jeudi 13 octobre 2016

Du "B" au "Rainbow Warrior": le grand Aicar !

Il est des moments de la vie dont la rareté et la félicité touchent au divin; des fulgurances où les planètes semblent alignées, où les astres brillent d'un même feu, où les Dieux s'accordent pour offrir puissance et gloire à un être d'exception, touché par la grâce, qui se trouve d'un coup ébloui par les projecteurs boréals.

Le genre d'instant magique où le L envisagerait de déguster une salade bio, où le Jouy arriverait à être silencieux, où Eric The Pink serait presque marrant, où David Zjikskp torcherait Mike Tyson au bras de fer, où la tenue d'un "traileur" (nm: homosexuel sportif du XXIème siècle selon le Larousse) ne serait pas totalement ridicule. Bref, un arrêt sur image epsilon-esque de l'espace temps.

Le nouveau boss mondial de la pédale sur le point de broyer la main d'un officiel, sous l'oeil envieux d'un fan Pantanesque et d'un nostalgique de la Rabobank

Voilà donc notre B national (euh non, international du coup) tenant du titre mondial de l'épreuve en ligne du cyclisme sur route. Non mais sans dec' ça claque ça ! Fuck la dénomination "des entreprises d'énergie", si bassement réductrice. L'ENSIMAG, éleveur de champions ? On est tentés de répondre par l'affirmative, même s'il aura fallu attendre une éternité pour trouver un successeur à Pascal Gilgenkrantz, vice-champion du monde de vélo artistique 1998 (anecdote tout à fait authentique, le nom et la discipline de Pascal sont certes loufoques, mais c'est pas fait exprès...)

Ce sacre planétaire est donc l'aboutissement d'un talent incontestable et débordant, gâché depuis presque deux décennies dans le monde perclus et sclérosé de l'informatique industrielle.

Soyons clairs: un aiguillage différent à l'aube du nouveau siècle aurait à coup sûr privé Alberto "Clenbutérol" Contador et Christopher "Mégawatt" Froome de quelques lauriers sur la grand-messe estivale du deux roues... Et la lutte avec Lance "Je suis triste pour les gens qui ne croient pas aux miracles" Armstrong, eut été passionnante. Et l'histoire même de ce sport très probablement magnifiée. Pas moins.

Les historiens cyclistiques voient là une perte aux répercussions comparables à l'une des dates clé du XXème siècle, le 5 juin 1999: l'exclusion giresque du Dieu de Cesenatico, l'immensissime Marco Pantani.

En attendant, notre Bordiño a su mener une carrière d'ingénieur et ne pas dépareiller dans la prestigieuse liste de world champions sur route: Lance, Abraham, Luc, Laurent, Oscar, ou encore Peter. Notre inoxydable et blondissime Musclor s'insère avec élégance et vista dans la continuité de ses glorieux prédécesseurs.

Sportivement parlant, le B est un redoutable guerrier, et le voici désormais drapé d'une belle tunique arc-en-ciel, propre aux membres du très sélect club des couronnés mondiaux.

Il n'en fallait pas plus pour vous présenter son tout nouveau surnom qui coule de source: "Rainbow Warrior" ! A noter que ces nouvelles initiales, RW, décrivent également ses devises: "Ride n' Win" ou encore "Regarde mes Watts" !

Le néo Rainbow Warrior semble donc insensible aux ravages du temps, et la patate outrancière que développent ses guibolles hypertrophiées demeure toujours l'un des sujets de thèse préférés des meilleurs étudiantes en biomécanique et physiologie.

Lansb-Mag aimerait ici rappeler qu'il fut un précurseur en la matière, souvenons-nous de l'article que nous avions consacré à la Bordinoïde (molécule découverte par le Professeur Nathanaël Schnorkel, ce qui lui avait valu le prix Nobel de biologie en 2005). A relire ici, avec plaisir et nostalgie: Tout sur la Bordinoïde...

Evidemment, le gratin international, lié ou non au monde du sport de haut niveau, a enflammé le célèbre petit oiseau bleu pour rendre hommage au nouvel empereur de la petite reine. Voici un florilège de réactions emblématiques:

A tout "saigneur" tout honneur, le triple vainqueur du Tour Chris Froome s'est montré impressionné par les datas physiologiques du monstre de Poisy, dévoilées par le collectif Russe "Fancy Bears", célèbre pour avoir révélé "l'asthme" de Sir Bradley Wiggins...

@chrisfroome: "What the fuck ??? WATT ? the fucker !"

La toile salue respectueusement l'avènement de celui qui développe plus de couple que sa Clio Estate...

@VincenzoNibali: "Ma troppo forte il Bordinisssssimo !"

@miguelindurain: "Prudencio est mère de sûreté" (rien à voir mais ça me fait marrer)

@JeromePastre: "Bravo Matthieu ! Tu n'as pas vu mes cours d'algo nu, c'est pour mon fils..."

@janullrich: "Der B überalles !"

@karodemotus: "Top mon Matt ! Pense à prendre du pain en rentrant !"

L'illustre géniteur du maître du bicycle a tenu à souligner en personne la performance de sa progéniture. Raymond donc, lui-même triple champion d'Europe Senior d'anagrammes par équipes, y a été de son hobby préféré pour défendre son fils des accusations de dopage que ne manqueront pas d'émettre les compétiteurs écrasés par la B prestation...

@raymondbordin: "No champi du démon pour mon fils, il est clean !"

Même le très taquin et peu loquace Salah Abde a jeté un slam pour le B (assez fine, lecteur de base relis la phrase pour ne rien rater):

@salamalikum: "Ji sors di mon silence por filiciter li B ! Ah le L Ak B ar !"

Enfin, l'ex-équipier et mentor, le longiligne, rapide et quasi-poétique JP Renaud a fait dans le sobre et l'efficace:

@jprenaud (champion du monde potentiel des 50-60 ans): "Borzdatzetop !"

Au delà du microcosme sportif, les plus belles plumes contemporaines se sont fendues de textes à la gloire de la Bête, gravant davantage la perf extra-terrestre de la machine Iséro-Savoyarde dans le marbre.

Booba s'initie ainsi à l'allllllitération avec son tube "Booba Big up au Bon B", Joey Starr en remet une couche avec "C'est d'la bombe B B !", alors que le très "rive gauche" Florian Zeller (surtout connu pour sa magnifique compagne Marine Delterme que nous saluons ici) nous livre en exclusivité un extrait de sa prochaine pièce, intitulée "Au sommet du monde". Attention aux fans d'alexandrins, parfois, ça rime !

Au sommet du monde, acte 8 scène 12

Deux mecs sont accoudés au zinc d'un vieux bar de village à Mouilleron le Captif, en tenue de vélo. 

Matthieu (sorte d'Apollon moderne, fringué comme un roumain au feu rouge avec un ensemble dépareillé Maxifouille/GEG)

"Dis-moi bambin, Direct Energie ça fait dans le renouvelable, hein?"

Thomas (Strasbourgeois élevé dans les îles arborant un bel ensemble cuissard/maillot aux couleurs de l'équipe Direct Energie)

Bien sûr toi ! Mais pourquoi, beau blond au ton narquois ?

Matthieu Alors de nous deux à vélo je suis plus fort, me fous d'où tu viens, ranabat' d'où tu sors !

Thomas: Tu veux rire ? Sur le Tour j'ai 20 jours en jaune, j'te ferais dire !

Matthieu:  Va t'faire Albert ! Tu habites la Terre, tu bosses dans le nucléaire, tu restes forcément derrière !

