dimanche 15 décembre 2013

Noël approche: avec Lansb-mag, offrez du rêve !

Noël approche, et vous êtes confronté(e), comme tous les ans, à l'angoisse bien connue et récurrente de la chasse aux cadeaux ?

Procédons par obédience, et par élimination:


- vous êtes juif ? Trop tard, vous arrivez après la bataille, les festivités de Hanukkah sont terminées, rendez-vous l'année prochaine ! A vous les économies, vous êtes un malin vous...


- vous êtes bouddhiste ? Nan sans dec' on n'a pas de temps à perdre avec les minorités invisibles, passez votre chemin ! De toutes façons à tous les coups vous êtes un intouchable, revenez quand vous serez réincarné(e)...


- vous êtes musulman intégriste et vous avez le coeur sur la main ? Non, ce n'est pas incompatible, mais oubliez le 3131 pour faire des dons au Téléthon et prenez plutôt contact avec l'association AQMI, il nous semble qu'elle soit à but non lucratif...


- vous êtes catholique à tendance bien pensante ? Bingo, comme la plupart des fans de la trop tôt disparue Sainte Inquisition, et sous les ordres de l'ancien videur sud américain de night-club (prononcez "nichte clube") le dénommé Pape François, vous vous apprêtez à célébrer l'anniversaire de naissance de l'enfant roi. Le ciel soit loué, Jésus revient ! Les rois-mages et le cortège de cadeaux aussi... ça tombe bien !

  
Les petits privilégiés ouest-Européens, entre autres, vont donc voir débarquer au pied du sapin jouets perfectionnés, tablettes, et autres gadgets high-tech en tous genres. Bref, rien que du réchauffé, de l'attendu, comble de l'impersonnel et de l'interchangeable, résultat inéluctable de la course à l'armement, de la frénétique fuite en avant induite par la consommation de masse de nos sociétés occidentales gangrenées par une insatiable quête de croissance !

"J'ai donc je suis", ou je suis ce que je possède insinuait Goldman, l'incontournable ménestrel du siècle dernier dans son poème musical intitulé "Les choses". 

Et si le bougre avait raison ? Il suffirait alors de nobles possessions pour voir mécaniquement son image de marque et son estime de soi marquer un bond en avant... Simple, mais il fallait y penser !

Aux States, où l'on a souvent un temps d'avance sur le vieux continent, les obèses bouffeurs de burgers sont également friands d'articles sportifs qui ont marqué l'histoire, et le marché de telles reliques est en plein boom: battes de base-ball de Babe Ruth, ballons de basket dédicacés par Jordan, Nike en or portées par Michael Johnson à Atlanta, hématomes siglés O.J. Simpson ou autre baume à lèvres de Monica Lewinski s'échangent à prix d'or...

Du coup, quoi de mieux pour célébrer le mythique et obscur accouchement paysan dans une étable de Galilée que d'offrir à un être cher un article "memorabilia" comme disent les Yankees, afin de lui permettre, lui aussi, de vivre sa vie par procuration ? Non, ça ce n'est pas du Goldman...

En avant première, Lansb-mag vous offre la possibilité de faire un heureux, lors de ces fêtes de fin d'année, en vous proposant un article de prestige issu de la collection "Légendes cuvettardes de l'alpinisme". 

Il s'agit d'une paire de gants en pur peau de prépuce retournée, assemblée à la machine par de jeunes mandarins dont l'âge se compte sur les doigts de la main du Baron Empain (ou de Tommy Caldwell selon vos préférences culturelles et votre âge). Un truc de dingue, un objet rare déjà cultissime.

Enfilez vos faibles extrémités antérieures là où seules les rugueuses quenelles du top gun de "Powder and ice"  ont eu le privilège de pénétrer... Mmm...C'est bon hein ? Oui, chaussez ces préservatifs à boudins en cuir pleine fleur pour affronter l'hostilité des pires faces nord dans la rigueur hivernale, à la manière de cet héroïque ex-membre des équipes jeunes alpinistes de haut niveau !


Bref, devenez la vedette que les rediffusions multi-quotidiennes de Master-Chef 12, les paquets de chips XXL, les pots géants de Ben & Jerry's, votre canapé défoncé par vos grosses miches et les gâteaux full-fat de votre mémé vous interdisaient jusque là d'incarner !


Cher Rémi donc, au lieu de te rendre tout simplement (comme l'aurait fait n'importe quel ami "normal") les deux mauvaises et odorantes savates à paluches que tu as négligemment abandonnées dans ma caisse lors de notre inoubliable virée à l'AG des guides 2013, voici ce que je te propose:


 - Ces inestimables guenilles, à la valeur d'autant plus élevée qu'elles ont probablement côtoyé d'autres chevaliers des temps modernes, plus grands par leurs réalisations que par leur taille me souffle-t-on dans l'oreillette (les fins limiers auront reconnu Victor E. et Jehan-Jehan R.G.), seront mises aux enchères sur eBay, à l'adresse suivante:


http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=251404805699


 Le modique prix de départ, destiné à appâter le chaland de la toile, devrait rapidement grimper pour atteindre, d'après les dernières estimations TNS-Sofrès, une valeur à 4 chiffres...



La fine fleur du guidage Grenoblois vous fait fantasmer, avouez-le ! Vous rêvez secrètement de vous jouer des difficultés comme ces deux personnages verticaux mais vous n'avez ni le sourire simple et bright du petit bonhomme trapu à gauche, ni la veste d'agent de la circulation du grand dadet ahuri à droite ? Ruez-vous sur notre enchère, et commencez une nouvelle vie ! Vous aussi, devenez un héros !
- L'intégralité des sommes glanées sera reversée* à l'association à but hautement lucratif du nom de "poudre et glace". Lansb-mag se réserve évidemmious le droit de ponctionner quelques maigres émoluments relatifs aux nébuleux mais sacro-saints "frais de dossiers" relatifs à toute opération de cette envergure...

- "Poudre et glace" affirme de son côté vouloir totalement réinvestir le pécule récolté dans l'organisation d'un apéro de Noël qui aura lieu dans le bar à thèmes "Espace Vertical" à Grenoble, louable intention ! Venez nombreux !


- Enfin, deux slogans accrocheurs ont été élaborés par une équipe de publicitaires stagiaires fraîchement refoulés du cabinet du légendaire Jacques Attali:


Avec les gants Rémi Vignon, soyez heureux comme un débile profond !
Avec les protège-mimines à Rémi, be happy like this abruti fini !


Les quasi double-alexandrins ci-dessus sont illustrés par un jeune adhérent du club "Le sport pour tous", institution dédiée au handicap mental léger, et gérée par un broyeur de crispettes isérois plutôt renommé qui porte le nom d'un ancêtre du capitaine Haddock...
A vos claviers, faîtes grimper les enchères, achetez du rêve ! Ca tombe bien, nous, nous en vendons !

* il faut lire "presque intégralité". D'où l'importance des petits astérisques de merde dans les contrats...

samedi 21 septembre 2013

Le cri bouleversant du BLMS: rendez-nous la Menace !

L'épaisse couche de poussière paraît comme suspendue dans les airs en micro particules, sous la lumière rasante du soleil déclinant. Très lentement, la crasse cristallisée retombe vers le clavier d'où vous venez de l'en chasser, en soufflant comme un enfant éteint une bougie d'anniversaire. Tiens, qu'est-ce que c'est que cette touche? F5. A quoi elle sert déjà ? Ah mais oui putain ! C'était pour lire Lansb-mag et gagner au "Prem's" ! Vos yeux ajustent une nouvelle fois la focale, vous n'arrivez pas à les croire, ça fait tellement longtemps !

Annulez votre rendez-vous chez votre ophtalmo, ils ne vous ont pas trahi: vous êtes bien devant le tout dernier article de Lansb-mag, un véritable ovni dans la constellation webesque, un fait aussi rare que le passage de la comète de Halley dans notre système solaire, ou qu'un rendez-vous de Viguen chez le coiffeur. Mais que c'est bon ! J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ces lignes que votre (in)estimable hôte en a pris à les pondre. Ce n'est pas peu dire...

Je suis donc de retour. La puissance du verbe, la grandiloquence de la plume, la légèreté de l'humour, la gravité des sujets abordés seront-ils au rendez-vous ? Je vous en laisse juge, pour le reste, soyez assurés que les quatre piliers de l'édifice sont aussi solides qu'auparavant: homophobie primaire, misogynie congénitale, xénophobie caractérisée et autosuffisance assumée ne se sont pas évaporées en presque deux ans. On ne se refait pas, et pour les amoureux du douzième degré, c'est tant mieux !

Les années, cependant, laissent forcément des traces, et pas uniquement sous forme de lignes irrégulières creusées irrémédiablement sur les joues et le front. L'introspection, insidieuse et tenace, se fraye parfois un chemin et tient lieu de préliminaire au danger omniprésent de l'odieuse remise en question. Qu'ai-je accompli ? Que suis-je devenu ? Est-ce conforme à mes rêves ? Est-ce digne de l'insondable talent dont les Dieux m'ont pétri ? Autant de questions que tout mâle dominant se pose un jour ou l'autre...

En ce qui concerne le L, le sentiment de reprendre peu à peu le cours de sa vie grandit. Il a enfin mené à terme un projet qui lui tenait à coeur en arrachant, en cette fin d'été 2013, sa médaille de guide de haute montagne.

