à l'hosto !).

Exit le ski de haut niveau, Yannick se recentre sur ses autres passions: la montagne, et surtout l'escalade. Bien vite surdiplômé (Guide, BE grimpe, BE ski), il se lance des défis à sa (dé)mesure, s'adjugeant des couennes jusqu'à 8b malgré un physique qui n'a rien de celui d'une ballerine. On pourrait dire que l'ogre saint-Hilairois mange un Dave Graham au petit déjeuner ! Dotée d'une bonne tenue de règlettes mais surtout d'une puissance infinie dans des cuisses surdimensionnées, il se trouve des affinités pour les voies tout juste verticales où les poussées de pied sur fientes sont primordiales. Aussi heureux sur une symphonie Céüsienne en rocher majeur que sur un improbable cairn préalpin improtégeable de 10 longueurs, la passion du Yannick ne semble pas avoir de frontières.

"La Guérille" vit désormais en Chartreuse, et il ressemble finalement assez bien à ce massif, sorte d'île isolée des préalpes. Figure emblématique du plateau des Petites Roches, cette encyclopédie vivante débordant d'anecdotes alpines pousse le mimétisme avec ses montagnes d'adoption jusqu'à isoler, sur son crâne que presque quatre décennies ont déjà fortement dégarni, une houpette fluette de cheveux chatains. Quelques bouclettes revêches et solitaires comme sorties inexplicablement d'une terre devenue bien stérile au fil des années... Un signe physique de ralliement que Luca, autre phénomène local, d'origine transalpine lui, n'a pas hésité à adopter à son tour. Il se chuchotte même que d'ici quelques années, le L Suprême soi-même pourra adhérer à ce club sélect et tendance, traînant inexorablement dans son sillage apoplécique une autre vedette nord-Chartrousine, l'excellent Manu Tessanne...

L'hiver, le Guérillous se transforme en entraîneur, animateur voire Gourou du ski club Dent de Crolles. Cette éternelle bourrique n'est jamais avare en bons conseils une fois ses barres à mine double-métriques vissées aux pompes racing Atomic des heures de sa gloire, des coques hyper-rigides qui feraient passer des Anasazi 3 pointures trop petites pour d'accueillantes charentaises...

Avec Yannick, l'échauffement c'est "jamais plus qu'à fond", et dans les grandes courbes engagées sur les bosses gelées de Marcieu, alors que le terrien moyen angle la peur au ventre, il préconise toujours "d'attaquer pour ne pas subir", la meilleure façon selon lui de ne pas se faire trop mal si les lois de la physique élémentaire décident finalement de vous ramener à la raison, c'est à dire avec une grande célérité contre un pin...

Homme exécrant les compromis, il n'hésitera pas à refiler une brave paire de GS12 World Cup avec les fixes métal Racing bloquées à 18 pour un skieur débutant le piquet, à la condition que ce dernier ait une motivation (et si possible un physique) à toute épreuve ! Reste que la rusticité et l'abnégation de Yann donnent des résultats incontestables: les nains du club sont ravis et la plupart enterrent (ou enneigent ?) leurs adversaires de classe d'âge à chaque course...

Yannick le rebelle, si ouvert à toutes les pratiques montagnardes, en toutes saisons et dans la plupart des conditions, manifeste cependant une fermeture d'esprit doublée d'une aversion profonde pour quelques concepts qui lui sont totalement abscons. L'idée même de mode vestimentaire par exemple lui est insupportable. Confortablement vêtu de son survet bleu "made in place Beauvau", de son blouson ESF turbo-vintage usé jusqu'à la corde probablement racheté à une victime de mine anti-personnelle, d'un sweat shirt vert plus que passé, notre idole est parée pour toute épopée sportive et même sociale. Ben quoi, après tout, Jean-Paul Gaultier aussi est excentrique ! Oui, mais Yannick, lui, est hétérosexuel... Un partout la balle au centre. Notre camarade a d'ailleurs conquis bon nombre de disciples dans son entourage, Mamat, le Jouy, Foué, ainsi que votre humblissime serviteur ne comptent plus les journées passées dans le nid douillet d'un survet' de Kossovar à la coupe aussi élaborée que la pose de pied du Lansb dans "Trou du crux"...

