samedi 21 octobre 2006

LPCMI 2006: C et D comme...

C comme Consignes

Du briefing général aux consignes spécifiques à chaque obstacle, le discours était bien réglé. Du mythique « Vous avez tous, sans exception, des chaussures de merde » au « Attention… ça glisse ! » que les clients reprenaient en cœur en passant par le sobre et classique « C’est beau… on avance !», nous avons pu constater qu’en moyenne, un client sur deux ne prête pas attention aux instructions même les plus élémentaires.

Je me souviens d’un médecin au premier saut de la Vacca* :

« C’est très simple : tu te concentres uniquement sur l’appel, à un pied. Tu pousses sur un pied, pas à pieds joints. Tu es dynamique, tu me fais un saut volontaire, agressif »

- Ok, c’est bon, j’ai bien compris. J’y vais ?

- Quand tu veux…

Et le sympathique bonhomme de venir mourir au ras du bloc après un appel des plus mous, pris à pieds joints…


Votre serviteur donnant les fameuses consignes lors de l’enchaînement des 3 vasques suspendues au canyon de la Purcaraccia.

C comme Corsica Madness

CENSURE PAR LE CSA (Comité de Sauvegarde des Apports en euros)

C comme Craquage(s)

Ils furent nombreux, en privé ou avec des clients. La faute, il faut bien l’avouer, à un Mat Blanchard particulièrement en forme et à un Foué* égal à lui même ce qui veut tout dire. Entre les reprises en cœur et en public des plus grands tubes de Gainsbarre (« Je vais et je viens… » ou pire « Love on the beat »), les amabilités faites à nos mères respectives (CENSORED), la violence a atteint un niveau intolérable pour les gens sains d’esprit.

Heureusement, il y a bien longtemps que nous avons perdu le notre et sommes rodés à ce genre de connerie ; voir la pastille anale d’un Mat accroupi s’approcher dangereusement du visage désolé du Foué*, dérangé en pleine séance d’étirements dorsaux, fut un grand moment dont peu de gens seraient à même de comprendre le sens profond (et c’est tant mieux).

D comme Dégueulasse

Trois mecs qui vivent seuls, à force, forcément, ça devient crade. De plus, tout était prédisposé pour que les choses tournent au carnage : un grenier en guise de salle à manger, pas d’eau courante, trois types dont l’humour douteux a donné la nausée à plusieurs générations d’étudiants grenoblois, une abstinence forcée…

Je garde à l’esprit quelques clichés de notre vie commune : le grenier tout d’abord ; y passer le plus clair de son temps libre n’est pas chose commune dans une habitation « normale ». Amoureusement aménagé par notre « maman » adoptive, François, nous disposions, dans cet espace au plancher poussiéreux et situé directement sous la charpente tuilée, de deux « pièces ». La première comportait une cuisinière, un « micro-zonza », une table en bois assortie de quatre chaises ; le mobilier « Louis XV » de la seconde se composait d’une table basse et de deux vieux fauteuils, au milieu d’un bric à brac de vieilleries appartenant à Henri.

Comme je l’ai dit, l’eau courante n’était pas disponible, ce qui rendait les tâches les plus simples vite pénibles.. Vider son bol le matin, l’eau de cuisson des pâtes, ou faire un brin de vaisselle était donc impossible. Nous avions une bassine remplie d’un jus marronnâtre fait de liquides divers, servant de « tout à l’égout », et passant généralement une petite semaine avant d’être trimballée, pleine à ras bord d’une mixture putride, jusqu’aux toilettes de notre modeste logis pour être enfin vidée.

Autre moment fort de l’été, la dégustation de l’eau de la Purcaraccia, enrichie aux oligo-excréments. Cela mérite le détour, nous y reviendrons plus longuement**.