Alors qu'il réussissait (avec une marge insolente) le test technique d'entrée au BE escalade en 2004, ses - déjà nombreux - fans de l'époque l'avaient affublé du sobriquet de "Ze Gaïde". Il lui aura fallu presque une décennie pour transformer la blague en réalité, et mériter ce surnom totalement, tout en donnant à son entourage une illustration aboutie du terme "abnégation".

"Tout ça pour une médaille", c'est aussi le nom d'une voie dure du Verdon, ouverte pendant le stage guide où officiait le jeune aspi Pierre Pietri, pour moi le personnage le plus marquant de l'histoire de l'escalade en Corse (n'en déplaise à mon cher JPQ). Une phrase qui m'a souvent trotté dans la tête ces derniers temps, alors que je suis humblement les pas du grand Pierre. Bref, un aboutissement dont je suis très heureux (sans oublier d'être fier hein !), qui me donne l'occasion de me pencher sur mes débuts, il y a une petite quinzaine d'années.

Il y eut Sylvain Maurin, dont la classe dégouline des chaussons et dont chaque mouvement sur le rocher est une inspiration. Il y eut l'unique et bruyant Manu Tessanne, le "professor" que l'on aime ou que l'on déteste. Moi, j'aime. Il y eut bien sûr l'ultra-polyvalent Jouy, avec qui j'ai tout vécu plus tard, du ski de pente raide au BASE en passant par les voyages Jordaniens. Mais avant cela, j'ai parcouru la montagne de mes débuts dans le sillage de trois chevaliers sans peurs et sans reproches, en compagnie desquels j'ai eu le privilège de partager l'aventure BLMS. Retour sur ces types extraordinaires à qui je dois beaucoup...

Trois garçons au talent pur et aux capacités supérieurs aux miens, à l'engagement sans faille, mais que la vie a orienté vers d'autres chemins. Où diantre les a-t-elle menés ?

Commençons par le plus grand, Averell. Pardon, le B. Les pantalons baggy des années surf-extrême ont fondu sur ses cuisses surpuissantes jusqu'à devenir des collants étriqués aux couleurs que n'auraient pas reniées Magloire. La lourde, légendaire et malodorante polaire rouge a été jetée au feu dans un quelconque refuge pour laisser place à une pipette bleu translucide permettant le convoi de quelque boisson énergétique abjecte. La "Bête" est devenue un compétiteur acharné en ski alpinisme, se situant parmi les meilleurs, tradition oblige. Evidemment, il n'est jamais en reste à vélo et, après la récente victoire de Chris Horner à la Vuelta (à 42 ans tout de même !), le B serait en contact avec Europcar pour la prochaine grande boucle... Les "sans épaules" comme Froome en tremblent déjà !

Le S, retiré des affaires de la montagne pour des raisons de santé, n'en demeure pas moins un interlocuteur privilégié dont la conversation donne toujours matière à réflexion et à enrichissement personnel. Il élève une superbe jeune fille dont la culture botanique, à l'âge de 11 ans à peine, dépasse allègrement celle de votre pourtant cultivé serviteur. Certaines mauvaises langues diront que ça fait dix ans que ça dure ! Le S s'amuse également à mettre périodiquement à nu mes lacunes de traducteur scientifique débutant en soumettant à ma sagacité des articles totalement champolliens sur la micro-électronique. A la pointe un jour, à la pointe toujours !

Reste l'énigme de "la Menace", du M. J'entends déjà des objections dans l'assistance, arguant qu'il faut être aveugle pour ne pas le voir, que le fantasque personnage se produira à guichet fermé à Bercy cet automne. Las, je ne parle pas du castrat citadin à la chevelure folle, mais bel et bien d'un félin racé aux épaules larges et à l'indéfectible confiance en soi, qui faisait le régal des soirées à "l'Avalanche". Un animal sauvage, indomptable, capable de provoquer en duel un videur ambré de boîte de nuit le toisant d'un quart de mètre et accusant quelques dizaines de kilos de plus que lui sur la balance. 

- La peur ? Un concept propre aux faibles et aux enfiotisés !
- La Jasse ? Elle les lui casse ! Un plat défouloir dominical à beaufs sur planches !
- Le 5.5 ? Enfin du ski ! A moins de 50°, ça glisse pas de toutes façons, faut pousser sur les bâtons !
- Les pieds ? C'est pour les pédés ! (variante "années 2000" du plus moderne et politiquement correct: "poser les pieds en escalade, c'est très mariage pour tous")

- La bagnole ? Pas plus qu'à fond ! ai-je coutume de dire. Pour Max, si ! On engage le train avant à la corde, le reste enroulera comme il pourra... Bien connu pour ses passages à Mach 2 aux commandes de sa 106 S16 rouge Lucifer affûtée aux petits oignons et aux gommes hurlant leur désespoir, il avait la réputation de regarder la route par les vitres latérales tellement l'auto était en travers ! Des réflexes aiguisés couplés à une générosité totale derrière le cerceau font qu'il a souvent fait le bonheur de l'amicale des garagistes de la Meuse ! 

La dernière fois que le bel éphèbe a été vu en public, il arborait un costume griffé de bonne coupe, tenait un verre de champagne millésimé dans une main, un micro HF dans l'autre, au coeur du cadre idyllique du Pré Catelan à Paris. Grimpant sur l'estrade, la Manèce hurlait "Bertrand +10% !" dans les enceintes BOSE du luxueux établissement avant de se jeter dans la piscine devant les yeux hypno-hallucino-ébahis de l'assistance médusée ! Du panache à l'état pur. Depuis ce jour, disparition de nos radars...

L'enquête policière et le grand appel à témoins pour retrouver ce mythe des années 2000 ont apporté leur lots de rebondissements. Cindy, Natasha, et Jennifer, les trois superbes Ukrainiennes non déclarées du standard de Lansb-mag, ont été submergées par de nombreux appels de Haute Savoie. L'espoir renaissait enfin ! Un individu de forte ressemblance avec l'ex de Noomie avait en effet été repéré circulant à allure modérée au volant d'un Dacia Duster équipé de sièges enfants. 

Ci joint un cliché de ce frêle mais néanmoins bel homme dans la force de l'âge:

Maxime Berrand de la Pierre Tardivelledia Shashahani Roser, un discret homme d'affaires, longtemps soupçonné d'en savoir plus sur la disparition du M. Au jour d'aujourd'hui, le mystère reste entier...

Après vérification, test ADN et datation au carbone 14, il s'agit malheureusement d'une fausse piste, le tranquille père de famille dont il est question, au physique pourtant noble, n'était en définitive pas le fier guerrier des pentes qui a marqué l'histoire du ski extrême dauphinois au début du siècle. La déception se lisait sur tous les visages, et pourtant, on pouvait déceler dans le regard de cet homme aux traits épargnés par les ravages du temps une étincelle, un léger sourire en coin, laissant à penser que le barouf médiatique pour retrouver la vedette perdue du BLMS le touchait. Mais cet effacé personnage a ajusté son grand imperméable, pris sa mallette, et s'en est remonté sur son scooter pétaradant, emportant avec lui son secret, comme s'il savait...

En attendant, le BLS ne perd pas espoir, et compte sur vous. Si vous avez la moindre information concernant la Menace, contactez Lansb-mag dans les meilleurs délais. N'intervenez surtout pas vous-même, c'est un professionnel entraîné et il est peut-être dangereux, surtout s'il est aux commandes d'un quelconque véhicule motorisé. Il s'exclame "C'est nimp !" à intervalles réguliers et est susceptibles de se promener flanqué de jolies créatures à l'aise en escalade (au minimum "rando dans le 5+").

Aidez-nous à reformer les "quatre fantastiques" ! Les sages disent parfois que l'union fait la force. Certes. Je préfère formuler la chose de la manière suivante:

"le groupe est toujours plus fort que le plus fort du groupe". Rendez-nous la Menace ! 

La Menace au faîte de sa gloire, trompant la mort aux alentours de Palavas les flots en 2000.

jeudi 6 octobre 2011

Les OVNIOUS ou l'avènement d'une nouvelle espèce de volatils !

Makahanamuf à tous !

Devant le veillissement démographique de la population Allemande et donc d'une frange non négligeable de mon lectorat, j'ai décidé d'espacer les publications afin de bien laisser le temps à mes quelques fans encore alertes de me lire à leur aise. Pas question de me rendre coupable de déréglement de pacemaker, ce que ne manquerait pas de causer la sortie en rafale de nouveaux articles sur une base bi-quotidienne...

Permettez-moi également de saluer d'éventuels nouveaux lecteurs qui débarqueraient en ce lieu au hasard d'une "google-isation" en règle du charismatique, jalousé, et plastiquement gâté Président du SNAPEC.

Que ces messieurs-dames, alliés ou détracteurs des arcanes ministérielles ou syndicales du plein air, soient les bienvenus dans le temple d'une certaine conception du mauvais goût à la française. La tradition voudrait d'ailleurs que ce premier aperçu de l'univers torve du Lansb leur fasse rendre leur repas de midi. A vos cuvettes donc, and enjoy !