On pourrait croire, au vu (et au lu) de cette interminable diatribe, que notre personnage est en dehors de tout système de valeurs normalisé, tant du point de vue de son mode de vie que, nous l'avons abordé, de sa "tenue vestimentaire". (les connaisseurs apprécieront à leur juste valeur ces guillemets !)

C'est bien mal connaître l'animal qui, combien le savent, cultive une passion aussi secrète que brûlante pour... les moustaches! Bien conscient de l'incongruïté du port de cet artifice décoratif de nos jours, son soin du détail et son désir d'excellence l'ont poussé à intégrer la grande maison Poulaga pour justifier, à terme, la présence d'une barre pileuse entretenue surplombant sa lèvre supérieure. C'est là un véritable scoop Lansb Mag, car même les plus éminents dirigeants de son fan club ont toujours cru que ses efforts en tant que gardien de la paix n'avaient pour but que de faire partie des Secours en Montagne. Comme quoi, les idées préconçues ont la vie dure dans la cuvette !

Solide comme un roc, euh disons même plus que l'Urgonien de son jardin, pratiquement jamais malade, occasionnellement sujet à de l'urticaire lorsqu'il croise une plaquette de 12 flambant neuve au milieu des pitons historiques et des touffes d'herbe jaunies d'une ligne de caractère presque oubliée, supportant certes mal les températures dépassant les 18°C, il y a fort à parier que ce n'est pas la grippe A qui emportera ce bonhomme haut en couleurs, même si ces couleurs sont parfois délavées.

Ainsi Yannick Guerillous est parti pour être des notres quelques longues décennies encore, de quoi garnir, si besoin était, son impressionnante collection d'anecdotes rocheuses, neigeuses, ou glacées, et surtout, de quoi en régaler les générations futures !


jeudi 8 octobre 2009

Halte à l'Arlésienne ! Cradogero chante enfin "Face à ta mère" !

Cela devient une désagréable tradition, chaque préambule d'article paru sur le présent tas de purin n'est autre qu'une rébarbative logorrhée verbale pour expliquer, excuser, voire nier notre trop longue absence du royaume au triple w. Les choses seront-elles différentes cette fois-ci ? C'est aussi peu probable que de voir des parents aimants confier leur fillette à Roman Polanski... Déjà, parce qu'il s'est écoulé un (trop) long moment depuis notre dernière éruction du clavier; ensuite, parce que nous n'avons aucune "ausweiB" valable à cette interminable attente... Bref, rien n'a véritablement changé sur le site qui ne fait pas de politique et où la seule religion vénérée est la Connerie. Qui d'autre que nous d'ailleurs ose affubler ce mot trop souvent dénigré d'une lettre majuscule pourtant méritée ?

Bien sûr, la saison estivale est passée par là, avec son innénarrable cortège d'aoutiens au handicap léger mais bien réel, son inévitable fatigue, son harrassante lassitude, et, of course, ses inestimables lingots d'or synonymes de liberté une grande partie de l'année !

Bien sûr, le temps nous a comme toujours manqué pour peaufiner les divers projets qui ont germé dans nos cervelles tuméifiées, certains d'entre eux étant d'ores et déjà assurés de ne pas voir le jour. Jetons en pâture à la foule en délire que vous êtes, à titre d'exemple, un prometteur "Ca m'énèrve", oeuvre d'un artiste autrichien méconnu répondant au doux nom d'Afold Hilter*, reprise à peine camouflée du carton signé par le sympathique bouffeur de choucroute Helmut Fritz. Une ode au poliotisme aquatique et bipédique des vacanciers insulaires sur un thème dance qui ne sera jamais montée, la faute à trop d'occasions manquées de shooter des images débiles mais ciblées dans les cours d'eau surpeuplés de Bavella...