Luc Plamondon aurait déjà pré-acheté les droits pour faire en une comédie musicale, "Ramsès II Roues". Brad Pitt aurait été approché pour tenir le premier rôle.

Enfin, la commune de son enfance célèbre également sa Majesté aux aux roues carbone: Rumilly a ainsi débaptisé l'impasse Francis Heaulme pour y apposer l'enseigne sobre "Chemin du Rainbow Warrior - Demiurge à roulettes du XXIème siècle".

Sur la place du village, une statue de bronze, coulée par l'Institut Rhône Alpin des Incontinents, sera édifiée pour immortaliser le champion. L'appel d'offres est d'ores et déjà lancé, Bouygues et Vinci se battent bec et ongles pour obtenir le marché de fourniture du béton pour le socle. L'oeuvre est annoncée pharaonique, les travaux pourraient s'étaler sur plusieurs années.

Pour conclure, une question brûle déjà les lèvres humides des groupies du King of the Clou: sera-t-il au rendez-vous l'an prochain pour défendre son sceptre ? La réponse fuse: aicar-aimant !

samedi 24 janvier 2015

Les seigneurs du cerceau

Que ceux qui s'attendent ici à un texte purement humoristico-humoristique dans la grande tradition maison s'arrêtent de suite. Aujourd'hui je rends aux rois du bitume un hommage  aussi appuyé que les freinages de trappeur dont ils m'ont gratifié sur les routes hivernales du Monte Carl' 2015. Ces quelques lignes aussi travaillées que les trajectoires d'un Maxime Bertrand tout juste pubère  aux commandes d'une vieille Polo ne se destinent donc pas forcément à mon public "habituel" (même si ces "fidèles" ne se mettent sous la dent qu'un mauvais billet annuel, au mieux, je sais).

Le tracé
Voici donc les impressions du conducteur d'un break germanique plutôt rapide sur les plus fines gâchettes routières de la planète. 

Le Monte Carlo 2015, épreuve inaugurale classique du championnat du monde WRC, fait donc étape à deux pas de mon terrain de jeu hivernal. 8 spéciales regroupées au Nord de Gap, à 50 bornes de Grenoble pour la plus proche. Temps gris, très froid (jusqu'à -4°C), plongeons nous donc avec délice dans l'ambiance du WRC moderne à l'occasion de ce prestigieux rendez-vous. 

Le "milieu" est hostile: températures négatives, taux d'humidité élevé, un peu de bise, et sans bouger, les onglées ont guetté le public toute la journée...

Prenons les choses à l'envers, c'est à dire par ordre inverse de passage. Les (toutes) petites autos ne sont pas forcément ridicules, même les rigolotes Twingo R1, très peu modifiées et disposant d'environ 130 poneys, sont capables de beaux passages, surtout quand elles sont confiées à des jeunes pilotes en devenir. On trouve aussi de vieillissantes C2, et même, pour le folklore, un illuminé qui a engagé une antique et bourgeoise 147 !

Les R2 (208, Clio d'environ 180-200ch) sont également pilotées par des gars d'un talent très variable, du bon jeune brouillon mais agressif au gentleman driver qui se fait plaisir et qui, parfois, donne vraiment l'impression de se balader. Certains spécimens prennent des valises de plus de 4' en 15 bornes sans ennui technique, je trouve que ça fait vraiment beaucoup, et ça se voit... L'ouvreur de luxe "Big Bang" Bengué dans la Mégane RS "zéro" full stock donne l'impression de passer plus fort, et c'est probablement le cas.

J'ai été un peu déçu par le "gros" de la troupe (je ne parle pas de Daniel Elena), en majorité des DS3 R3 ou Clio R3, des machines déjà évoluées pourtant. Le niveau est très inégal et ces tractions motricent mal dans la gadoue iséro-haut-alpine... Bref ça fait du bruit mais ça ne donne pas vraiment l'impression d'avoiner, même si les chronos s'avèrent tout de même intéressants. Evidemment, le contraste avec les grosses voitures que l'on voit débouler dans les premiers fausse probablement le jugement du spectateur...

La catégorie WRC2 regroupe des autos (Fiesta R5, DS3 R5, Peugeot 208 R5, quelques vieilles Skoda S2000...) sérieuses et abouties (environ 280ch, 1.6T très coupleux, traction intégrale) qui ressemblent à des "petites" WRC. 

Ca marche très fort si c'est bien mené, et on a vu il n'y a pas si longtemps un certain Ogier, rongeant son frein en attendant l'engagement officiel de VW, signer des exploits fracassants (dont quelques scratchs) au volant de ce type d'engins. Elles dévorent le bitume juste après les tous meilleurs (en gros entre les 15ème et 25ème place), ça reste impressionnant mais il est net que ça passe moins vite, que ça brasse moins d'air que les protos des stars... 

On est grosso modo au niveau du championnat de France, le double tenant du titre Julien Maurin évoluant dans le peleton de tête de cette catégorie, comme Stéphane Lefebvre et Eric Camilli entre autres. L'antichambre de l'excellence en quelque sorte...

"Dieu" en action, un mètre à l'intérieur de toutes les autres trajectoires. Et 15" de gagnées en 15 bornes au sortir de l'ES3, CQFD !
Enfin, les vedettes du championnat du monde. Dans le déroulement d'une ES, ce sont les équipages prioritaires, on les voit rouler en premier. Il en découle une sensation compréhensible de fadeur quand le reste des concurrents défile par la suite, mais c'est le jeu. 

Zoom sur les autos: les WRC modernes démodent indiscutablement les machines des années 2000 (206-307 WRC, C4, Focus RS, etc...) et font passer les anciennes références (Mitsu et autres Sub) pour des caisses de beauf fleurant bon les 90s ! La Polo, la Fiesta, la Hyundai, et dans une moindre mesure la DS3 (la plus ancienne de conception, 5 ans déjà) sont de magnifiques monstres de route. Bas, très larges, ramassés, compacts, ces bijoux chiffrant plusieurs centaines de milliers d'euro sont vraiment le fleuron de ce que sait produire l'humanité en matière de course sur route.

Le Prophète... en son pays !
Les gladiateurs maintenant: ils sont une petite dizaine sur Terre à disposer d'un volant officiel pour disputer tout ou partie du championnat du monde (3 chez VW et Citroën, 2 chez Hyundai et Ford). Une élite encore plus restreinte qu'en F1. 

Une fois l'un de ces très exclusifs équipages "usine" (ou l'un des rares excellents privés) engoncé dans les baquets d'un tel outil, on a devant les mirettes, presque à portée de doigt, ce qui se fait de mieux en matière de rallye mondial. Et ça dépote grave. En vidéo, le magnifique équilibre général de ces homologations dernier cri (admirablement suspendues, chassis optimisés, moteurs pleins à tous les étages) masque la vitesse réelle de passage. Il n'y a qu'au bord de la spéciale qu'on se rend vraiment compte de l'allure supersonique de ces missiles sol-sol !

Tous les top drivers sans exception sont propres, agressifs, engagés. J'ai choisi les SS3 et SS6 pour passer ma journée: je me positionne en premier lieu en début de spéciale dans une épingle assez large faisant suite à une enfilade humide de courbes rapides; par la suite, j'opte pour la toute fin du tronçon, une longue ligne droite asséchée se terminant par un droite se refermant recouvert de boue. Une section ultra rapide, par souci de contraste.