Tel le Phoenix,  Lansb-Mag renaît donc tant bien que mal de ses phrases à chaque nouvel assemblage hasardeux de mots et d'idées décousues. Vous le savez par ailleurs, depuis quelque temps, Lansb-Mag vole ! Dans le jargon anglophone du parachutisme, cela se traduit par
ce qui m'amène par cette amusante mais néanmoins capillotractée transition vers le sujet du jour et l'obsession du moment, le vol humain non motorisé, appliqué à deux anciennes gloires autoproclamées de la cuvette skiante: le Peter-Pan-esque Jouy, flanqué d'un autre incorrigible post-ado, votre très humble serviteur...

Voooler, c'est aimer plus hauuut, touuucher, le ciel les z'oiiiiseauuux...

Attaquons d'entrée par une remarque à ce sujet: la non-motorisation du Fanfan partage et fascine le monde de l'avionique pour deux raisons. Premièrement, l'odeur émanant de ses échappements vers 3500m dans le Pilatus, pourrait faire penser que le presque-murissant bambin est équipé d'un réacteur thermo-nucléaire interne permettant de motiver les autres sautants à quitter l'avion avant d'être sur l'axe... Avec l'ex-Railledeur à l'Opel Corsa blanche de mémé, le terme "largage" n'a jamais été aussi riche de sens... 

Deuxio, l'ex-skateur de Seyssinet présente un taux de chute parfois digne d'une feuille de chataîgnier ce qui rend les VRV (vols relatifs verticaux) en sa compagnie particulièrement délicats... Le récent prix Nobel de médecine français, l'(in)estimable Jules Hoffmann, visiblement fatigué d'enculer les mouches*, aurait déclaré être intéressé par l'étude du Jouy-flatulo-propulseur dont les débouchés industriels seraient prometteurs malgré l'émission de gaz à effets de serre... Affaire à suivre.

*Jules Hoffmann a en effious consacré ses travaux à l'étude des mécanismes génétiques et moléculaires responsables de l’immunité innée chez les insectes et en particulier chez la mouche du vinaigre... Intéressious !


Introducing le Jouy en tenue de chute. Dans l'avion, le Jouy arbore une combinaison qui prévient les autres passagers d'éventuelles fuites de la rondelle (le petit trou noir sur la plaque) par un message on ne peut plus explicite: "GAZ"... Muf !

... et voici le L (à droite sur la photo) ici entrain de serrer la pince à une vieille branche. Notez qu'il affiche clairement ses intentions de "Facom l'oiseau"...

Nos deux ex-vedettes de la pente raide Grenobloise, seuls membres de feu leurs quatuors respectifs** à s'être fait refouler à l'entrée du monde adulte, s'en vont donc (très) régulièrement voler depuis un avion en parfait état de marche... en espérant dans un futur proche marcher d'une falaise en parfait état de vol ! Et réciproquement...

** BLMS et Nimp Crew pour ne pas les nommer. Oui, le temps du "on ne les présente plus" est désormais bien révolu, et il convient à nouveau de mentionner ces vénérables et défuntes instututions. O tempora o mores !


"Facom" l'oiseau...

En "lisse" (ie en short-tshirt en Corse ou kossovar de vol sur le continent, sans artifice ni aile), nos deux compères sont précédés d'une solide réputation. Sur les innombrables sites et pages de réseaux sociaux qui leurs sont consacrés, on peut lire que le Jouy vole comme une plaque d'égoût (certains pratiquants ayant partagé une place dans l'exigu aéronef de lancement parlent même de "plaque dégoût") alors que le L plane comme une clé à molette... Tous les espoirs sont donc permis pour nos deux OVNIOUS (Objet Volant Non IdentifiOUS) si l'on se souvient qu'à leurs débuts, l'immense Philippe Magnien était qualifié d'enclume tandis que le jeune et talentueux Erwan Madoré se voyait quant à lui affublé du sobriquet d' "Obut" en rapport avec des qualités aéronautiques proches de celles de la célèbre boule de pétanque...

Cependant, depuis peu, les railleries se sont taries (comme "l'eau" dirait Foué Chopard qui ne rate jamais un jeu de mots laid à l'heure de baptiser l'une de ses voies): parés de leurs plus beaux atours, à savoir chacun une superbe "Track Suit" flambant neuve, sur mesure, et à leurs couleurs perso, nos deux oiseaux dérivent mieux, frisant la finesse d'un avion en papier de collégien, et restent enfin plus longtemps accroché au ciel azur avant de céder aux forces incontournables de la gravité et de percuter la planète... en douceur grâce à leur harmonieuse maîtrise des techniques d'arrondis sur leurs voiles qui deviennent, petit à petit, de plus en plus petites...

C'est donc tout à fait le contraire de ce que clamait la célèbre pub de Danone dans les 90s "petit à petit on devient moins petit". Quand on vous dit que la pub c'est des conneries !

Alors que l'échéance BASE-sque qui fait rêver les deux compères se rapproche, les préparatifs vont bon train: "The Great Book of Base", bible s'il en est de cette discipline extrême qui hante nos nuits, le préconise: ne jamais dire "cela ne m'arrivera pas". Le pire est une possibilité, ou plus exactement une probabilité. Il vaut mieux dire "de toutes façons, ces machins sont faits pour s'ouvrir". Oui, c'est mieux !

Le pire n'est jamais décevant !

Soucieux de bien faire et de se donner un maximum de chances dans ce voyage intérieur, personnel et intime qu'est la progression vers la chute libre depuis des objets fixes, nos deux protagonistes ont d'ores et déjà planché sur leurs épitaphes. Du simple, du sobre, du bon goût, quasiment à leur image finalement. De quoi figer pour l'éternité leur quête d'infini peut-être, ou leur goût pour la galléjade, plus sûrement !

Le L, France
Repose en paix
1976-20XY
"Ca passait c'était beau !"

Le Jouy, France
Repose en pets
1979-20ZT
"Presque !"

Mais avant de passer chez le marbrier pour renseigner les variables mathématiques le jour venu, faites d'une pierre (tombale) trois coups pour bénéficier d'un prix dégressif, commandez d'ores et déjà celle de notre sémillant ami Gabriel F.

La Falcasse, France
Repose enfin
1975-21AB

"Je vous avais bien dit que j'étais malade"


Ah, excusez les aléas du direct, mais Jules Hoffmann me communique dans l'oreillette que d'après ses calculs, les valeurs optimales du système seraient X=Y=Z=T=A=B=9. Merci Jules.

Une préparation méthodique et personnalisée...

D'un côté, l'éternel latin flambeur, turbo-surchargeo-occupé par ses multiples, nébuleuses, et presque prestigieuses fonctions de Président-du-SNAPEC/BE-escalade-overbooké/Aspirant-aspirant-guide-qui-torche-les-7c-calcaires-germaniques, tutoye à peine les 100 sauts d'avion, victime d'un cumul de mandats digne d'un ministre-député-maire-conseiller général passionné par ses concitoyens. 

Son homologue, le toujours juvénile nordique-lover au coeur pur, en bon guide de montagne plongé dans son oisive intersaison, se consacre entièrement à ce projet fascinant, possédant déjà une vingtaine de jumps à trois chiffres, entre deux vagues à surfer dans les environs d' Hossegor...

Nul doute que le bellâtre blondinet vivra "l'expérience absolue" en amont du toujours sexy petit brun au crâne rasé, car la vie, et son cortège de petites contraintes, est ainsi faite. Connaissant d'une part la méticulosité technique frisant l'autisme du premier, abreuvé de centaines de pages web sur les aspects inhérents à la discipline,  face à la confiance totale, absolue et irrévocable du second en sa bonne étoile ("bah, en ce qui concerne le pliage du parachute, le mieux est l'ennemi du moyen..."), peut-être est-ce mieux ainsi. 

Vivre pleinement ou pas du tout. Se battre contre le temps pour lui montrer que son emprise n'est que relative, que l'on est encore capable de tutoyer les limites, de jouer avec les frontières de ses capacités. Du moins encore pour quelques années. Ne serait-ce finalement pas le retour des valeurs du BLMS et de la Nimp Crew, dix ans plus tard ? Des "têtes brûlées" ? Pour François, dont la crinière blonde paraît grillée par le soleil, peut-être. Le L serait plutôt, selon certains témoignages féminins et les plus grands éléphantologues Africains, une sorte de "trompe la mort"...

Dernière minute: disparition de Steve Jobs


C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition d'un véritable génie moderne, le visionnaire,  prophétique co-fondateur et ex-patron d'Apple, Steve Jobs. Véritable gourou de la high-tech de loisir, féru de simplicité et de dépouillement dans la conception de ses magnifiques produits déjà légendaires, l'ancien geek devenu capitaine d'industrie avait placé la barre très haut en termes de qualité et de performance dans son secteur.

Peu de gens savent en revanche que le magnat de l'informatique était, dans sa jeunesse, un passionné d'escalade en général et de bloc en particulier, voyageant du Camp 4 de sa Californie natale jusqu'en France pour s'essayer aux problèmes ardus du plus célèbre site de grès hexagonal... Dans les années 70, celui qui n'était pas encore mondialement connu comme un inventeur surdoué défrayait ainsi la chronique grimpante sous le nom de "Bleau Jobs"... Une anecdote historique curieusement passée sous silence sur le superbe et très sobre site d'Apple...

lundi 18 avril 2011

"Skitour" trop coincé ? Découvrez le compte-rendu de sortie dont vous êtes le héros !