Bien sûr, nous vous avions promis depuis quelques centaines de jours déjà la sortie dans les bacs virtuels du très attendu "Face à ta mère" du duo Cradogero-Pussy... un tube officiellement inédit dont la renommée a depuis bien longtemps franchi nos frontières pour se faire attendre jusqu'aux confins de la Jordanie où des hordes de fans d'obédiance judaïque se sont étonnées de n'en trouver aucune trace sur la toile mondiale ! Les justifications avancées pour un tel retard ? Une théorie foireuse prononcée du bout des lèvres concernant une mauvaise prise son, doublée d'une légère modif vidéo pour cacher une plaque d'immatriculation... de biens piètres arguments vomis par les protagonistes, le Jouy à la technique, et votre humble serviteur dans le siège d'auteur-interprète...

Bref, il a fallu qu'une révélation frappe les deux imbecilious en plein stage PAC à Gap pour que l'on sorte tous de cette inqualifiable impasse... Cloués au sol pour cause de mauvaises conditions météo (ou "météouuus"), privés de larguages à 4000m des Pilatiouuus de chez Icariouuus, nos deux genious ont eu l'illuminatiouuus: évidemmouuus !

Dissimuler une plaque minéralogique afin de préserver la vie privée du L lorsque le tube deviendra intergalactique ? Une demi-heure devant l'écran a suffi au demi-Dieu de la postproduction, le toujours juvénile Jouy, pour trouver une solution impeccable !

Des problèmes de studio, de bruits parasites, de prise de son ? Au lieu de chercher une sente déserte en Corse, un vaste champ isolé à Gap, ou une impasse inhabitée à Grenoble, pourquoi ne pas s'enfermer dans la bagnole, PC sur les genoux pour profiter de l'insonorisation quasi parfaite d'un véhicule teuton ? Plus d'un an à chercher un lieu digne de la cave de Marc Dutroux pour couvrir des décibels irréprochables, et nous l'avions sous les yeux, euh, dans le garage ! En une demi-heure, l'affaire était dans le sac, euh, dans le Dell !

Tout ca pour vous dire, en deux mots ou en deux pages, que la réalisation dont vos yeux et vos oreilles vont se délecter sitôt la fin de cet article dévorée, a nécessité du temps, de l'argent, et surtout de l'amour. Parfaitement, de l'amour, petite ! Et fais pas la maligne ou on t'envoie en stage chez Roman faire des photos pour Vogue hein ! Oui, l'amour de la futilité, de la parodie, du rire, de la musculation des zygomatiques, mais surtout du divertissement de son prochain, voire de l'épanouissement de sa prochaine, mais je m'égare.

Tout ce qui fait que LansbMag était à part dans le monde des papiers satiriques... était, et le restera, nous l'espérons, avec ce retour fracassant symbolisé par ce clip si désiré que la plupart des proches de notre courant de pensée l'ont probablement déjà dégusté dans l'intimité... Pour qu'enfin la terre entière puisse en profiter, pour que Charly et Lulu sur M6 puissent nous inviter, voici pour vous toutes, Mesdames et Mesdemoiselles, "Face à ta mère", de Cradogero, featuring Pussy !

* Toute ressemblance avec un artiste raté doublé d'un monstre froid étant responsable de 50 millions de morts est purement fortuite



mercredi 17 juin 2009

L'EVGB en images spécialement pour vous, c'est uniquement chez nous !

"Con promis, chose due", disait Coluche. Et sans attendre 6 mois par dessus le marché !

Voici pour les fans du B, l'exclusive vidéal de son EVGB: Erection de la Verge du Grand Blond ! Plus sérieusement, cette vidéo pour adultes étant disponible sur ampland, un site dont le B est actionnaire, nous vous proposons la version light (les scènes de la partouze cagoule avec 5 Hongroises ont été coupées pour la santé mentale de nos plus jeunes spectateurs): l'Enterrement de Vie de Garçon du B.

8 minutes de bonheur, de rigolade, et de défis débilo-sportifs featuring "l'Athlète d'Astek" comme on le surnomme au boulot !

Le tout filmé par l'ensemble des participants, et savamment monté par jouyfilms.com !

"Jouyfilms.com: le talent d'un pro au service du regard d'un ado !"

Tout y est: les commentaires Pierre Fullesques du M qui fleurent bon "La soif de l'or blanc" ou "Couloir Dalloz", productions de l'ère quaternaire (quaternaire => quatre => BLMS => humour => rires !), le mini B-base au Furon, et bien sûr l'aventure aérienne de Ponsonnas !