A chaque fois, le passage des 10 meilleurs équipages WRC est un ballet inoubliable. Autant certains amateurs vous donnent envie de les virer de leur baquet pour leur montrer comment tourner le volant, autant chaque démonstration des tous meilleurs rallymen du monde vous renvoie violemment au visage ce qui vous sépare d'eux. Le bruit des quatre-cylindres downsizés turbocompressés s'entend de loin, la boîte séquentielle claque, mais surtout, c'est le "souffle" du bolide que l'on perçoit. Une présence intimidante qui vous ferait vous jeter dans le fossé si vous vous trouviez sur la route alors que la bête est encore loin d'être en vue.

Lorsqu'apparaît enfin le fauve, l'impression de vitesse est indescriptible: sur une route ondulée, irrégulière, convexe, parsemée de traînées de terre et de coulées humides, les mecs ouvrent comme des décérébrés, tapent les freins hyper tard et le transfert des masses est à peine perceptible tant l'ensemble est merveilleusement réglé et abouti. 

Petites lunettes d'étudiant façon "café de Flore", gueule d'ado propre sur lui, une fois sanglé dans sa caisse, Neuville entonne une toute autre musique !
A 170 km/h sur un mauvais ruban de bitume où l'on aurait du mal à croiser une Fiat Panda venant en sens inverse, un Latvala ou un Neuville, malgré sa tronche d'étudiant à la Sorbonne, vous donnent des frissons. Une roue à moitié dans le ravin à l'extérieur, ils placent aux freins l'auto en travers pendant 50 m avant de l'inscrire, toujours contre braqué et à grande vitesse, dans le droite couvert de boue alors que les rapports descendent dans un crépitement sec, une déferlante de craquements asynchrones, pendant que les échappements se colorent de flammes. Complètement hallucinant. 

Les autos sont d'une stabilité incroyable, au lever de pied, au freinage, rien ne bouge, et les gommes doivent être d'une qualité inconnue du commun des mortels. Si le terrain était estival et sec et que les mecs évoluaient en slicks, ce serait déjà ahurissant. Alors là, en roulant sur du purin humide avec de la gadoue plein les gommards... non faut le voir pour le croire, Saint Thomas aurait aimé !

Jeune disciple, Ott Tänak, officiel M-Sport, sait également comment tourner le volant !
Crème de la crème, voir évoluer les trois ou quatre meilleurs des meilleurs sur cette surface très piégeuse. On touche à l'art. Si la route est simplement humide et luisante en début de spéciale, il suffit de 4 ou 5 WRC bien conduites pour recouvrir toute courbe d'une brave couche de boue et de graviers, tant cette joyeuse bande coupe les cordes comme l'Etat Islamique les caboches occidentales. 

Quand le terrain le permet, seules les roues extérieures demeurent sur l'asphalte, tout le reste de l'auto laboure littéralement l'intérieur du virage et ramène des pelletées de caillasses et de terre sur la chaussée. Détail amusant, on arrive à percevoir assez nettement, au visuel, ce qui fait la différence entre les excellents pilotes professionnels et les authentiques pépites. 

Lorsqu'un Loeb ou un Ogier surgit, tout va (un peu) plus vite. Tout est (un peu) plus beau, plus pur. Les frenchies sautent sur la pédale du milieu (de gauche en fait depuis l'avènement des palettes) comme une hystérique teen-ager niçoise sur le dance-floor, le point de freinage ne souffrant d'aucune hésitation. Le pilotage est ciselé, le placement de la voiture chirurgical. Du travail d'artiste. Quelle maîtrise, quelle aisance, et quel engagement ! 

Les vitesses de passage sur ces routes étroites, non aseptisées, grasses et glissantes, est inimaginable ! Ceci est d'autant plus perceptible au sortir de virages aveugles, où ces deux-là roulent avec une confiance totale en leurs notes. 

Un Mikkelsen, un Sordo ou un Otsberg, par exemple, remettent parfois un petit coup de gaz après avoir cassé la vitesse de l'auto, il ont perdu un poil trop de "momentum". Au rythme où roulent les deux "Seb", toucher la pédale de droite ne serait-ce que pour vérifier qu'elle est encore là les mettrait probablement dans le talus ou sur le toit. Tout est op-ti-mi-sé: voiture, pilotage, notes, confiance, attaque. C'est simplement parfait.

A ce duo vient s'adjoindre Robert Kubica, l'ex-pilote Renault-F1. Ne vous fiez pas à sa physionomie bonhomme (il doit avoir le même diététicien que "Danos", Cédric Robert, ou Guy Carlier...). Le genre de type qui a dû réussir pour coucher. Et c'est pas en ramenant les belettes chez lui en voiture que ça va s'arranger,surtout s'il roule comme il le fait en mondial ! 

En spéciale, le Polonais débranche ce qui lui reste de cervelle et dégoupille comme un soldat de DAESH devant un parterre de touristes US. D'où mon respect éternel pour l'ami Maciej SZCZEPANIAK (à vos souhaits !) qui prend place dans le baquet de droite de cette Fiesta WRC endiablée ! 

Route, circuit, Kubica sait tout faire, et quand il ne pulvérise pas son jouet, les chronos tombent !
Mention spéciale aussi pour "Jean-Marie" Latvala, le finlandais prend des risques que son look d'employé de banque ne saurait laisser supposer. Le bougre envoie sévère ! Il a bien failli se satelliser à très haute vitesse sous mes yeux et partir dans une série de tonneaux dont on ne sait sur quelle planète elle se serait terminée... Complètement cintré lui aussi !

Latvala au travail, lui non plus ne fait pas vraiment dans la dentelle !
Enfin, les RGT: le groupe se résume ici à trois belles Porsche 911 bien conduites: Delecour, Dumas, et Duez. Plutôt haut de gamme non ? Rien que pour le bruit, elles méritent leur place. Quel plaisir de voir passer ces belles autos, ça glisse, ça râle, c'est rauque, ça fait rêver. Et ça doit pas être coton de maîtriser ces dragsters teutons sur un terrain sur-gras !

Dumas sur sa très belle 911 RGT "hommage à Waldegaard". Plus jolie que celle du célébrissime Delecour, aux couleurs de la Roumanie !
Bref, pour ceux qui auront tenu jusqu'ici, j'en viens au conseil religieux du jour. 

En terme de croyances, au lieu de suivre les consignes médiévales de pédophiles en blanc ou d'exterminateurs de plumitifs satiristes en pyjama, prosternons nous devant Saint-Seb et ses apôtres ! 

dimanche 15 décembre 2013

Noël approche: avec Lansb-mag, offrez du rêve !

Noël approche, et vous êtes confronté(e), comme tous les ans, à l'angoisse bien connue et récurrente de la chasse aux cadeaux ?

Procédons par obédience, et par élimination:


- vous êtes juif ? Trop tard, vous arrivez après la bataille, les festivités de Hanukkah sont terminées, rendez-vous l'année prochaine ! A vous les économies, vous êtes un malin vous...


- vous êtes bouddhiste ? Nan sans dec' on n'a pas de temps à perdre avec les minorités invisibles, passez votre chemin ! De toutes façons à tous les coups vous êtes un intouchable, revenez quand vous serez réincarné(e)...


- vous êtes musulman intégriste et vous avez le coeur sur la main ? Non, ce n'est pas incompatible, mais oubliez le 3131 pour faire des dons au Téléthon et prenez plutôt contact avec l'association AQMI, il nous semble qu'elle soit à but non lucratif...


- vous êtes catholique à tendance bien pensante ? Bingo, comme la plupart des fans de la trop tôt disparue Sainte Inquisition, et sous les ordres de l'ancien videur sud américain de night-club (prononcez "nichte clube") le dénommé Pape François, vous vous apprêtez à célébrer l'anniversaire de naissance de l'enfant roi. Le ciel soit loué, Jésus revient ! Les rois-mages et le cortège de cadeaux aussi... ça tombe bien !