Marre des compte-rendus coinços défilant à longueur d'écran sur le néanmoins très bien ficelé skitour.fr ? Fatigué des tapettes en collant-pipette-alumettes-Gignoux qui ne savent pas construire une phrase sans caler le mot "D+" suivi d'un nombre à trois chiffres commençant par au moins 3 ? Bienvenu chez nous, à lansb-mag, qui n'en finit pas de renaître de ses cendres... Il faut dire que le L est désormais sur-occupé depuis qu'il répond avec délectation au doux surnom de "Sublimissime Commandeur", épithète dont il a été très sincèrement affublé par le très célèbre larcino-grimpeur Ludo Pin à l'occasion de sa prise de fonction à la présidence du Syndicat National des Professionnels de l'Escalade et du Canyon. 

L'immense Nathanael Schnoprkfdkler (orthographe approximative traduite de l'Alsacien par google), que l'on ne présente plus tant il a de nombreuses fois eu l'honneur de ces lignes, a le talent remarquable de réunir à chacune des sorties collectives de son association Nat'n'co   une grosse vingtaine de participants bénévoles, motivés, et sympathiques (rayez les mentions inutiles). 

Alléchée par la perspective lucrative d'un Coca offert au refuge par le magnanime "GO", la horde de tracteurs décérébrés est lâchée, hissant le fauteuil-ski de Nat vers les sommets à des vitesses parfois supersoniques. En Guyanne, le Nat-bob est ainsi surnommé "Kourou" en hommage à Ariane 5. En l'absence du surpuissant B du BLMS, du tendre Eric "The Pink" ou du tyranosauresque* italo-américain Jérôme Gingreau cependant, c'est selon ses propres dires à un cheptel de vulgaires second couteaux** que s'est attelé l'ami Nat pour torcher ce platissime mais néanmoins joli sommet de Vanoise qu'est la Réchasse. Un sommet qui, en terme de panorama, était bel et bien de premier ordre !

* rapport au rapport entre la puissance des membres supérieurs et postérieurs justement, les très nombreux fans du Traçosaure de feu la Nimp Crew comprendront...


** affirmation inventée de toute pièce, évidemmious !

Bref, une ou deux fois dans la saison, la quasi-divine association organise un week-end en refuge avec, en plus de l'effort physique, le plaisir de partager du temps en montagne avec Nat. Good old days ! Une nuitée en cabane d'altitude où la chaleur réconfortante de l'amitié coulant dans nos veines et unissant nos âmes se mêle à l'haleine fétide des carline moites et aux émanations putrides des chaussettes encore humides... le tout dans une proximité physique digne des plus grands succès de la filmographie allemande pour adultes des années 70 !

Ne lisez dans mes propos aucune rancoeur ni verbe gratuitement acerbe. Mon arrivée très tardive au refuge, mon absence lors de la grande tablée et turbo-repas admirablement préparé par les gardiens n'y sont pour rien. N'empêche que pour une fois j'aurais préféré descendre quelques verres de vin sur fond de Grande Casse au soleil couchant que de me dorer la face en falaise à Grenoble avec mes clients et de me taper la montée seul et de nuit pour rejoindre la troupe. La vie est parfois dure...

Ci-après donc, vous trouverez ma modeste contribution photographique à ce beau et long dimanche (de fiançailles diront les plus cultivés) en montagne. Cependant, mettre le L derrière l'objectif présente plusieurs inconvénients majeurs, parmi lesquels:

- les photos sont généralement médiocres, la faute aux qualités toutes relatives de l'artiste en la matière et à un appareil plus que fatigué par plusieurs saisons de canyon en Corse

- au lieu d'admirer de magnifiques images du "Sublimissime Commandeur" afin d'alimenter les fantasmes de leurs nuits d'insomnies lubriques, ces dames doivent se contenter de clichés mal cadrés de Claude H (pardon, cl@ude H), voire de Yannick "Corniche: 1 - Genou: 0". La déception est immense dans leurs yeux mouillés...


- si tu tractes moulé dans un tutu de compet' et coiffé d'un bob rose aussi efficace contre le soleil que dangereux à porter au Queen, tu t'exposes à des remarques qui ne plairaient certainement pas à Bertrand Delanoé...

Alors toi aussi, joue avec nous: si tu veux voir une courte vidéo du tractage, réalisée sans trucage par un jeune cinéaste aussi talentueux qu'un élève de 5ème sous-alimenté, scrolle plus bas.




Si, au contraire, tu veux découvrir quelques instantanés parmi les moins pires de la collection du L datée du dimanche 17 avril à la Réchasse, clique ici.

Enfin, si tu en as marre de lire des conneries bas de gamme blindées d'autosuffisance, clique sur la petite croix blanche située dans un presque aussi petit carré bleu en haut à droite de ton écran. Voiiilà !

mercredi 15 décembre 2010

La redoutable surpuissance de l'intrépide "Roux-Man"...

De nouveaux longs mois d'absence n'ont pas épanché ma soif de bêtise acidulée... Las c'est encore une fois le manque de temps et mes occupations aussi diverses que variées qui vous auront privés de la plus détestable feuille de chou de la toile... 

Heureusement, comme le clamait le Prix Nobel de Physique Nucléaire 2026 Monsieur Didier M., je suis "back dans les bacs", les bras chargés d'âneries. Parmi celles-ci, un cortège de sornettes putrifiées et autres calembredaines avariées dont la première débarque dès maintenant, sous forme d'un vibrant hommage à un jeune super-héros qui gagne à être connu...

Je laisse la main à Julien Lepers...

Indice chez vous: mon médecin s'appelle Martens...

Top, jeune éphèbe à la peau pâle et au cheveu blond cendré, je... stop. 

Top, bel enfant au teint blanchâtre et au crin blond vénitien, je... Stop. 

Reprenons. Voilà. 

Top, superbe Adonis au pigment albinoïde et au poil orangé, oui, c'est mieux, je combats l'idée que les roux sont mal odorants comme certains mâles au dos rond... (Lansb 1 -  Solaar 0)

Puissant grimpeur cuvettard de la nouvelle nouvelle vague, les 8c tremblent devant ma fermeture de biceps et vibrent au chant de mon exclusif  rire nasillard et franc. Toute l'impétuosité de la jeunesse transpire par mes pores piqués de poils auburns, et je ne doute de rien, ni de moi (quoi de plus normal), ni des autres (ce qui est parfois cocasse). La légende prétend ainsi qu'ayant vite compris qu'un moniteur d'escalade se devait de préserver sa santé, j'aurais proposé à certains clients de tester des sauts dont je n'étais plus tout à fait certain. En cas de réussite de la part d'un Néerlandais bedonnant et à la motricité hésitante, aucun danger, je pourrais me risquer sans mettre en péril mon intégrité physique. Imparable ! Mais ce n'est qu'une rumeur...

A quoi tient le succès de Charlie "La Hache" ?

Certains théoriciens soutiennent que le nuage de femelles gravitant dans son orbite n'est dû qu'à son stick Axe qui "laisse le charme agir". Quiconque a déjà eu l'occasion d'approcher ses capteurs nasaux de son aisselle après une journée de grimpe est à même de trivialement démonter cet axiome.

Non, c'est plutôt à cette bouille d'ado sur le retour, à ces mèches rouquines et rebelles au lever, à ce sourire ravageur quand il n'est pas sadique, à ces bras de déménageur (ou de pépiniériste, mais nous y reviendrons) que notre Apollon doit son succès grandissant auprès de la gent féminine. Enfin féminine, si tant est que l'on puisse considérer comme féminin un bipède ovidé à la puberté bubonnante, ricanant niaisement avec sa meilleure copine chaque fois que son regard grossièrement fardé croise les yeux de braise de notre protagoniste...

Charlie "La Hache" au naturel, une pose de pied typique de la "new age power Güllich generation", mais une coupe de cheveux bien à lui...

Charlie "La Hache", donc, possède, comme tous les super héros, des pouvoirs venus d'ailleurs. Seraient-ce ce gainage Chartrousin, ce serrage de prise Grenoblois, cette rage de croix dont il a volé le secret au quasi-liliputien Rackam ? Peut-être, mais c'est accessoire.

Non, ce qui a fait la réputation d'invincibilité de notre personnage, c'est le désormais célèbre "hurlement au souffle fétide". Vêtu d'un simple tshirt manche longue de mauvaise coupe made in Roumania, ou d'un pull aux couleurs improbables made in Kurdménistan, le "Justicier de la DDE" (rapport à sa couleur fétiche) adopte toujours le même modus operandi

- il pose sa main droite sur la tête de son adversaire, la manche du haillon débouchant telle un pot d'échappement au niveau du nez. 
- de sa main gauche, il écarte son col et plonge sa bouche dans le vêtement enguenillé à proximité de son aisselle. 
- il souffle de toutes ses forces dans la manche, expirant du tuyau ainsi formé une odeur macérée d'aisselle pas fraîche directement dans le tarin de sa proie. 
- dès qu'il peut reprendre son souffle, il accompagne cette combo mortelle (rond rond carré triangle sur votre  PS3) d'un hurlement strident "Rouuuuuuux Maaaaaaaaaaaaaaan !" signant ainsi de façon indubitable son méfait.