De façon quotidienne, les petits gestes, les banalités versaient aussi parfois dans le cradoc. Jugez plutôt : Un mince rideau de tissu séparait notre modeste salle de bains de la chambre royale du Foué*. Salle de bain comprenant évidemment le chiotte, exiguïté oblige. Il n’était pas rare, le matin, de se laver les dents à moins d’un mètre d’un collègue déféquant lourdement, lâchant par instants un petit râle de plaisir alors qu’un étron gigantesque et odorant venait de quitter la rade anale pour prendre le large… J’ai même souvenir, puisque vous semblez en vouloir encore, de mes collègues me demandant de faire couler l’eau du lavabo tant la diarrhée violente dont j’étais victime suite à l’ingestion d’eau de torrent** représentait non seulement une puanteur sans nom, mais aussi une nuisance sonore intolérable…

A suivre...

** Voir "V comme Vomir"

jeudi 19 octobre 2006

LPCMI 2006: A et B comme...

A comme Anecdote(s)

Difficile d’y couper quand on passe ses journées d’été en compagnie de plus de 300 clients d’horizons différents, et ses soirées auprès de l’intarissable Foué* Chopard plus connu sous le nom de « Machine à anecdotes ». Elles ont été nombreuses et je promets de vous en livrer les plus belles dans la suite de ces lignes.


Foué, l’homme aux milles anecdotes, ne se sépare que rarement de son sourire charmeur. Dans sa couchette, Mat Blanchard, regard angélique, cache bien son jeu…

A comme Alta Rock Café

La propriété d’Henri, comme tant de choses à Zonza*. Cet été, il en a confié la gestion à Caro. Idéalement placé au cœur du village, l’Alta Rock ne semblait pas rencontrer le succès escompté au début de la saison. Petit à petit, le public ne s’y est pas trompé et s’est pressé d’aller déguster les « Golgoth-glaces » et autres « monstre » milk shakes maison. Il faut dire que la personnalité de Caroline déroute un peu au premier abord. Cette grande et pulpeuse brune, marin de son état, gagne à être connue.

Au début, les relations étaient tout juste cordiales avec Caro. Il était clair qu’on préférait amener les clients à la crêperie où l’accueil semblait plus chaleureux. Pour ne rien arranger, en faisant une vaisselle derrière le comptoir du bar de l’Alta Rock, après avoir obtenu une autorisation réticente de Caroline, j’avais complètement bouché le lavabo dépourvu de siphon ! C’est à coups de Destop et grâce à la patience du Foué* que nous avons fini par déboucher le merdier. Et Caro s’est détendue, pour ensuite carrément se lâcher (du moins verbalement) lors de fins de soirées animées avec Mathieu* et moi…

A comme Arrosé(s)

C’est le propre du canyon ; une bonne partie de son « sel » : les rappels arrosés. A la Purcaraccia, magnifique itinéraire idéal pour travailler, il y en a un grand de 45m. Une goulotte de granite peu raide sur le haut, et très glissante dans la partie médiane. Quasiment tous les clients s’y vautrent et se retrouvent sur le ventre, le dos, ou à genoux. La routine quoi. Le premier client est contre-assuré du haut, il « tient » ensuite les cordes pour les suivants. Rassurant mais pas hyper utile, étant donné que l’on fait souvent descendre les clients avec un « vertaco » qui freinerait même un tank. Pour ma toute première journée seul avec mon groupe, un dénommé « Gilou » se met une bonne ratasse et se retrouve à l’équerre, allongé dans la goulotte. Il a bien évidemment lâché la corde, au mépris de la consigne* la plus importante, et tente vainement de se relever. Je lui hurle de continuer à descendre, même dans cette position inconfortable : quelques mètres plus bas, un replat lui permettra de reprendre une posture plus orthodoxe. Il n’entend rien, assourdi par la cascade et affolé par le débit d’eau qu’il parvient (il faut le faire à cet endroit là, qui ne mouille normalement que les pieds) à se prendre en pleine face. Le « contre-assureur », investi dans sa mission, lui aussi paniqué par cette situation qui deviendra très vite banale, se pend dans la corde de Gilles, l’empêchant fatalement de bouger d’un pouce... J’en suis quitte pour rejoindre ma « victime » via l’autre corde, libérée par un client plus adroit (heureusement, je n’avais aucune envie de descendre sur corde tendue), remettre le « naufragé » dans le bon sens, hurler sur le type du bas pour qu’il donne du mou, et remonter 20m au basic… Vu la chaleur étouffante qu’il faisait ce jour là, et ma combinaison 5mm (je n’avais pas encore récupéré de « shorty »), je suis arrivé en haut passablement déshydraté et en hyperthermie !