  
Les petits privilégiés ouest-Européens, entre autres, vont donc voir débarquer au pied du sapin jouets perfectionnés, tablettes, et autres gadgets high-tech en tous genres. Bref, rien que du réchauffé, de l'attendu, comble de l'impersonnel et de l'interchangeable, résultat inéluctable de la course à l'armement, de la frénétique fuite en avant induite par la consommation de masse de nos sociétés occidentales gangrenées par une insatiable quête de croissance !

"J'ai donc je suis", ou je suis ce que je possède insinuait Goldman, l'incontournable ménestrel du siècle dernier dans son poème musical intitulé "Les choses". 

Et si le bougre avait raison ? Il suffirait alors de nobles possessions pour voir mécaniquement son image de marque et son estime de soi marquer un bond en avant... Simple, mais il fallait y penser !

Aux States, où l'on a souvent un temps d'avance sur le vieux continent, les obèses bouffeurs de burgers sont également friands d'articles sportifs qui ont marqué l'histoire, et le marché de telles reliques est en plein boom: battes de base-ball de Babe Ruth, ballons de basket dédicacés par Jordan, Nike en or portées par Michael Johnson à Atlanta, hématomes siglés O.J. Simpson ou autre baume à lèvres de Monica Lewinski s'échangent à prix d'or...

Du coup, quoi de mieux pour célébrer le mythique et obscur accouchement paysan dans une étable de Galilée que d'offrir à un être cher un article "memorabilia" comme disent les Yankees, afin de lui permettre, lui aussi, de vivre sa vie par procuration ? Non, ça ce n'est pas du Goldman...

En avant première, Lansb-mag vous offre la possibilité de faire un heureux, lors de ces fêtes de fin d'année, en vous proposant un article de prestige issu de la collection "Légendes cuvettardes de l'alpinisme". 

Il s'agit d'une paire de gants en pur peau de prépuce retournée, assemblée à la machine par de jeunes mandarins dont l'âge se compte sur les doigts de la main du Baron Empain (ou de Tommy Caldwell selon vos préférences culturelles et votre âge). Un truc de dingue, un objet rare déjà cultissime.

Enfilez vos faibles extrémités antérieures là où seules les rugueuses quenelles du top gun de "Powder and ice"  ont eu le privilège de pénétrer... Mmm...C'est bon hein ? Oui, chaussez ces préservatifs à boudins en cuir pleine fleur pour affronter l'hostilité des pires faces nord dans la rigueur hivernale, à la manière de cet héroïque ex-membre des équipes jeunes alpinistes de haut niveau !


Bref, devenez la vedette que les rediffusions multi-quotidiennes de Master-Chef 12, les paquets de chips XXL, les pots géants de Ben & Jerry's, votre canapé défoncé par vos grosses miches et les gâteaux full-fat de votre mémé vous interdisaient jusque là d'incarner !


Cher Rémi donc, au lieu de te rendre tout simplement (comme l'aurait fait n'importe quel ami "normal") les deux mauvaises et odorantes savates à paluches que tu as négligemment abandonnées dans ma caisse lors de notre inoubliable virée à l'AG des guides 2013, voici ce que je te propose:


 - Ces inestimables guenilles, à la valeur d'autant plus élevée qu'elles ont probablement côtoyé d'autres chevaliers des temps modernes, plus grands par leurs réalisations que par leur taille me souffle-t-on dans l'oreillette (les fins limiers auront reconnu Victor E. et Jehan-Jehan R.G.), seront mises aux enchères sur eBay, à l'adresse suivante:


http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=251404805699


 Le modique prix de départ, destiné à appâter le chaland de la toile, devrait rapidement grimper pour atteindre, d'après les dernières estimations TNS-Sofrès, une valeur à 4 chiffres...



La fine fleur du guidage Grenoblois vous fait fantasmer, avouez-le ! Vous rêvez secrètement de vous jouer des difficultés comme ces deux personnages verticaux mais vous n'avez ni le sourire simple et bright du petit bonhomme trapu à gauche, ni la veste d'agent de la circulation du grand dadet ahuri à droite ? Ruez-vous sur notre enchère, et commencez une nouvelle vie ! Vous aussi, devenez un héros !
- L'intégralité des sommes glanées sera reversée* à l'association à but hautement lucratif du nom de "poudre et glace". Lansb-mag se réserve évidemmious le droit de ponctionner quelques maigres émoluments relatifs aux nébuleux mais sacro-saints "frais de dossiers" relatifs à toute opération de cette envergure...

- "Poudre et glace" affirme de son côté vouloir totalement réinvestir le pécule récolté dans l'organisation d'un apéro de Noël qui aura lieu dans le bar à thèmes "Espace Vertical" à Grenoble, louable intention ! Venez nombreux !


- Enfin, deux slogans accrocheurs ont été élaborés par une équipe de publicitaires stagiaires fraîchement refoulés du cabinet du légendaire Jacques Attali:


Avec les gants Rémi Vignon, soyez heureux comme un débile profond !
Avec les protège-mimines à Rémi, be happy like this abruti fini !


Les quasi double-alexandrins ci-dessus sont illustrés par un jeune adhérent du club "Le sport pour tous", institution dédiée au handicap mental léger, et gérée par un broyeur de crispettes isérois plutôt renommé qui porte le nom d'un ancêtre du capitaine Haddock...
A vos claviers, faîtes grimper les enchères, achetez du rêve ! Ca tombe bien, nous, nous en vendons !

* il faut lire "presque intégralité". D'où l'importance des petits astérisques de merde dans les contrats...

samedi 21 septembre 2013

Le cri bouleversant du BLMS: rendez-nous la Menace !

L'épaisse couche de poussière paraît comme suspendue dans les airs en micro particules, sous la lumière rasante du soleil déclinant. Très lentement, la crasse cristallisée retombe vers le clavier d'où vous venez de l'en chasser, en soufflant comme un enfant éteint une bougie d'anniversaire. Tiens, qu'est-ce que c'est que cette touche? F5. A quoi elle sert déjà ? Ah mais oui putain ! C'était pour lire Lansb-mag et gagner au "Prem's" ! Vos yeux ajustent une nouvelle fois la focale, vous n'arrivez pas à les croire, ça fait tellement longtemps !

Annulez votre rendez-vous chez votre ophtalmo, ils ne vous ont pas trahi: vous êtes bien devant le tout dernier article de Lansb-mag, un véritable ovni dans la constellation webesque, un fait aussi rare que le passage de la comète de Halley dans notre système solaire, ou qu'un rendez-vous de Viguen chez le coiffeur. Mais que c'est bon ! J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ces lignes que votre (in)estimable hôte en a pris à les pondre. Ce n'est pas peu dire...

Je suis donc de retour. La puissance du verbe, la grandiloquence de la plume, la légèreté de l'humour, la gravité des sujets abordés seront-ils au rendez-vous ? Je vous en laisse juge, pour le reste, soyez assurés que les quatre piliers de l'édifice sont aussi solides qu'auparavant: homophobie primaire, misogynie congénitale, xénophobie caractérisée et autosuffisance assumée ne se sont pas évaporées en presque deux ans. On ne se refait pas, et pour les amoureux du douzième degré, c'est tant mieux !

Les années, cependant, laissent forcément des traces, et pas uniquement sous forme de lignes irrégulières creusées irrémédiablement sur les joues et le front. L'introspection, insidieuse et tenace, se fraye parfois un chemin et tient lieu de préliminaire au danger omniprésent de l'odieuse remise en question. Qu'ai-je accompli ? Que suis-je devenu ? Est-ce conforme à mes rêves ? Est-ce digne de l'insondable talent dont les Dieux m'ont pétri ? Autant de questions que tout mâle dominant se pose un jour ou l'autre...