Une fois transformé en "Roux Man", rien ne semble pouvoir arrêter "L'ogre de la DDE" !

Jeu puéril d'un garçon plus tout à fait enfant et pas encore adulte, pensez-vous ? Bourrique écervelée tout juste capable de broyer de minuscules réglettes de bois sur le Güllich du CSU ? Ce serait se montrer bien réducteur quant à la personnalité de Charlie. Bien peu de ses jaloux détracteurs savent que notre homme est suffisamment fleur bleue pour travailler avec passion comme pépiniériste, en compagnie de sa toujours jeune génitrice...

Suffisamment lover pour chuchoter un timide "Je t'aime" à l'oreille d'une conquête de bar lors de leur première nuit ensemble, sur un mauvais pled dans le sable froid d'une plage plongée dans la nuit Corse...

Suffisamment impliqué dans l'économie de son pays pour acquérir des articles dont il n'a pas besoin, comme un radiateur d'occasion provenant d'un camion, uniquement dans le but de décorer la banquette arrière de feu son antique Laguna break tout en relançant la croissance...

Suffisamment humaniste pour dénoncer le travail des petits chinois des usines Nike en ne portant, hiver comme été, qu'une seule et mythique paire de "Doc" presque neuve malgré les nombreuses années d'utilisation intensive...

Malgré leur aspect délabré, ces reliquent s'arrachent à prix d'or lors de mises aux enchères organisées par "Bravo Girl!", "Ok podium !" et "Puberté magazine"...

Définitivement romantique, ayant malgré son jeune âge perdu foi en l'Amour, Charlie est, au delà du surhomme, un coeur à prendre, une âme à restaurer. Si une belle et pulpeuse jeune femme d'une petite vingtaine d'années se sentait l'âme d'une bricoleuse, nul doute qu'elle pourrait faire (re)naître de cette épave le plus fier des navires... A bonne entendeuse...

NDLR: à part le cliché des Docs, réalisé sans trucage, les oeuvres de cet article sont une nouvelle fois griffées "jouydesign.com". On remercie ce partenaire historique de continuer à nous fournir un travail de telle qualité ! 

dimanche 15 août 2010

Hulk Hogan is not dead !

Des semaines passées en Allemagne pour les épreuves de guide. Un goût immodéré pour le mauvais, goût, justement. Un sens inné de la dérision. Une passion secrète pour Rudi Völler. Une admiration sans bornes pour Nigel Mansell. Du respect pour Pierre Bellemarre. Il m'en fallait une, c'est une évidence. Depuis des années, j'en rêvais. Ein Schnurrbart. Une moustache. Les Teutons d'avant-guerre ne disaient-ils pas: « Ein Kuss ohne Schnurrbart ist wie Suppe ohne Salz » ? ("Un baiser sans moustache est comme une soupe sans sel", absolument authentique !)

Les contraintes familialo-socio-intimes m'ont longtemps barré la route de la barre de poils sur la lèvre supérieure. J'étais en quête d'un mobile, d'un motif, d'une excuse, d'un justificatif valable pour autoriser cette insipide frange pileuse à échapper à la lame vengeresse et implacable de mon Mach 3. Et puis la saison de canyon est arrivée, et la solution s'est présentée d'elle même. Comment se débarrasser des hordes de clientes sous le charme irrepressible de votre serviteur ? Comment éloigner la Suédoise pulpeuse dégoulinant de désir aux abords des vasques lorsque le lumineux moniteur déclame son speech humoristico-alarmant impeccablement rodé sur la sécurité ? Comment bouter hors de son espace personnel les Italiennes armées d'obus à en faire craquer leur bikini ? Comment refouler inlassablement les lolitas russes aux plastiques aussi parfaites que... plastiques, et au regard de b(r)aise ?

Une moustache pardi ! Le voilà mon prétexte en chêne massif ! C'est l'outil indispensable contre les buenasses ! L'arme absolue anti-bombasse ! L'abri anti-atomique par excellence ! Le tue-l'amour le plus radical jamais élaboré ! L'antidote contre les femelles en rut ! Ce n'est pas pour rien si les "spounz", grands amateurs de staches devant l'éternel, ont une démographie cataclysmique ! Pas non plus un hasard si les chinois sont aussi imberbes que productifs au lit ! Pour contrôler l'explosion démographique dans ce grand empire d'Orient, Coluche préconisait la sodomie: "Apprenez-leur le bon trou, qu'ils s'enculent ces gens-là !". Allons plus loin: rendons-la moustache obligatoire pour tous les Pékinois ! Mieux que le préservatif, et en plus t'as pas le Pape sur le dos !

Restait à savoir quelle forme donner à ce nouvel appendice décoratif. Là encore, le choix est vaste, même si, visant la laideur, pas trop moyen de se rater. Le fil de poils façon Dalì (trop raffiné), les belles bacchantes à la Nietzsche (trop long à faire pousser), le carré noir Adolf-staïle (inassumable depuis 1945), le rectangle fourni made in Magnum (intemporel, on est sûr de ne pas se tromper)... que choisir ?

Facile: simplement un truc qui me ressemble ! De qui, ou de quoi, ai-je vraiment l'air ? A quel célèbre possesseur de moustache m'apparente-je ? Une grosse quinzaine de secondes de profonde introspection et la lumière fut: la massivité de Hulk Hogan, terreur du catch des 80s, la prestance de Dennis Hopper dans "Easy Rider", le tout soupçonné d'une once de charisme de Bruce Willis dans "16 blocs". La preuve en images...

Hulk Hogan après une sévère cure d'amaigrissement est méconnaissable. Mais il n'a jamais été aussi affûté...
Realisé sans trucage. 
Attention: ne convient (vraiment) pas à un enfant de moins de 36 ans.


Au final, le constat de cette piteuse expérience pileuse est un échec cuisant: l'aimantation quasi-systématique des êtres humains porteurs du double XX est inchangée. On me trouve original, jamais vraiment beau mais rarement totalement laid, par contre cette autodérision bon enfant fait mouche. Il m'aura fallu trois décennies pour m'en rendre compte, mais il faudra s'y faire: il n'y a pas que le physique qui compte. Qui eut crû qu'un jour cela m'arrangerait ? 

jeudi 12 août 2010

La citacon du moment...

La grand messe aquatique estivale laisse peu de temps au moniteur d'escalade que je suis de coucher sur papier, ou sur pixels, les conneries orales qui pourtant fusent multi-quotidiennement dans le cadre du métier, ou du débriefing-détente intra-moniteurs en soirée autour d'une côte de boeuf garnie façon Auberge du Col...

C'est bien dommage, mais l'heure est aux rotations dans les magnifiques canyons du Sud Corse, aux visites de la famille en vacances, et aux trop rares journées de repos auprès de l'être cher. Bref, les articles chiadés, les photomontages, ainsi que les tubes planétaires (dont un déjà prêt dans les cartons), ce sera pour la rentrée, en espérant que mon nombreux public aura su m'attendre jusque là !

Pour patienter, un truc tout court et tout con dans la lignée des célèbres "noces de marmotte" pondues un été il y a quelques années (et qui n'avaient, me semble-t-il, reçues qu'un accueil tout au plus frileux pour ne pas dire glacial)...

Un mot aussi bon que son goût est mauvais (au sens propre comme au figuré ?), inspiré par l'eau limpide du Purcaraccia peut-être, mais surtout par la mésaventure d'un ami proche qui, j'espère, se reconnaîtra sans que j'aie à le nommer...

Il ne faut pas dire 
<< Femme fontaine, je ne boirai jamais de ton eau >> !

Même si, après coup, il est fort à parier que l'on ne l'y reprendra plus...

Pour le reste, ma passion dévorante pour les moustaches, sans doute inspirée par maître Yannick Guérillot, ainsi que l'éloignement forcé de ma compagne m'ont autorisé une petite fantaisie dont je rêvais depuis un bout de temps... rapide reportage photo sous peu !

jeudi 17 juin 2010

Le jour du Lesbros: "Opé-day" !

Il en a, comme beaucoup rêvé. Votre serviteur l'a fait ! Après bien des invités prestigieux sur cet essuie-fesse virtuel, voici à nouveau le tour d'un Voloboy patenté d'être croqué dans ces colonnes. Voloboy ? D'après "Le Petit Lansb-mag illustré" millésime 2010, il s'agit simplement d'un être qui est à Volodia Shashahani ce que les "Cocogirls" étaient à Stéphane Collaro ou les Claudettes à notre chanteur blondinet prix Nobel d'électricité dans les années 70.

"Opé-day": le jour du Lesbros ! Derrière ce slogan aussi astucieux qu'homophobe se cache avant tout une faute de frappe que, comme de coutume, j'ai préféré ne pas corriger... "Opé" au lieu de "Olé" donc, pourquoi pas ? Ca élargit le champ du possible, comme dirait Rocco Siffredi. En ajoutant un nom commun, laid et sale à ce trigramme, on obtient un autre nom commun autrement plus flatteur: "opéra". Superbe ! Et l'en ajoutant au résultat précédemment obtenu le nom, propre cette fois, d'une ville du Gers chère à Dieudonné, on obtient un nom commun multifacettes: "opération". Divertissant ! Et en réfléchissant un peu plus encore, on pourrait s'amuser ainsi à loisir avec des jeux de mots plus récréatifs les uns que les autres...