Faites péter les stats, et à bient !

le L.



lundi 15 juin 2009

"La Belle et la Bête": tout est bien qui commence bien !

Aaaah, une mise à jour sur lansb-mag !


Le site mort-vivant le plus drôle de la planète iséroise est de retour ! Il s'est échappé du cimetière des pages web abandonnées où fossilisent tranquillement deux ex-vedettes de la toile, blms.com et nimpcrew.org., entre une page d'erreur 404, une annonce qu'un serveur bidule n'a pu donner suite à la requête machin, et une piteuse excuse de l'explorateur arguant que la page demandée a été supprimée... Triste destin que ces sites autrefois tentaculaires qui n'existent aujourd'hui que dans la mémoire des blmsologues les plus avertis et expérimentés tels Louis Grenet ou encore Jean-Pierre Renaud !


Laissant ses deux compatriotes rois du box-office des années 2000 finir leur plat de pissenlis (qu'ils préfèrent déguster par la racine, cela va de soi), lansb-mag renaît de ses cendres non pas pour vous présenter la future ex avant-première de "Face à ta mère" (mais ça va venir, un jour, n'en doutons pas), ni pour vous régaler d'un quelconque anagramme signé Raymond B., notre correspondant culturel à Poisy (74). Non, si lansb-mag est de retour, c'est pour vous annoncer une grande, mais surtout une belle nouvelle:


Der B wird geheiratet ! Derrière ce vomi de consonnes absconses pour tout non-germanophone se cache en réalité l'union civile de celui que les cyclistes du Sud Isère appellent encore "Big Mat Auber" , avec sa reine issue du pays de la petite reine justement, Karo de Belgique.


Depuis leur caveau voisin, blms.com et nimpcrew.org ont fait des requêtes auprès de Jean-Paul Sartre et Marcel Proust afin que ces brillants hommes du siècle passé pondent une oraison à l'occasion de cet événement aussi rare que sublime. Ces deux grands penseurs, dans l'incapacité de se mouvoir engoncés qu'ils demeurent dans leur boîte de sapin, ont alors dirigé les deux sites grabataires vers celui qu'ils considèrent comme leur digne successeur du siècle présent: votre humble et dévoué serviteur.


C'est ainsi que nous vous proposons, non pas en exclu pour une fois, mais en léger différé, le discours (qui en dit long) qui fut prononcé à Ulcaire (j'insiste, mon GPS ne ment jamais, il n'existe pas d'Uclaire mon cher Nat ), hameau de Gresse en Vercors, le samedi 13 juin 2009 au soir pour sceller l'union entre les jeunes et beaux époux.


Et puisque personne parmi les invités n'a eu la bonne idée d'immortaliser cet instant de rigolade partagé par le plus grand nombre j'espère, nous vous offrons en cadeau bonux le jouyfilm de l'EVGB (Enterrement de Vie de Garçon du B) qui a eu lieu à la mi-mai... Un mégamix de moments sportifs et excitants, de la placide place Victor Hugo en plein coeur de Grenoble au plongeon vertigineux d'une centaine de mètres à Ponsonnas...


A découvrir et redécouvrir pour ne jamais oublier qu'avant d'être, depuis 2 jours, un chef de famille responsable et respecté, le B fut, avant tout, un grand gamin plein de talent et d'insouciance !



Note aux plus pressés: soyez patients, la vidéal est en cours d'uploading (j'aime employer des termes techniques que je ne comprends qu'à moitié), elle sera mise en ligne dès que possible...


La L-bafouille:

Herzliche GrüBe, Damen und Herren, wir sind heute zusammen reuniert um der B und Karoline geheiraten werden wollen dürfen sollen müBen... Excusez-moi, je vais m'exprimer en Français, la famille du B n’habite plus l’Alsace depuis un bail, et j’apprends à l’instant que la Belgique n’est pas entièrement Flamande, c’est pour moi une surprise !


Nous sommes ici réunis pour célébrer l’union du B né Matthieu Bordin, et de Caroline née Goffin et désormais Bordin.