En ce qui concerne le L, le sentiment de reprendre peu à peu le cours de sa vie grandit. Il a enfin mené à terme un projet qui lui tenait à coeur en arrachant, en cette fin d'été 2013, sa médaille de guide de haute montagne.

Alors qu'il réussissait (avec une marge insolente) le test technique d'entrée au BE escalade en 2004, ses - déjà nombreux - fans de l'époque l'avaient affublé du sobriquet de "Ze Gaïde". Il lui aura fallu presque une décennie pour transformer la blague en réalité, et mériter ce surnom totalement, tout en donnant à son entourage une illustration aboutie du terme "abnégation".

"Tout ça pour une médaille", c'est aussi le nom d'une voie dure du Verdon, ouverte pendant le stage guide où officiait le jeune aspi Pierre Pietri, pour moi le personnage le plus marquant de l'histoire de l'escalade en Corse (n'en déplaise à mon cher JPQ). Une phrase qui m'a souvent trotté dans la tête ces derniers temps, alors que je suis humblement les pas du grand Pierre. Bref, un aboutissement dont je suis très heureux (sans oublier d'être fier hein !), qui me donne l'occasion de me pencher sur mes débuts, il y a une petite quinzaine d'années.

Il y eut Sylvain Maurin, dont la classe dégouline des chaussons et dont chaque mouvement sur le rocher est une inspiration. Il y eut l'unique et bruyant Manu Tessanne, le "professor" que l'on aime ou que l'on déteste. Moi, j'aime. Il y eut bien sûr l'ultra-polyvalent Jouy, avec qui j'ai tout vécu plus tard, du ski de pente raide au BASE en passant par les voyages Jordaniens. Mais avant cela, j'ai parcouru la montagne de mes débuts dans le sillage de trois chevaliers sans peurs et sans reproches, en compagnie desquels j'ai eu le privilège de partager l'aventure BLMS. Retour sur ces types extraordinaires à qui je dois beaucoup...

Trois garçons au talent pur et aux capacités supérieurs aux miens, à l'engagement sans faille, mais que la vie a orienté vers d'autres chemins. Où diantre les a-t-elle menés ?

Commençons par le plus grand, Averell. Pardon, le B. Les pantalons baggy des années surf-extrême ont fondu sur ses cuisses surpuissantes jusqu'à devenir des collants étriqués aux couleurs que n'auraient pas reniées Magloire. La lourde, légendaire et malodorante polaire rouge a été jetée au feu dans un quelconque refuge pour laisser place à une pipette bleu translucide permettant le convoi de quelque boisson énergétique abjecte. La "Bête" est devenue un compétiteur acharné en ski alpinisme, se situant parmi les meilleurs, tradition oblige. Evidemment, il n'est jamais en reste à vélo et, après la récente victoire de Chris Horner à la Vuelta (à 42 ans tout de même !), le B serait en contact avec Europcar pour la prochaine grande boucle... Les "sans épaules" comme Froome en tremblent déjà !

Le S, retiré des affaires de la montagne pour des raisons de santé, n'en demeure pas moins un interlocuteur privilégié dont la conversation donne toujours matière à réflexion et à enrichissement personnel. Il élève une superbe jeune fille dont la culture botanique, à l'âge de 11 ans à peine, dépasse allègrement celle de votre pourtant cultivé serviteur. Certaines mauvaises langues diront que ça fait dix ans que ça dure ! Le S s'amuse également à mettre périodiquement à nu mes lacunes de traducteur scientifique débutant en soumettant à ma sagacité des articles totalement champolliens sur la micro-électronique. A la pointe un jour, à la pointe toujours !

Reste l'énigme de "la Menace", du M. J'entends déjà des objections dans l'assistance, arguant qu'il faut être aveugle pour ne pas le voir, que le fantasque personnage se produira à guichet fermé à Bercy cet automne. Las, je ne parle pas du castrat citadin à la chevelure folle, mais bel et bien d'un félin racé aux épaules larges et à l'indéfectible confiance en soi, qui faisait le régal des soirées à "l'Avalanche". Un animal sauvage, indomptable, capable de provoquer en duel un videur ambré de boîte de nuit le toisant d'un quart de mètre et accusant quelques dizaines de kilos de plus que lui sur la balance. 

- La peur ? Un concept propre aux faibles et aux enfiotisés !
- La Jasse ? Elle les lui casse ! Un plat défouloir dominical à beaufs sur planches !
- Le 5.5 ? Enfin du ski ! A moins de 50°, ça glisse pas de toutes façons, faut pousser sur les bâtons !
- Les pieds ? C'est pour les pédés ! (variante "années 2000" du plus moderne et politiquement correct: "poser les pieds en escalade, c'est très mariage pour tous")

- La bagnole ? Pas plus qu'à fond ! ai-je coutume de dire. Pour Max, si ! On engage le train avant à la corde, le reste enroulera comme il pourra... Bien connu pour ses passages à Mach 2 aux commandes de sa 106 S16 rouge Lucifer affûtée aux petits oignons et aux gommes hurlant leur désespoir, il avait la réputation de regarder la route par les vitres latérales tellement l'auto était en travers ! Des réflexes aiguisés couplés à une générosité totale derrière le cerceau font qu'il a souvent fait le bonheur de l'amicale des garagistes de la Meuse ! 

La dernière fois que le bel éphèbe a été vu en public, il arborait un costume griffé de bonne coupe, tenait un verre de champagne millésimé dans une main, un micro HF dans l'autre, au coeur du cadre idyllique du Pré Catelan à Paris. Grimpant sur l'estrade, la Manèce hurlait "Bertrand +10% !" dans les enceintes BOSE du luxueux établissement avant de se jeter dans la piscine devant les yeux hypno-hallucino-ébahis de l'assistance médusée ! Du panache à l'état pur. Depuis ce jour, disparition de nos radars...

L'enquête policière et le grand appel à témoins pour retrouver ce mythe des années 2000 ont apporté leur lots de rebondissements. Cindy, Natasha, et Jennifer, les trois superbes Ukrainiennes non déclarées du standard de Lansb-mag, ont été submergées par de nombreux appels de Haute Savoie. L'espoir renaissait enfin ! Un individu de forte ressemblance avec l'ex de Noomie avait en effet été repéré circulant à allure modérée au volant d'un Dacia Duster équipé de sièges enfants. 

Ci joint un cliché de ce frêle mais néanmoins bel homme dans la force de l'âge:

Maxime Berrand de la Pierre Tardivelledia Shashahani Roser, un discret homme d'affaires, longtemps soupçonné d'en savoir plus sur la disparition du M. Au jour d'aujourd'hui, le mystère reste entier...

Après vérification, test ADN et datation au carbone 14, il s'agit malheureusement d'une fausse piste, le tranquille père de famille dont il est question, au physique pourtant noble, n'était en définitive pas le fier guerrier des pentes qui a marqué l'histoire du ski extrême dauphinois au début du siècle. La déception se lisait sur tous les visages, et pourtant, on pouvait déceler dans le regard de cet homme aux traits épargnés par les ravages du temps une étincelle, un léger sourire en coin, laissant à penser que le barouf médiatique pour retrouver la vedette perdue du BLMS le touchait. Mais cet effacé personnage a ajusté son grand imperméable, pris sa mallette, et s'en est remonté sur son scooter pétaradant, emportant avec lui son secret, comme s'il savait...