Le premier grand rappel de la Purcaraccia, où 9 clients sur 10 goûtent aux joies de la zipette…


B comme Béa

Trois générations à la crêperie : Béa, sa mère, et son fils. J’ai passé de nombreux après-midi, attablé sous la protection des parasols, à déguster crêpes au chocolat avec boule de glace ou autres crêpes nutella offertes par des clients au retour de canyon. Des moments de débriefing sympas, où le sentiment d’avoir bien travaillé se mêle harmonieusement à la fraîcheur piquante de l’Orezza dans la gorge, au décolleté d’une jeune cliente épanouie, et à la vue magnifique sur l’Alta Rocca.

B comme Boulets

Le terme politiquement correct serait « clients ». Bon, j’exagère c’est vrai, mais l’une des expériences les plus marquantes de l’été a été pour moi la découverte du handicap physique certain de l’être humain moyen. En clair, le vacancier, sédentaire dans l’immense majorité des cas, éprouve des difficultés motrices. Pire, il peine même à se déplacer sur un sentier, un simple sentier. Quant aux habitués des bureaux et des emplois à fort stress, accros à la cigarette, ils toussent, crachent, soufflent et halètent, rougis par l’effort à la moindre déclivité. De mon côté, je respire calmement par le nez en m’efforçant de ne pas faire éclater ce peloton poussif…

Si certains clients se montrent à l’écoute des consignes*, finissent par prendre leurs marques et à évoluer correctement, d’autres sont de véritables croix et nous font parfois vieillir de 10 ans**. J’ai le souvenir marquant d’une journée à la Vacca* avec Mat où nous avons cumulé de sérieux « cas ». Lors du premier saut, nous proposons deux options : un saut à 2m, un autre à 4. Il m’est arrivé de faire sauter tout le monde à 4m du premier coup, mais là, à deux moniteurs, le choix s’offre aux canyoneurs. Surprise, le cheptel se répartit équitablement sur les deux ateliers. Premier à sauter sur le petit bloc, dont je me charge, un jeune homme. La petite trentaine probablement, petite barbe de trois jours, un peu « effemminé ». Il refuse l’obstacle, chouinant tel un pré-ado : « C’est horrible, c’est trop haut, je n’y arriverai jamais ! ».

Etant donné qu’on se trouve là devant le « jump » le plus bénin du canyon, on comprend que ça part fort. Je décide d’en faire sauter devant lui, et voilà que les deux suivants refusent d’être les premiers ! Ce petit monde commence déjà à m’énerver, il n’est pas 10h30, la journée va être longue ! Il a fallu que je pousse ce poltron pour qu’il atteigne enfin la première vasque, dans un petit cri. Bien sûr, au saut de 9m, il a été mouliné. Arrive le « soboggan » ou « toboggojump », bref le magnifique rideau d’eau à négocier assis ou tête en avant pour les plus aguerris. Revoilà mon courageux client freinant des quatre fers, couinant quand j’accompagne son avancée, une main dans son dos. Mathieu* est déjà en bas dans la vasque, à admirer les paysage en compagnie de la vingtaine d’autres clients. Je sens le sang monter et je m’énerve :

« Si tu n’y vas pas, je vais encore être obligé de te pousser ! »
- Mais ce sera pire ! pleurnicha-t-il.
- Ok.