Le B, inoubliable athlète de l’immortel quatuor des années 2000, le BLMS, va désormais prendre en épousailles la jeune et belle Caroline, dite « Karo », dont la maîtrise approximative de la langue de Molière lui autorise à entacher son propre prénom d’une faute d’orthographe digne d’un médiocre élève de 6ème.


Devant l’absence remarquée de célébration religieuse cet après-midi, le monde de la montagne que nous représentons ici, auquel Matt et Karo vouent un culte quasi religieux justement, va procéder à une courte cérémonie protocolaire d’échange de vœux et d’alliances.


Matthieu Hippolyte Archibald Bordin est né le 16 octobre 1977 à Thionville de Raymond Bordin, double champion du monde vétéran de Trivial Poursuite édition Genius, et de Christine Swierczak, ingénieur Ensimag par procuration et éleveuse de champion.


Si si, ces infos sont exactes elles m’ont été fournies par le père du marié lui-même.

Plaît-il ? Ah oui, en bon amateur d’anacycles, et surtout d’anagrammes, Raymond aurait-il mélangé les lettres du nom de jeune fille de sa femme, le rendant imprononçable… Ca se tient ! Swierczak ? Non, non on me le confirme, c’est bien le nom exact de Christiane, autant pour moi, désolé Raymond !

Et ceux qui prétendent que tu as épousé Christiane parce que son nom de famille rapportait beaucoup de points au Scrabble sont des mauvaises langues !


Revenons aux débuts du B sur la planète. L’enfant est de belle facture, il mesure 1,02m et pèse 7,8 kg à la naissance.

A 6 ans et déjà 1m67, Matthieu se passionne pour la natation où il atteint rapidement le niveau de performances d’une clé à molette.

A 12 ans, il est champion inter-quartier de Palindromes catégorie poussins, un résultat qui émeut son père aux larmes.


A l’école, le garçonnet, fan de contradiction et anticonformiste, s’avère déjà amateur de décroissance, et refuse de compter plus que 5. Au delà, il décompose instinctivement de la façon suivante : 5.1, 5.2, 5.3, etc..


Un instituteur visionnaire voit d’ailleurs déjà en lui l’avenir du surf de pente raide, de par cette passion juvénile pour ce système métrico-cotatif révolutionnaire. Bingo, quinze ans plus tard, c’est dans les pentes extrêmes et gelées de Belledonne et de l’Oisans que le blondinet haut-savoyard, board aux pieds, se rendra célèbre au sein du milieu grimpant et skiant de la cuvette grenobloise.


Parallèlement au développement de capacités physiques hors du commun, il poursuit de brillantes études, qu’il achève avec un bac+10 et deux diplômes d’ingénieur. Si, le sien… et le mien, puisqu’il a eu la gentillesse de marquer mon nom sur son projet de fin d’études à l’Ensimag, attestant ainsi de manière éhontée d’une hypothétique participation de ma personne à ce projet de 6 mois dont j’ignore encore tout aujourd’hui…


En montagne, il soigne son palmarès à coups de réalisations de haut vol et marque les esprits au fer rouge, rouge comme sa polaire désormais mythique, connue de tous ses fans ainsi que d’innombrables colonies d’acariens épanouis.


Mais la vie de ce fils unique, choyé et chéri, à qui tout semble réussir, n’est pas aussi rose que tout porterait à le laisser croire… Doté d’un gabarit hors normes nous l’avons dit, cette montagne de muscles, cette véritable usine à créatine phosphate, ce concentré de testostérone Alsacienne, ce Rahan des temps modernes s’avère, contre toute attente, écrasé par un complexe paternel d’infériorité. En effet, qui dans cette salle, peut se targuer de mesurer 1m92 et d’être cependant toisé par son géniteur ?


Plutôt que de sombrer dans l’alcool, la drogue, et la débauche sexuelle, comme son grand ami Maxime B. (euh disons plutôt M. Bertrand, oui, c’est plus discret), Matthieu choisit la voie de la petite délinquance.


Fidèle à sa personnalité atypique, il est à l’origine d’une « niche » dans l’histoire criminelle et inaugure une méthode unique dans les annales judiciaires: l'attaque au vélo bélier.