En attendant, le BLS ne perd pas espoir, et compte sur vous. Si vous avez la moindre information concernant la Menace, contactez Lansb-mag dans les meilleurs délais. N'intervenez surtout pas vous-même, c'est un professionnel entraîné et il est peut-être dangereux, surtout s'il est aux commandes d'un quelconque véhicule motorisé. Il s'exclame "C'est nimp !" à intervalles réguliers et est susceptibles de se promener flanqué de jolies créatures à l'aise en escalade (au minimum "rando dans le 5+").

Aidez-nous à reformer les "quatre fantastiques" ! Les sages disent parfois que l'union fait la force. Certes. Je préfère formuler la chose de la manière suivante:

"le groupe est toujours plus fort que le plus fort du groupe". Rendez-nous la Menace ! 

La Menace au faîte de sa gloire, trompant la mort aux alentours de Palavas les flots en 2000.

jeudi 6 octobre 2011

Les OVNIOUS ou l'avènement d'une nouvelle espèce de volatils !

Makahanamuf à tous !

Devant le veillissement démographique de la population Allemande et donc d'une frange non négligeable de mon lectorat, j'ai décidé d'espacer les publications afin de bien laisser le temps à mes quelques fans encore alertes de me lire à leur aise. Pas question de me rendre coupable de déréglement de pacemaker, ce que ne manquerait pas de causer la sortie en rafale de nouveaux articles sur une base bi-quotidienne...

Permettez-moi également de saluer d'éventuels nouveaux lecteurs qui débarqueraient en ce lieu au hasard d'une "google-isation" en règle du charismatique, jalousé, et plastiquement gâté Président du SNAPEC.

Que ces messieurs-dames, alliés ou détracteurs des arcanes ministérielles ou syndicales du plein air, soient les bienvenus dans le temple d'une certaine conception du mauvais goût à la française. La tradition voudrait d'ailleurs que ce premier aperçu de l'univers torve du Lansb leur fasse rendre leur repas de midi. A vos cuvettes donc, and enjoy !

Tel le Phoenix,  Lansb-Mag renaît donc tant bien que mal de ses phrases à chaque nouvel assemblage hasardeux de mots et d'idées décousues. Vous le savez par ailleurs, depuis quelque temps, Lansb-Mag vole ! Dans le jargon anglophone du parachutisme, cela se traduit par
ce qui m'amène par cette amusante mais néanmoins capillotractée transition vers le sujet du jour et l'obsession du moment, le vol humain non motorisé, appliqué à deux anciennes gloires autoproclamées de la cuvette skiante: le Peter-Pan-esque Jouy, flanqué d'un autre incorrigible post-ado, votre très humble serviteur...

Voooler, c'est aimer plus hauuut, touuucher, le ciel les z'oiiiiseauuux...

Attaquons d'entrée par une remarque à ce sujet: la non-motorisation du Fanfan partage et fascine le monde de l'avionique pour deux raisons. Premièrement, l'odeur émanant de ses échappements vers 3500m dans le Pilatus, pourrait faire penser que le presque-murissant bambin est équipé d'un réacteur thermo-nucléaire interne permettant de motiver les autres sautants à quitter l'avion avant d'être sur l'axe... Avec l'ex-Railledeur à l'Opel Corsa blanche de mémé, le terme "largage" n'a jamais été aussi riche de sens... 

Deuxio, l'ex-skateur de Seyssinet présente un taux de chute parfois digne d'une feuille de chataîgnier ce qui rend les VRV (vols relatifs verticaux) en sa compagnie particulièrement délicats... Le récent prix Nobel de médecine français, l'(in)estimable Jules Hoffmann, visiblement fatigué d'enculer les mouches*, aurait déclaré être intéressé par l'étude du Jouy-flatulo-propulseur dont les débouchés industriels seraient prometteurs malgré l'émission de gaz à effets de serre... Affaire à suivre.

*Jules Hoffmann a en effious consacré ses travaux à l'étude des mécanismes génétiques et moléculaires responsables de l’immunité innée chez les insectes et en particulier chez la mouche du vinaigre... Intéressious !


Introducing le Jouy en tenue de chute. Dans l'avion, le Jouy arbore une combinaison qui prévient les autres passagers d'éventuelles fuites de la rondelle (le petit trou noir sur la plaque) par un message on ne peut plus explicite: "GAZ"... Muf !

... et voici le L (à droite sur la photo) ici entrain de serrer la pince à une vieille branche. Notez qu'il affiche clairement ses intentions de "Facom l'oiseau"...

Nos deux ex-vedettes de la pente raide Grenobloise, seuls membres de feu leurs quatuors respectifs** à s'être fait refouler à l'entrée du monde adulte, s'en vont donc (très) régulièrement voler depuis un avion en parfait état de marche... en espérant dans un futur proche marcher d'une falaise en parfait état de vol ! Et réciproquement...

** BLMS et Nimp Crew pour ne pas les nommer. Oui, le temps du "on ne les présente plus" est désormais bien révolu, et il convient à nouveau de mentionner ces vénérables et défuntes instututions. O tempora o mores !


"Facom" l'oiseau...

En "lisse" (ie en short-tshirt en Corse ou kossovar de vol sur le continent, sans artifice ni aile), nos deux compères sont précédés d'une solide réputation. Sur les innombrables sites et pages de réseaux sociaux qui leurs sont consacrés, on peut lire que le Jouy vole comme une plaque d'égoût (certains pratiquants ayant partagé une place dans l'exigu aéronef de lancement parlent même de "plaque dégoût") alors que le L plane comme une clé à molette... Tous les espoirs sont donc permis pour nos deux OVNIOUS (Objet Volant Non IdentifiOUS) si l'on se souvient qu'à leurs débuts, l'immense Philippe Magnien était qualifié d'enclume tandis que le jeune et talentueux Erwan Madoré se voyait quant à lui affublé du sobriquet d' "Obut" en rapport avec des qualités aéronautiques proches de celles de la célèbre boule de pétanque...

Cependant, depuis peu, les railleries se sont taries (comme "l'eau" dirait Foué Chopard qui ne rate jamais un jeu de mots laid à l'heure de baptiser l'une de ses voies): parés de leurs plus beaux atours, à savoir chacun une superbe "Track Suit" flambant neuve, sur mesure, et à leurs couleurs perso, nos deux oiseaux dérivent mieux, frisant la finesse d'un avion en papier de collégien, et restent enfin plus longtemps accroché au ciel azur avant de céder aux forces incontournables de la gravité et de percuter la planète... en douceur grâce à leur harmonieuse maîtrise des techniques d'arrondis sur leurs voiles qui deviennent, petit à petit, de plus en plus petites...

C'est donc tout à fait le contraire de ce que clamait la célèbre pub de Danone dans les 90s "petit à petit on devient moins petit". Quand on vous dit que la pub c'est des conneries !

Alors que l'échéance BASE-sque qui fait rêver les deux compères se rapproche, les préparatifs vont bon train: "The Great Book of Base", bible s'il en est de cette discipline extrême qui hante nos nuits, le préconise: ne jamais dire "cela ne m'arrivera pas". Le pire est une possibilité, ou plus exactement une probabilité. Il vaut mieux dire "de toutes façons, ces machins sont faits pour s'ouvrir". Oui, c'est mieux !

Le pire n'est jamais décevant !

Soucieux de bien faire et de se donner un maximum de chances dans ce voyage intérieur, personnel et intime qu'est la progression vers la chute libre depuis des objets fixes, nos deux protagonistes ont d'ores et déjà planché sur leurs épitaphes. Du simple, du sobre, du bon goût, quasiment à leur image finalement. De quoi figer pour l'éternité leur quête d'infini peut-être, ou leur goût pour la galléjade, plus sûrement !