Malheureusement, nous ne sommes là que pour nous amuser... pas pour trop réfléchir. Intéressons-nous donc à un être aussi chétif qu'attachant, aussi beau que brun, aussi classe que discret: Olivier "Ole" Lesbros. 

Derrière ce prénom d'un classicisme mortel pour la génération de la seconde moitié des seventies se cache un personnage tout ce qu'il y a de moins habituel dans sa pratique de la montagne et surtout, dans l'évolution qu'a suivie sa carrière de "torcheur de pente". Car c'est exactement le terme qui pourrait caractériser "le Lesbros" des cinq premières années du siècle. Un infatigable cocheur de couloirs et autres faces en 5.x, dans la droite lignée du quatuor qu'il idolâtrait secrètement, isolé dans l'intimité de ses cabinets: le BLMS of course (ceux qui ont répondu "Nimp Crew" me copieront 100 fois l'intégralité de la rubrique "Regarder" de Lio Tassan de ces 10 dernières années).

Le cheveu brun et impeccablement coiffé, la tenue toujours nette et smart, le Lesbros est propre sur lui et ne s'accomode jamais d'un vulgaire "kosovar" (terme générique désignant un survêtement mal taillé et sur-usé façon Lansbo-Jouy) comme certains de ses anciens acolytes de la pente au look Yougo-Roumain. 

Chez Ole, on ne succombe pas aux modes éphémères du corps bronzé et sculpté, tiraillant les mailles d'un marcel blanc XXL désespérément trop ajusté... Point non plus de bombasses au cerveau contenant l'intégrale de la bibliothèque de Franck Ribéry, et au physique plus que généreusement armé en attributs propices à enflammer la gent masculine. Du classique, du traditionnel, du bien éduqué. Pas de faute de goût. L'éducation sans bavure, le charisme réel mais discret. En un mot, une certaine forme de classe.

Le bras se porte long et mince, pas plus épais que le "Nouveau Bescherelle" selon Manu le Folgoc... Le mollet est solide et haut, pas plus gros qu'une gousse d'ail transgénique, pour privilégier l'efficacité en ski alpinisme. Enfin, le cul est petit et ferme, comme les aime Magloire...

Pendant une demi-décennie, "the skier formerly known as Ole"* va écumer en couple la plupart des lignes les plus sérieuses de l'Alpe, devançant probablement les pionniers Valençant (mari et femme également) par le nombre et la difficulté des réalisations communes dans cette activité très spéciale qu'est le ski de pente raide. Les grandes gueules, la primeur, la virilité barbue, et la reconnaissance médiatique en moins. O tempora o mores !...

* hommage à Prince, pour les amateurs...

L'année 2010 sera pourtant celle de nombreux et tristes chambardements dans la vie de notre Olivier. Passons sur sa vie privée passée qui ne regarde que notre homme, pour citer les disparitions coup sur coup de deux de ses plus proches complices et excellents skieurs de pente cet hiver: Olivier Cordeuil et Nico Wirsching. Un choc pour la communauté du ski de montagne cuvettard, un séisme de grande amplitude pour notre autrefois-insouciant ami.

Préférant anticiper que subir, il délaisse les grands toboggans glacés qui ont fait sa renommée locale pour se lancer un nouveau défi purement sportif cette fois: les compétitions de ski-alpinisme. Les années ayant rendu possible le contact avec son idole d'antant, c'est en compagnie d'un autre grand des espaces blancs qu'il s'alignera aux tarlouzeries-collant-pipettesques de l'hiver. Pardon, je voulais parler des épreuves de ski-alpinisme. L'illustre Matt "La Bête" Bordin et Olivier en tutu sur des lattes de 55mm de large et pesant 300 grammes, qui l'eut cru ? Comme on dit "Lesbros m'en tambent", avec nos excuses pour cette contrepétrie discount...

Ils ont troqué leur arrogance, fierté, et palmarès sévèrement burné pour des combinaisons moulantes et un mépris total du ridicule. Qui a dit que les grands hommes ne mûrissaient jamais ?

Leur devise ? Elle est originale et complémentaire, à l'image du solide duo formé par ces deux ex-croiteurs:

Pour Opé, c'est un clin d'oeil à "Garçon George" et à sa nouvelle activité de prédilection: "Plus de peur que de mâle".
Pour Matt, on penche pour un sobre et très adapté "Plus de mâle que de peur". Une description plus vraie que nature qui lui colle à la peau mieux encore que son préservatif intégral orange et noir !

Lassé des railleries à répétition de notre équipe journalistique sur la circonférence Kate-Mossienne de ses bras (dont l'efficacité en escalade est pourtant très respectable), il fonde avec Lionel Tassan, multiple vainqueur du Lansbotouf, David Zikp, cible récurrente de nos chroniqueurs, et Manu-Le-Golfoc, grammairien amateur, un journal satyrique concurrent de Lansb-mag: "Tass-âneries".

Attaquant le L sur ses multiples conquêtes supposées dans le monde de la nuit grenobloise, il sera rapidement débouté pour accusations sans preuves, voire sans fondements... Lansb-mag en revanche, en outil de presse renommé ayant pignon sur rue, ne se livrera pas à pareille offensive sur la vie privée d'un homme, fût-elle futile ! (NDLR: J'aime bien ça, pas vous ?)

En revanche, nous lâchons en exclu pour vous chers et avides lecteurs nos gros soupçons sur UN seul "target" de notre ami: une certaine Maud C... Eh oui, le Grand Manitou ne peut pas être de toutes les manifestations sociales de la région, mais ses réseaux-ragots sont tentaculaires... Le premier qui trouve d'où sort cette rumeur, qui déterre la taupe quoi, gagne un Fulap de la couleur de son choix...

Parallèlement à ce que l'on pressent être un renouveau sentimental, que chacun lui souhaite aussi débordant en sensations que maladroitement dissimulé, Opé décide de pousser plus loin le concept des "activités à/pour pédales". Vélo à outrance depuis sa Chartreuse d'adoption, et, pour s'occuper les journées pluvieuses de l'intersaison... poterie ! Une connerie de plus pensez-vous ? Anti, et je le prouve... les flyers de ce Lesbros-new-age se trouvent jusque dans les gîtes les plus reculés du pays du Verdon:


Quoi qu'il en soit, en remerciement pour ses innombrables contributions de qualité à volo.com, en guise de bon courage pour ses nouvelles aventures plus terre à terre (poterie, tout çaaa...), souhaitons à notre  ami bon vent grâce au triple L: Long Live Lesbros !

dimanche 23 mai 2010

Robin en Bois ou le Old Crimpeur oublié...

C'est bien connu, les journalistes disent n'importe quoi, et sur un ton généralement péremptoire enflé de certitudes branlantes qui plus est. En ce sens, Lansb-mag ne fait pas exception à la règle. Bien au contraire. Là où nous plaçons la barre encore plus haut cependant, c'est que nous vomissons parfois sur des gens que nous ne connaissons même pas. Nous, nous disons n'importe quoi sur n'importe qui, n'importe quand. Mais, différence notable, nous le faisons bien. Du moins en avons nous la prétention. 

L'homme dont il est question aujourd'hui a été sacrifié sur l'autel de la célébrité par ses amis, camarades, co-nimpeurs, vautours, skateurs, applelez-les comme vous voudrez. 

Il était plus que temps de réhabiliter cet authentique martyr dans nos colonnes...

"And today's guest is..." (roulement de tambours)... (tambours encore plus fort)... (les mecs aux tambours grimacent)... (tambours au taquet !)... (cimbale libératrice !)

"Ladies and Gentlemen, let me introduce the woooorld famous and legendary...
Robin "Rob Roy" UUUUUUUUUUtzman !"

(silence)

Merde, normalement c'est (foule en délire) !

Essayons encore: 

Robin Utzman. 

(assistance demeurant interrogée)

Le très secret et intriguant Robin Utzman dans un style de pente raide terriblement "2000s": le culte du nimp-virage à son paroxysme !


Les plus célèbres BLMSologues (Professeurs agrégés JP. Renaud & L. Grenet pour ne citer qu'eux) n'ont peut-être jamais entendu ce nom d'obédience savamment teintée de judaisme, c'est vous dire ! Alors, quelqu'un dans l'assemblée ? Robin Utzman ? Non ? Décidément...

Alors pourquoi ? Pourquoi avoir initialement intégré cet illustre inconnu au trio en devenir de la Nimp Crew ? La réponse est pourtant simple, nous vous la présentons en exclu depuis les archives nationales du BLMS, récemment déterrées par des archéologues isérois... Cette conversation a été datée à la "Connerie de 14ème degré" plus communément connu sous le nom de C14 et pourrait remonter au du tout début du siècle... 

Pour nos lecteurs les plus incultes, la section Défense de la Langue du Lansb (DLL, rien à voir avec un quelconque terme informatique barbare) de LM, présidée par Raymond B., précise que les indications en italique sont des didascalies... Toi aussi, prépare ton bac Français avec Lansb-Mag !