Cette savante trouvaille s’inspire des grands braquages motorisés des années 70, affinée avec une touche écolo des plus actuelles si l’on se réfère aux passionnantes élections européennes du week-end dernier. La victime est donc violemment assaillie à bicyclette. Un système B-reveté dont on pourrait douter de l’efficacité, mais qui a finalement fait ses preuves. Francis Küntz :


Le 13 septembre 2006, alors qu’il met cette technique en application et tente de renverser le fourgon d’un artisan d’un grand coup d’épaule, il touche le jackpot. En effet, en purgeant 6 mois de prison suite à ce fait d’armes (ou de rééducation, le vélo bélier étant encore au stade de prototype et ne résistant pas tant que ça aux gros chocs), il rencontre une jeune kinésithérapeute originaire d’outre-quiévrain, une créature affriolante me dira-t-il, dotée d’un regard espiègle qui rayonne depuis des yeux d’un bleu intense : c’est le coup de foudre, ein Blitz ! Das ist schön ! « C’est beau ! »


Et c’est ainsi que « la Bête », surhomme indestructible, aussi vénéré par ses amis que craint par ses adversaires, tomba à genoux devant celle qui allait devenir la femme de sa vie. It’s beautiful ! « C’est beau ! »


Les plus grands champions, les plus imposantes montagnes, les plus effrayantes pentes, les plus gros défis se sont cassé les dents sur la cuirasse du preux chevalier Matthieu, sans peur, sans reproche, et jusque là, sans limite.


Il a suffi d’un sourire charmeur, d’un regard azur, peut-être même de deux petits seins fermes sous un t-shirt parfaitement ajusté, mais surtout de la conviction profonde et instantanée que « c’est bien Elle », pour que tout chavire. Le colosse au fémur d’argile avait désormais une nouvelle raison de vivre et son cœur se remit à battre. « C’est beau ! »


Je résume pour ceux qui ont du mal à fixer leur attention plus de 30 secondes : ils sont jeunes, ils sont beaux, ils s’aiment : « C’est beau ! » (doit crier la foule si elle a tout suivi).


Oui mais non, pas là ! Je voulais entendre: « Marions-les ! »


Je vous demande de vous lever pour l’instant solennel qui va suivre. Les époux peuvent s’avancer vers l’autel…


Caroline Bordin née Goffin, kinésithérapeute et dragueuse de centre de rééducation, acceptez-vous de prendre pour époux Matthieu Alfonse Isidore Bordin, légende vivante et grand chevalier de l’ordre de la polaire rouge ?


De le chérir et de le pourrir, de l’aimer même quand vous serez une mémé, de lui faire des chatouilles et de lui casser les c… (!!!), de l’accompagner dans ses aventures de plein air et de laver sa polaire ?

L’acceptez-vous pour le pire et pour le meilleur, pour le rire et pour l'odeur ?


Dites « Je le veux ».


Matthieu Amédée Ernest Bordin, boule de protéines sur pattes et grand vizir de la caste du logement bordélique, acceptez-vous de prendre pour épouse Caroline Bordin née Van Gröt, cyclosportive patentée et skieuse tout sauf pieuse ?


De l’adorer et de la chérir, de parfois la faire j… (!!!) ? Qu’elle se sente aimée au sein de cette universelle cordée ?


L’acceptez-vous pour le pire et pour le meilleur, pour ses poteries et ses sautes d’humeur ?


Dites « Je le veux ».


Je demande maintenant à un enfant de cœur d’apporter les alliances… Comme vous pouvez le constater, rien n’a été laissé au hasard, ce sont des alliances en polaire, dont vous pouvez deviner la couleur… Le garçon d’honneur a également eu l’occasion de s’entraîner à la mairie, il doit être rodé désormais !

Je vous déclare unis, par les pouvoirs qui me sont con-férés, par les liens sacrés de l’amoureuse destinée !


Vous pouvez rouler une grosse pelle baveuse à la mariée !


Nous vous offrons également la parfaite panoplie qui symbolisera votre couple… (présenter les polaires rouges, ainsi que le préservatif rouge s’ils ne désirent pas d’enfant immédiatement ce qui semble être le cas mais bon je m’avance peut-être un peu en fait je sais que dalle).