Le L, France
Repose en paix
1976-20XY
"Ca passait c'était beau !"

Le Jouy, France
Repose en pets
1979-20ZT
"Presque !"

Mais avant de passer chez le marbrier pour renseigner les variables mathématiques le jour venu, faites d'une pierre (tombale) trois coups pour bénéficier d'un prix dégressif, commandez d'ores et déjà celle de notre sémillant ami Gabriel F.

La Falcasse, France
Repose enfin
1975-21AB

"Je vous avais bien dit que j'étais malade"


Ah, excusez les aléas du direct, mais Jules Hoffmann me communique dans l'oreillette que d'après ses calculs, les valeurs optimales du système seraient X=Y=Z=T=A=B=9. Merci Jules.

Une préparation méthodique et personnalisée...

D'un côté, l'éternel latin flambeur, turbo-surchargeo-occupé par ses multiples, nébuleuses, et presque prestigieuses fonctions de Président-du-SNAPEC/BE-escalade-overbooké/Aspirant-aspirant-guide-qui-torche-les-7c-calcaires-germaniques, tutoye à peine les 100 sauts d'avion, victime d'un cumul de mandats digne d'un ministre-député-maire-conseiller général passionné par ses concitoyens. 

Son homologue, le toujours juvénile nordique-lover au coeur pur, en bon guide de montagne plongé dans son oisive intersaison, se consacre entièrement à ce projet fascinant, possédant déjà une vingtaine de jumps à trois chiffres, entre deux vagues à surfer dans les environs d' Hossegor...

Nul doute que le bellâtre blondinet vivra "l'expérience absolue" en amont du toujours sexy petit brun au crâne rasé, car la vie, et son cortège de petites contraintes, est ainsi faite. Connaissant d'une part la méticulosité technique frisant l'autisme du premier, abreuvé de centaines de pages web sur les aspects inhérents à la discipline,  face à la confiance totale, absolue et irrévocable du second en sa bonne étoile ("bah, en ce qui concerne le pliage du parachute, le mieux est l'ennemi du moyen..."), peut-être est-ce mieux ainsi. 

Vivre pleinement ou pas du tout. Se battre contre le temps pour lui montrer que son emprise n'est que relative, que l'on est encore capable de tutoyer les limites, de jouer avec les frontières de ses capacités. Du moins encore pour quelques années. Ne serait-ce finalement pas le retour des valeurs du BLMS et de la Nimp Crew, dix ans plus tard ? Des "têtes brûlées" ? Pour François, dont la crinière blonde paraît grillée par le soleil, peut-être. Le L serait plutôt, selon certains témoignages féminins et les plus grands éléphantologues Africains, une sorte de "trompe la mort"...

Dernière minute: disparition de Steve Jobs


C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition d'un véritable génie moderne, le visionnaire,  prophétique co-fondateur et ex-patron d'Apple, Steve Jobs. Véritable gourou de la high-tech de loisir, féru de simplicité et de dépouillement dans la conception de ses magnifiques produits déjà légendaires, l'ancien geek devenu capitaine d'industrie avait placé la barre très haut en termes de qualité et de performance dans son secteur.

Peu de gens savent en revanche que le magnat de l'informatique était, dans sa jeunesse, un passionné d'escalade en général et de bloc en particulier, voyageant du Camp 4 de sa Californie natale jusqu'en France pour s'essayer aux problèmes ardus du plus célèbre site de grès hexagonal... Dans les années 70, celui qui n'était pas encore mondialement connu comme un inventeur surdoué défrayait ainsi la chronique grimpante sous le nom de "Bleau Jobs"... Une anecdote historique curieusement passée sous silence sur le superbe et très sobre site d'Apple...

lundi 18 avril 2011

"Skitour" trop coincé ? Découvrez le compte-rendu de sortie dont vous êtes le héros !


Marre des compte-rendus coinços défilant à longueur d'écran sur le néanmoins très bien ficelé skitour.fr ? Fatigué des tapettes en collant-pipette-alumettes-Gignoux qui ne savent pas construire une phrase sans caler le mot "D+" suivi d'un nombre à trois chiffres commençant par au moins 3 ? Bienvenu chez nous, à lansb-mag, qui n'en finit pas de renaître de ses cendres... Il faut dire que le L est désormais sur-occupé depuis qu'il répond avec délectation au doux surnom de "Sublimissime Commandeur", épithète dont il a été très sincèrement affublé par le très célèbre larcino-grimpeur Ludo Pin à l'occasion de sa prise de fonction à la présidence du Syndicat National des Professionnels de l'Escalade et du Canyon. 

L'immense Nathanael Schnoprkfdkler (orthographe approximative traduite de l'Alsacien par google), que l'on ne présente plus tant il a de nombreuses fois eu l'honneur de ces lignes, a le talent remarquable de réunir à chacune des sorties collectives de son association Nat'n'co   une grosse vingtaine de participants bénévoles, motivés, et sympathiques (rayez les mentions inutiles). 

Alléchée par la perspective lucrative d'un Coca offert au refuge par le magnanime "GO", la horde de tracteurs décérébrés est lâchée, hissant le fauteuil-ski de Nat vers les sommets à des vitesses parfois supersoniques. En Guyanne, le Nat-bob est ainsi surnommé "Kourou" en hommage à Ariane 5. En l'absence du surpuissant B du BLMS, du tendre Eric "The Pink" ou du tyranosauresque* italo-américain Jérôme Gingreau cependant, c'est selon ses propres dires à un cheptel de vulgaires second couteaux** que s'est attelé l'ami Nat pour torcher ce platissime mais néanmoins joli sommet de Vanoise qu'est la Réchasse. Un sommet qui, en terme de panorama, était bel et bien de premier ordre !

* rapport au rapport entre la puissance des membres supérieurs et postérieurs justement, les très nombreux fans du Traçosaure de feu la Nimp Crew comprendront...


** affirmation inventée de toute pièce, évidemmious !

Bref, une ou deux fois dans la saison, la quasi-divine association organise un week-end en refuge avec, en plus de l'effort physique, le plaisir de partager du temps en montagne avec Nat. Good old days ! Une nuitée en cabane d'altitude où la chaleur réconfortante de l'amitié coulant dans nos veines et unissant nos âmes se mêle à l'haleine fétide des carline moites et aux émanations putrides des chaussettes encore humides... le tout dans une proximité physique digne des plus grands succès de la filmographie allemande pour adultes des années 70 !

Ne lisez dans mes propos aucune rancoeur ni verbe gratuitement acerbe. Mon arrivée très tardive au refuge, mon absence lors de la grande tablée et turbo-repas admirablement préparé par les gardiens n'y sont pour rien. N'empêche que pour une fois j'aurais préféré descendre quelques verres de vin sur fond de Grande Casse au soleil couchant que de me dorer la face en falaise à Grenoble avec mes clients et de me taper la montée seul et de nuit pour rejoindre la troupe. La vie est parfois dure...

Ci-après donc, vous trouverez ma modeste contribution photographique à ce beau et long dimanche (de fiançailles diront les plus cultivés) en montagne. Cependant, mettre le L derrière l'objectif présente plusieurs inconvénients majeurs, parmi lesquels:

- les photos sont généralement médiocres, la faute aux qualités toutes relatives de l'artiste en la matière et à un appareil plus que fatigué par plusieurs saisons de canyon en Corse

- au lieu d'admirer de magnifiques images du "Sublimissime Commandeur" afin d'alimenter les fantasmes de leurs nuits d'insomnies lubriques, ces dames doivent se contenter de clichés mal cadrés de Claude H (pardon, cl@ude H), voire de Yannick "Corniche: 1 - Genou: 0". La déception est immense dans leurs yeux mouillés...