Génèse de la Nimp Crew selon Saint L. (ouah !)
Livre I, Chapitre XII

La scène se passe dans la salle principale d'un restaurant d'une chaîne mondialement connue dont l'enseigne rend, dans tous les pays de la planète, un vibrant hommage à un éminent membre fondateur du BLMS... 

Les protagonistes sont attablés, les doigts et les lèvres luisants de gras. La plupart du temps, leurs bouches sont pleines et leur silhouette avachie est courbée vers leur plateau sur lequel ils piochent de la bouffe aux hormones presque sans discontinuer...

Nat: "Bon, avec Jérôme, François, et moi, on est trois... c'est pas mal non ?"
Le Jouy (objectant, ses joues roses gonflées par une bouchée trop grosse): Voui mais au béhèlème-effe ils fffont 4...
Le Ging' (l'index en l'air): ...et en plus ils sont forts...
Le Jouy (ayant enfin dégluti): ... et en plus ils sont beaux...
Nat (façon Perceval de Kaamelott): C'est pas faux...
Le Jouy (la voix en pleine mue pubertaire): Il nous faut un quatrième, pas à chier... et beau si possible !
Le Ging' (l'index et le pouce levés cette fois): Et fort aussi... ça fait beaucoup !
Le Nat: T'es marrant toi, on a fait le tour de nos connaissances, on n'est que trois à vouloir être potes...
Le Ging': ... sinon je connais un gars sympa, prof de sport à la fac, bien motivé pour torcher et qui...
Le Jouy (l'interrompant violemment): Si c'est encore pour nous refourguer ton bouffeur de gouda chétif qui assassine les insectes à grands coups de raquette tarlouzesque overlight, tu peux te le garder... on le prendra à la limite que si on trouve personne d'autre ! Et encore !
Nat (Perceval...): C'est pas faux...
Le Ging': Bon... sinon j'ai un autre gars, sympa aussi, costaud en plus, Robin; je l'ai croisé en ville une fois !
Nat & le Jouy (interloqués): C'est qui lui ? Il skie au moins ?
Le Ging': Ben ouais, enfin je crois. Ca peut pas être pire que le L de toutes façons non ?
Nat: C'est pas faux...
Le Ging': En plus il est super grand, il doit pas pouvoir chausser des blades, ses pieds déborderaient !
Le Jouy: Ouais, ça lui ferait au pire des patins à glace ! Ha ha !
Nat: C'est pas faux !

Bip bip bip bip !

Nat & le Gingreau: c'est quoi ce truc ?
Le Jouy (énervé mais rougissant): rien, c'est ma mère qui me "bipe" sur mon "tatoo"... ta putain de tribu garde le contact avec vous...*
Le Ging (disjonctant littéralement): T'as qu'à lui dire pour rigoler qu'on lui chie dans la bouche !!!
Le Jouy (recrachant son big-mac à moitié mâché sur son plateau déjà carnagé): Abo ! Pas drôle en plus, pas total respect man là yo !
Nat: C'est pas faux là !
Le Ging': Boah vous captez rien à mon humour, je suis trop en avance sur mon temps, vous verrez, dans une demi-douzaine d'années, ça fera marrer tout le monde ça !
Le Jouy (rassemblant les morceaux de burger éparpillés et les réinsérant illico dans son gosier): Faudra vraiment être demeuré pour rigoler à un truc auchi vulgos... scrontch scrontch monch
Nat: C'est pas faux...
Le Ging': Bon alors on le prend le Rob ? Je le texte via mon "tam-tam" ? Attends, je lui fais une blague: "J'ai ton parachute, où est mon sac à dos ?"*
Le Jouy: T'es sûr qu'il voudra s'associer à nous ? L'est encore foutu de dire non, pas forcément fou ton camionneur !
Le Ging': On va pas lui laisser le choix, on va même faire plus simple et rien lui demander ! Rédige un portrait rapide à la con, mets-le en ligne sur le site, avec un peu de chance il s'apercevra de rien ! Et hop, la Nimp Crew est aussi un quatuor ! BLMS beware: here we come !
Le Jouy (tout excité): Ouais ! Yo man back side flex kick grab 720 mac twist !
Nat: Ouais, on va les taper les 4 "tapés" ! A nous la gloire, les parutions Rider-Magazine, les Volo-apéros, les Buenasses, les motos et les caisses sportives ! On est les meilleurs !
Le Jouy & le Gingreau: C'est pas faux !

Alors, ce Robin Utzman...Robin des bois des temps modernes ? Les pauvres Crimpeurs en manque de médiatisation lui ont volé une partie de son identité pour lutter à armes "égales" avec le quatuor le plus en vue du début des années 2000, dans le but de devenir riches et célèbres eux aussi. "Robin en bois" serait-on donc plutôt tenté d'écrire, tant son absence de la scène médiaco-grenobloise aura marqué les esprits... et tant tenter le jeu de mots est tentant ! Tant et si bien que tenter c'est bien mais avons-nous tant le temps ?


Qui es-tu réellement Robin Utzman ? 
Skieur mystère à la liste de buts factice ? Possible... 
Torcheur de pente véritable et exceptionnel, exilé dans l'arrière pays Niçois pour "croiter" au calme dans le Mercantour ? Probable...
Ou encore malheureux pantin articulé par trois autres Crimpeurs complexés ? Qui le sait vraiment...

Toujours est-il que devant le manque que tu as créé, tes trois "amis" de la cuvette ont finalement dû se résoudre à sortir du banc de touche et à titulariser le désormais connu et reconnu David Z. Un "mâle" pour un bien pourrait-on dire. Dommage... car Robin, tu avais toutes les qualités pour permettre à tes acolytes de lutter avec la divine référence de l'époque: le BLMS: la taille et la force du B, la coiffure du M, le matos du S... et le style du L millésime 99-2000 ! Dommage en effet, je suis sûr qu'on se serait entendu à merveille !

Vous étiez forts à la Nimp Crew. Vous n'étiez pas les meilleurs, pas loin certes...mais vous étiez forts...

* spéciale cace-dédi aux 90s-lovers !

mardi 11 mai 2010

"Les Experts Grenoble" mieux que ceux de Miami ?

C'est en amateur éclairé des séries américaines que les chaînes nous servent jusqu'à plus soif à longueur de soirée que je fondais les plus grands espoirs dans les capacités d'enquête de notre chère (au sens propre) police nationale...

Pensez donc: un quart de poil de cul exhumé sur un cadavre putréfié enterré depuis 30 ans dans un terrain vague désaffecté, et à la fin de l'épisode, soit à peine 52 minutes plus tard pause pub comprise, le coupable, vieilli d'un gros quart de siècle et se terrant depuis son méfait dans le trou du cul de la Moldavie orientale, est enfin tiré par les oreilles et placé sous les verrous !

J'étais donc rempli d'espoir lorsque, délibérément fauché par un automobiliste ayant pété les plombs et mon scaphoïde gauche par la même occasion, je m'en allais porter plainte chez les homologues franchouillards de ces "Experts" dont TF1 et consorts nous relatent les exploits à tour "prime time". Erreur ! Il faut dire que j'avais placé la barre assez haut côté pièces à convictions:
une victime (moa), un certificat médical en bonne et due forme décrivant les préjudices corporels inhérents au sinistre, la plaque de l'agresseur, et pour compléter ce pack "Les Flics pour les Nuls", un témoin en chair et en os (non cassé lui) flanqué de son précieux numéro de téléphone ! Du caviar quoi !

Avec ça, Jack Malone ne se lève même pas le matin, il confie l'affaire au stagiaire boutonneux affecté aux 'stocopies et c'est torché ! Mais à Grenoble, certains n'ont pas la lumière à tous les étages et plus d'un mois après les faits, no news... normal paraît-il. Lourdeur de la mécanique judiciaire, surcharge des fonctionnaires, etc... Mouais. N'empêche que pour une fois qu'on souhaiterait qu'ils fassent correctement leur boulot et qu'ils communiquent un peu sur l'avancement, on est un tantinet déçu...

Néanmoins, à quelque chose incompétence est bonne. Loin de nous les "Experts", nous l'avons vu. A Grenoble, c'est plutôt "FBI (Fucking Bloody Infractions): portées disparuees" ! En relevant mon courrier ce matin, mon coeur s'emballe à la découverte d'une enveloppe officielle "Ministère de l'Intérieur" à déchirer des deux côtés, missive familière et redoutée de mes yeux de délinquant routier multi-récidiviste (pour employer des termes qu'un tribunal de police pourrait attribuer au passionné de pilotage ciselé que je demeure)... 
Merde, me dis-je, en l'ouvrant nerveusement et en la scrutant rapidement d'un regard épileptique: les mots permis de conduire apparaissent en gras et à plusieurs reprises: ça y est, mes précieux jokers ont enfin été décomptés, me voici piéton pour de bon...  Merde... mais en fait merde, j'ai mal lu, tout nerveux que j'étais comme le suspect qui se sait coupable et coincé ! 




"Merde ! Ces cons-là me rendent mon permis ! Vierge, 12 puntos flambant neufs ! Ca ne m'étais pas arrivé depuis 1998 et mes premiers retraits sur les routes Albigeoises au volant de ma fidèle Saxo VTS ! J'espère cependant que ce n'est pas le signe que ces abrutis de footeux vont gagner la coupe du monde ! Je suis ému, enfin presque !"