Un petit rappel, les polaires ne supportent pas la lessive, chez les Bordin-Goffin une polaire se porte sale, et rouge ! Par contre, le préservatif, confectionné sur mesure aux dimensions de Matt d’après des infos confidentielles livrées par Karo (montrer au public le petit capuchon de la taille d’un annulaire), est lavable en machine toutes les deux utilisations (une fois à l’endroit, une fois à l’envers).


Allez, pour finir et spécialement pour Raymond, un petit rébus en deux :


Mon premier est une lettre de l’alphabet, la 24ème en partant de la fin.

Mon second est le pluriel d’un contrat liant le propriétaire d’un logement avec le locataire du dit logement.

Mon tout est une exclamation bien légitime devant quelque chose de magnifique, le mariage de deux êtres qui s’aiment par exemple : « c’est beau ! »


Allez en paix !

vendredi 23 janvier 2009

Contre la crise, un inventeur de génie: Rackam !

Il faudra s'y faire, ma bonne dame, la crise est là, c'est un fait. Et elle s'est installée pour quelque temps. L'effondrement du système "sub primes" américain, les profits scandaleux, les gestions de fortune à la Maddof, tout ceci mène à un capharnaüm planétaire spectaculaire dont les gouvernements de chaque pays tentent de nous sortir, en se débattant péniblement.

Manque de crédit, problèmes di'nvestissements pour les privés comme pour les entreprises, il s'agit pour tout le monde de se serrer la ceinture, voire les fesses, en attendant des jours meilleurs. De faire la fourmi en quelque sorte.

Tout ceci est bien nouveau pour pas mal de gens, mais chez certaines professions, économiser de l'argent en période de vaches maigres est un challenge sans cesse renouvelé, et sans cesse relevé. Les saisonniers ou autres intermittents du spectacle sont coûtumiers du fait, tout comme, et ce n'est pas une surprise, certains guides, moniteurs de ski ou d'escalade.

Les meilleurs d'entre eux ont même développé de véritables qualités intrinsèques contre l'hémorragie superflue de capitaux, en plus d'être des sportifs talentueux et patentés. Plongeons ensemble dans le secret de ces maîtres économes, de ces hommes pour qui un "eur" est un "eur", et qui ne lâchent jamais rien: nous voulons bien sûr parler des "rapes", aux ongles aussi acérés que leur volonté de préserver leur sous.

Voici pour vous, chères lectrices, un portrait de notre joyeux compagnon Sebastien B. plus connu sous le pseudo de "Rackam". Comme Rackham le Rouge, personnage fantastique et courageux du monde de Tintin ? Oui, c'est cela, sauf que notre ami à nous a même volé le "h" de son surnom. Un virtuose on vous dit !

Un spécimen rare de rape, un véritable rabot de classe mondiale dont la légende prétend que la paume de ses mains serait en papier de verre... Ceci expliquerait sa propension à plaquer les billets de banque sur la table, tout comme ses incroyables capacités pour tenir les plats les plus immondes en escalade... Entretien avec un prodige...


Le L: Salut Seb, content de bonifier ton image et de multiplier par 100 ta célébrité naissante en t'accueillant dans ces colonnes !

R: Salut le L, et merci de m'offrir cette tribune pour mieux faire connaître d'autres facettes de mon talent.

le L: Alors Rackam, tout Grenoble connaît ton gainage 5 étoiles, tes performances lunaires en bloc ainsi que tes réalisations surmutantes à corde dans l'agglo et ailleurs, qu'elles soient passées (notamment "Rage against the Hamster" l'an dernier) ou futures ("le Braille" ?). On sait également que tu es un skieur passionné en quête de son test technique. Mais tu es aussi une rape de tout premier ordre, il faut bien l'avouer. Explique nous un peu comment tout ça fonctionne ?