- si tu tractes moulé dans un tutu de compet' et coiffé d'un bob rose aussi efficace contre le soleil que dangereux à porter au Queen, tu t'exposes à des remarques qui ne plairaient certainement pas à Bertrand Delanoé...

Alors toi aussi, joue avec nous: si tu veux voir une courte vidéo du tractage, réalisée sans trucage par un jeune cinéaste aussi talentueux qu'un élève de 5ème sous-alimenté, scrolle plus bas.




Si, au contraire, tu veux découvrir quelques instantanés parmi les moins pires de la collection du L datée du dimanche 17 avril à la Réchasse, clique ici.

Enfin, si tu en as marre de lire des conneries bas de gamme blindées d'autosuffisance, clique sur la petite croix blanche située dans un presque aussi petit carré bleu en haut à droite de ton écran. Voiiilà !

mercredi 15 décembre 2010

La redoutable surpuissance de l'intrépide "Roux-Man"...

De nouveaux longs mois d'absence n'ont pas épanché ma soif de bêtise acidulée... Las c'est encore une fois le manque de temps et mes occupations aussi diverses que variées qui vous auront privés de la plus détestable feuille de chou de la toile... 

Heureusement, comme le clamait le Prix Nobel de Physique Nucléaire 2026 Monsieur Didier M., je suis "back dans les bacs", les bras chargés d'âneries. Parmi celles-ci, un cortège de sornettes putrifiées et autres calembredaines avariées dont la première débarque dès maintenant, sous forme d'un vibrant hommage à un jeune super-héros qui gagne à être connu...

Je laisse la main à Julien Lepers...

Indice chez vous: mon médecin s'appelle Martens...

Top, jeune éphèbe à la peau pâle et au cheveu blond cendré, je... stop. 

Top, bel enfant au teint blanchâtre et au crin blond vénitien, je... Stop. 

Reprenons. Voilà. 

Top, superbe Adonis au pigment albinoïde et au poil orangé, oui, c'est mieux, je combats l'idée que les roux sont mal odorants comme certains mâles au dos rond... (Lansb 1 -  Solaar 0)

Puissant grimpeur cuvettard de la nouvelle nouvelle vague, les 8c tremblent devant ma fermeture de biceps et vibrent au chant de mon exclusif  rire nasillard et franc. Toute l'impétuosité de la jeunesse transpire par mes pores piqués de poils auburns, et je ne doute de rien, ni de moi (quoi de plus normal), ni des autres (ce qui est parfois cocasse). La légende prétend ainsi qu'ayant vite compris qu'un moniteur d'escalade se devait de préserver sa santé, j'aurais proposé à certains clients de tester des sauts dont je n'étais plus tout à fait certain. En cas de réussite de la part d'un Néerlandais bedonnant et à la motricité hésitante, aucun danger, je pourrais me risquer sans mettre en péril mon intégrité physique. Imparable ! Mais ce n'est qu'une rumeur...

A quoi tient le succès de Charlie "La Hache" ?

Certains théoriciens soutiennent que le nuage de femelles gravitant dans son orbite n'est dû qu'à son stick Axe qui "laisse le charme agir". Quiconque a déjà eu l'occasion d'approcher ses capteurs nasaux de son aisselle après une journée de grimpe est à même de trivialement démonter cet axiome.

Non, c'est plutôt à cette bouille d'ado sur le retour, à ces mèches rouquines et rebelles au lever, à ce sourire ravageur quand il n'est pas sadique, à ces bras de déménageur (ou de pépiniériste, mais nous y reviendrons) que notre Apollon doit son succès grandissant auprès de la gent féminine. Enfin féminine, si tant est que l'on puisse considérer comme féminin un bipède ovidé à la puberté bubonnante, ricanant niaisement avec sa meilleure copine chaque fois que son regard grossièrement fardé croise les yeux de braise de notre protagoniste...

Charlie "La Hache" au naturel, une pose de pied typique de la "new age power Güllich generation", mais une coupe de cheveux bien à lui...

Charlie "La Hache", donc, possède, comme tous les super héros, des pouvoirs venus d'ailleurs. Seraient-ce ce gainage Chartrousin, ce serrage de prise Grenoblois, cette rage de croix dont il a volé le secret au quasi-liliputien Rackam ? Peut-être, mais c'est accessoire.

Non, ce qui a fait la réputation d'invincibilité de notre personnage, c'est le désormais célèbre "hurlement au souffle fétide". Vêtu d'un simple tshirt manche longue de mauvaise coupe made in Roumania, ou d'un pull aux couleurs improbables made in Kurdménistan, le "Justicier de la DDE" (rapport à sa couleur fétiche) adopte toujours le même modus operandi

- il pose sa main droite sur la tête de son adversaire, la manche du haillon débouchant telle un pot d'échappement au niveau du nez. 
- de sa main gauche, il écarte son col et plonge sa bouche dans le vêtement enguenillé à proximité de son aisselle. 
- il souffle de toutes ses forces dans la manche, expirant du tuyau ainsi formé une odeur macérée d'aisselle pas fraîche directement dans le tarin de sa proie. 
- dès qu'il peut reprendre son souffle, il accompagne cette combo mortelle (rond rond carré triangle sur votre  PS3) d'un hurlement strident "Rouuuuuuux Maaaaaaaaaaaaaaan !" signant ainsi de façon indubitable son méfait.

Une fois transformé en "Roux Man", rien ne semble pouvoir arrêter "L'ogre de la DDE" !

Jeu puéril d'un garçon plus tout à fait enfant et pas encore adulte, pensez-vous ? Bourrique écervelée tout juste capable de broyer de minuscules réglettes de bois sur le Güllich du CSU ? Ce serait se montrer bien réducteur quant à la personnalité de Charlie. Bien peu de ses jaloux détracteurs savent que notre homme est suffisamment fleur bleue pour travailler avec passion comme pépiniériste, en compagnie de sa toujours jeune génitrice...

Suffisamment lover pour chuchoter un timide "Je t'aime" à l'oreille d'une conquête de bar lors de leur première nuit ensemble, sur un mauvais pled dans le sable froid d'une plage plongée dans la nuit Corse...

Suffisamment impliqué dans l'économie de son pays pour acquérir des articles dont il n'a pas besoin, comme un radiateur d'occasion provenant d'un camion, uniquement dans le but de décorer la banquette arrière de feu son antique Laguna break tout en relançant la croissance...

Suffisamment humaniste pour dénoncer le travail des petits chinois des usines Nike en ne portant, hiver comme été, qu'une seule et mythique paire de "Doc" presque neuve malgré les nombreuses années d'utilisation intensive...

Malgré leur aspect délabré, ces reliquent s'arrachent à prix d'or lors de mises aux enchères organisées par "Bravo Girl!", "Ok podium !" et "Puberté magazine"...

Définitivement romantique, ayant malgré son jeune âge perdu foi en l'Amour, Charlie est, au delà du surhomme, un coeur à prendre, une âme à restaurer. Si une belle et pulpeuse jeune femme d'une petite vingtaine d'années se sentait l'âme d'une bricoleuse, nul doute qu'elle pourrait faire (re)naître de cette épave le plus fier des navires... A bonne entendeuse...

NDLR: à part le cliché des Docs, réalisé sans trucage, les oeuvres de cet article sont une nouvelle fois griffées "jouydesign.com". On remercie ce partenaire historique de continuer à nous fournir un travail de telle qualité !