Chers lecteurs, c'est écrit noir sur blanc sur l'inestimable document ci-dessus: je n'ai plus effectué d'infraction susceptible d'un retrait de points depuis le 29 avril 2007 ! Ah bon ? Jetons un rapide coup d'oeil dans le rétro de 2009 pour ne citer que cette année là: 7 octobre, dépassement ligne blanche et rencontre honorifique avec le vice préfet qui m'arrête en personne alors que j'allais jumper à Gap avec le Jouy. 16 mars, radar mobile sur l'autoroute à Meylan. 30 mars, un brave +30 vers Sisteron. Etc... oubliés, cramés ! Peut-être simplement en retard. En attendant, ces points (et les autres) seront hypothétiquement décomptés d'un total de 12, ce qui me laisse plus de marge que les quelques maigres unités restantes jusqu'alors...

Enfin une bonne nouvelle après ce mois psychologiquement difficile pour moi, et surtout pour les autres, qui doivent supporter un L frustré tel un lion en cage, ou plus modestement un hamster dans une cagette... Comme dirait le publiciste de Carrouf, le positif est de retour ! En attendant que votre prétentieux serviteur le soit aussi... Et puis les points, c'est comme les sous, il faut les dépenser ! A cette occasion je vous donne rendez-vous très vite sur ma terre de prédilection: la Corse. A moi les travers à Orezza, les enfilades à Ortale, les dépassements ligne blanche à Aleria, les freinages de débile à Rumitoriu ! Hep garçon, tout ça sur ma note, ça me fait plaisir: je viens de recevoir ma paye ! 





dimanche 9 mai 2010

S'PUTE de Val' : ma Val' est une pute !

De longs mois d'absence ont probablement et légitimement égaré le mien public, sans doute las de consommer popcorn et touches F5 en pagaille dans la vaine attente de quelque bon mot ou d'une hypothétique vidéo... L'heure n'est plus ni aux excuses, ni aux longs paragraphes d'explications, ni encore aux reports de responsabilité plus ou moins fondés ("C'est la faute au Jouy qui livre pas les photomontages à l'heure").

Non, chers amis et lecteurs (le pluriel est-il d'ailleurs encore de mise ?), c'est sans autre préambule et le bras plâtré depuis un mois que je vous livre ce nouvel article, qui devrait (conditionnel de rigueur, évidemmous) précéder sous peu une nouvelle chansonnette filmée sans grande prétention artistique mais qui j'espère amusera la population des grimpeurs de la capitale des Alpes. Un truc dans l'esprit "Viguena" pour nos plus anciens fans. 

Vous le voyez, la source ne se tarit pas, les idées bouillonnent encore, mais l'état d'esprit actuel n'est pas toujours au beau fixe pour vous livrer connerie sur connerie au rythme des éjaculations d'un ami agrégé de mécanique lors de ses grandes années ! Un garçon aussi précoce intellectuellement que physiquement vous l'aurez deviné...

Vous le savez, une connerie s'écrit et se déguste l'esprit et le corps détendus, Ray-Ban vissées sur le crâne, sourire débile aux lèvres, regard rêveur, une bière fraîche dans une main et une buenasse décérébrée dans l'autre. A moins que ce ne soit, pour les membres dirigeants du PS, une pétasse d'un côté (spéciale dédicace à DSK) et Frêche en bière de l'autre...

Mais trève de disgression hors-sujet, à un mois du bac de philo cela fait mauvais genre. Vivre avec une professionnelle de la géologie et de la biologie a ses avantages: au delà de son expertise incontestable en anatomie humaine, vous découvrez au fur et à mesure de vos pérégrinations bien des choses sur la nature. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager mon panel de connaissances nouvelles...

Les "céphalopodes", par exemple, sont des animaux ayant leur cerveau sumontant directement leurs pieds, stricto senso. On peut citer notamment les pieuvres, voire les footballeurs les plus doués. En effet, certains étant carrément privés de ce précieux organe de réflexion, n'entrent pas dans cette classification. Selon "wikispecies" par exemple, Frank Ribery est un "prostitopode" de la plus pure espèce. 

Un poulpe, céphalopode patenté...

... suivi d'un morueopode baisé !
source: http://www.blogteam.sport24.com

Les "gastéropodes", pour faire simple, ont l'estomac lié aux pieds. Les membres de cette catégorie d'animaux les plus connus sont les escargots, ou encore le L et le Jouy se dirigeant vers le KFC le plus proche un jour de grand faim.

Tout le désespoir du gastéropode au taquet... *

... et réciproquement du taquetopode en gastro !



IMAGE CENSUREE PAR UN EX-AMI QUI HABITUELLEMENT N'AVAIT PAS FROID AUX YEUX (ni ailleurs)... O tempora o mores !

* pour les fans d'escalade, une boule de magnose en cadeau à celui qui retrouve la ligne associée à ce mythique commentaire dans le sempiternel topo de l'agglomération Grenobloise...


Cependant, l'animal dont nous allons étudier l'oeuvre aujourd'hui est membre des "céphalanus". Les plus vifs d'entre vous n'auront probablement pas besoin de plus ample explication, mais Lansb-Mag se veut également accessible à ceux qui, de par leur origine, ne maîtrisent peut-être pas encore parfaitement la langue de Molière. Saluons à l'occasion un prof de gym néerlandais ou encore un jeune papa tunisien...

Un céphalanus est donc un être ayant son orifice d'alimentation très proche de son appareil excrémental... Le "Franciscus", de son nom latin, appartient à n'en pas douter à cette savante classification, et nous le prouvons en images: oui, à force d'avoir sa caboche entre ses fesses, notre ami a des poils de cul sur le crâne !

Il rejoint dans cette catégorie l'incontournable Mouskif, le célèbre félin chartrousin d'Analbator:



Mouskif se met littéralement la tête dans le cul: une maîtrise totale partagée par son compagnon et propriétaire, deuxième dan de léchage de cul selon certaines...

Jeune homme de 36 ans aussi passionné que talentueux, Fan6cus dit "De la Playa" est malgré la "céphal-ânerie" précédente difficile à classer dans une seule case de par sa grande polio-valence. A défaut de case, nous nous contenterons donc de le mettre en boîte...

Tout d'abord, comme la plupart des "céphalanus" les plus évolués, il parvient non seulement à avoir sa tête dans son propre arrière train, mais aussi dans celui de la plupart de ses congénères possédant un sexe opposé au sien et au pire modérément épilé... 

Touche à tout (et à toutes) quasi génial, Fran6cus sait tout(es se les) faire: prolifique ingénieur et original inventeur la nuit, "railledeur" snowboardiste collectionneur de derbys l'hiver, cycliste tout terrain et fixiste l'été, mais aussi bricoleur hors pair et bouffeur de moule insatiable en toute saison. N'hésitant pas à disquer et souder des vélos entiers dans le couloir de son immeuble, Fran6scus fait hypno-halluciner les autres habitants de son étage à grands coups d'étincelles, de graisse, et d'outils éparpillés sur 10m autour de sa porte. Ingénieur de formation, il compte à son actif plusieurs années d'expérience asiatique en gestion de projet, goûtant jusqu'au proxénétisme et devenant par là même un expert du B to C (Bitch to Customer). Aimant associer ses passions à ses qualités de designer, il finit par allier ce vécu de con-sultant à ses projets créatifs les plus novateurs pour créer SPAD de Ville, une entreprise hype de matos pour cycliste urbain homosexuel.

L'origine de ce nom intrigant ne l'est pas moins: il aurait vu le jour au cours d'une soirée des plus arrosées de l'union patronale Grenobloise. Francis Ku(nt)s, sans doute plus tout à fait clair, aurait violemment invectivé le souvenir douloureux d'une de ses innombrables ex-partenaires copulatrices: "S'pute de Val !" (voulant selon toute vraisemblance traiter de femme de petite vertue une certaine Valérie). Béatrice F., présente également en tant que dirigeante de l'agence photographique que l'on ne présente plus Sole Lansbis, imbibée elle aussi, aurait fait remarquer que cela offrait une contrepétrie rigolote: "S'pad de Ville". Hilarité générale de l'assemblée. A ce jour, personne n'a réussi à trouver ça drôle sans un grammage sévère, mais l'idée est restée: "SPUT de Val: Ma Val est une Pute !"

Bref, tu es jeune, branché, tu aimes le look de Michel Berger, faire du vélo en ville sous la pluie, ne pas mouiller ton marcel Celio à 4 eurs ni ton survet' de kosovar à 7 eurs ? Ta ville, c'est un park ? Alors fonce chez SPAD, tu rouleras stylé, hype, sobre et classe; c'est "fraîcheur" comme on dit dans les cercles gays parisiens branchés les plus étroits !

Certes, certains produits peuvent paraître un peu dispendieux pour la rape que tu es... écoute donc une des citations les plus célèbres du boss Fran6 au sujet d'objets bien finis mais pas forcément bon marché:

"Si c'était facile et pas cher d'avoir la classe, tout le monde l'aurait !"

PS: SPAD de Ville sponsorise l'ensemble des Muridés, dont les réprésentants les plus célèbres sont les hamsters. Ben ouais, leur ville, c'est un putain de park avec une roue qui couine, un bac à merde, et une soucoupe de graines...