R: Eh bien c'est comme en grimpe quand on veut faire une belle croix, il ne faut reculer devant aucun sacrifice. La clé pour devenir une bonne rape, c'est d'être capable de ressentir une douleur physique quand on dépense de l'argent. Se rappeler combien il a été dur de glaner les 0,90€ que me coûte cette baguette. Ai-je vraiment envie de pain ? Ne pourrais-je pas m'en passer jusqu'à demain ? Allez, je mangerai encore mon nutella sur des triscottes, c'est toujours un jour de gagné ! C'est ça, la "rape" spirit !

le L: on est partis pour quelques petites questions anodines pour mieux te connaître, ça te va ?

R: pas de souci, ça coûte pas plus cher !

le L: où aimerais-tu habiter à Grenoble ?

R: sans hésiter, au Rabot, sous la Bastille ! J'ai toujours été attiré par ce lieu...

le L: quel est ton fromage préféré ?

R: le gruyère, car je prends un malin plaisir à le raper. Mais j'aime aussi le parmesan !

le L: si tu étais prisonnier, de quel objet ne pourrais-tu pas te passer ?

R: d'une lime !

le L: qu'est-ce que tu écoutes comme musique ?

R: souvent de la hype-techno-fusion-fuck-dance qui pulse pas mal (pas moins de 300bpm sinon c'est mou), mais j'avoue une petite faiblesse pour le rap...

le L: quelle est ta station de métro préférée à la capitale ?

R: je ne vais que rarement à Paname, mais je réponds sans hésiter le quai de la Rapée...

le L: quel est ton légume préféré ?

R: les radis, car c'est un peu comme des radins à qui on aurait chipé une lettre... belle image non ?


le L: question piège: peux-tu conjuguer le verbe "payer" à la 1ère personne du singulier du présent de l'indicatif ?

R: (silence) je, je vois pas là... pourtant j'ai été à l'école ! Désolé je suis pas très doué en grammaire...

le L: Diantre, il est fort ! Grimpeur de haut niveau, excellent skieur, tu es aussi un génial inventeur paraît-il... tu nous en dis plus, une exclu ?

R: je viens en effet de breveter un "rap-porte monnaie". Contrairement à ce que son nom semble indiquer, il ne rapporte pas de l'argent à proprement parler, mais, par un subtile artifice, il empêche son propriétaire d'en dépenser. Une poche pour ranger ses eurs sans qu'il soit possible de les en déloger. L'idée est simple mais très efficace. Je suis en lice pour le "concours Lapine", et en exclu pour LM je vous livre les schémas de mon invention !



En exclusivité pour LM, voici le schéma original de la geeeeniouuus-invention de Seb. Un document d'une valeur inestimable !

Deux petites trappes rigides anti-retour facilitent l'entrée des pièces dans la poche, où elles sont ensuite prisonnières, incapables de franchir le seuil en sens inverse. Geeeeniouuus idée ces trappes magiques !

Le seul souci, c'est que j'ai travaillé sur ce prototype depuis 10 ans et j'ai encore des pièces en anciens Francs coincées dedans... impossible de les sortir !

le L: ça prouve au moins l'efficacité de ta trouvaille ! Et merci pour ces révélations qui feraient passer Harpagon pour un créateur d'oeuvre caritative !

R: Mais de rien ! Enfin, si, de quelque chose quand même: je suis venu en Tram faire cette interview, et, le ticket ayant augmenté à 1,30€, je me demandais si une petite participation du journal pourrait-être envisagée, tout ça...

le L: quand on vous dit qu'il est fort !


A noter qu'au concours Lapine, Rackam aura fort à faire car il sera opposé entre autres à l'invention d'une autre rape de haut vol, l'incontournable Jouy. Celui-ci présentera au jury sa fameuse "Jouirelire", une tirelire minuscule de la taille d'une pièce de 1 eur. Avantage: on ne peut pas mettre beaucoup de sous dedans, ce qui fait qu'aucune clé ni code de protection ne sont nécessaires ! Ingénieux ! Et contre le vol, c'est imparable: qui voudrait s'emparer d'une si petite somme ! Prodigieux ! La lutte fera rage, et le jury, présidé par Matthieu Blanchard, 4 fois vainqueur de la Rape d'Or de Staint Bernard du Touvet (la plus haute distinction chez les radins) sera face à un beau cas de conscience au moment de décerner le trophée 2009 !