Et moi de me placer derrière lui, de caler un pied sur ses fesses, jambe fléchie. Je l’ai éjecté d’un mouvement d’extension de la guibole en force max. Poussant un autre petit cri, il a disparu dans le vide. Quelques secondes plus tard, il nageait paisiblement dans la superbe vasque, me faisant un signe du pouce pour m’informer que tout allait bien… Comme quoi, certains ont vraiment besoin qu’on leur botte le train, au sens propre !

A suivre...
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** voir "F comme Frayeurs"

mercredi 18 octobre 2006

Le Petit Corsica Madness Illustré: c'est parti pour la superproduction de l'été !

Latest news of the forehead... ou les dernières nouvelles du front !

Comme tout bon journaliste, j'avais préparé en amont du challenge 4S une loghorée vantant les mérites de celui qui ne pouvait que s'imposer en 2006, l'incontournable B. Un gros mois plus tard, où en sommes nous ? Forfait à cause de son grave accident, le B est en rééducation à St Hilaire, remarquablement entouré, notamment (et c'est une exclusivité Lansb Mag) par une charmante kinésithérapeute, dont nous publierons probablement l'entretien exclusif sous peu.

Les épreuves des 4S se sont donc déroulées sans l'un de ses plus charismatiques compétiteurs. Le challenge a vu la victoire du régulier Nicolas Montigaud devant votre serviteur, parvenu se hisser de la 4ème place du général à la seconde lors de l'épreuve de CAP, qu'il a pourtant ratée.


Le L lors de son triple hommage à l'épreuve de vélo de route: on le voit ici vénérer l'esprit de la polaire rouge du B, vêtu de la tenue Carrera chère à Marco Pantani en 95, et arborant un brassard noir en hommage à l'ami Caster, qui "allait mourir" lors de ce chrono. Au final cette séance cul-tuelle a porté ses fruits, le L améliorant son record de 55" sur cet infâme exercice et montant sur la 3ème marche du podium derrière la fusée Rajat et la mobylette Jipé.

Jipé, dominateur sur deux roues au général en l'absence sur les trois épreuves de quelques monstres sacrés (Rajat, Chorier), s'est retrouvé bouté sur la plus petite marche du podium suite à une prestation quasi incompréhensible en CAP vu le rythme cardiaque hallucinant qu'il est capable de maintenir... L'ironman Xavier Delore s'est quant à lui emparé de la 4ème place, une épreuve de CAP en demi-teinte le privant du podium final sur lequel il était pourtant installé. On notera les démonstrations de force de l'incontournable Rajat, du talentueux Julien Chorier, et du filiforme mais terriblement efficace Greg Druais lors de quelques apparitions en "guest stars". Un grand bravo à tous les participants, que le 4S spirit soit avec vous jusqu'à l'édition 2007 de ce monument du sport Grenoblois !

En attendant, "con promis, chose due" comme dirait l'autre, voici la diffusion exclusive de la superproduction estivale: "Le Petit Corsica Madness Illustré édition 2006". Trente pages de conneries sous le soleil Corse, pour faire passer les longues journées pluvieuses d'automne au boulot. Soyez fidèles, et régalez vous !

LPCMI 2006: Introduction

2006 : l’année du changement. Le passage redouté de la barre fatidique des 30 ans bien sûr, mais aussi le grand chambardement professionnel : des relations de plus en plus tendues au travail, une incompatibilité chronique avec J.E., le chefaillon le plus incompétent du grand Sud Est, et l’irrépressible envie de prendre l’air, de voler de mes propres ailes me font enfin franchir le pas. C’est décidé, je me lance. Passons sur le bras de fer Xerox/Lansb qui m’a gâché mon printemps et causé du souci avant mon départ pour l’UF6.

Ce dernier stage de formation, pourtant correctement préparé, ne s’est pas toujours déroulé sous les meilleurs auspices. En effet, avec une petite vingtaine de canyons réalisés en un gros mois, dont une dizaine sous la tutelle du terroriste Tessanne qui finira même par m’uriner au visage**, ce qui fait de lui la personne avec laquelle j’ai été le plus intime de toute mon existence, j’avais mis toutes les chances de mon côté. Grande gueule notoire et homme inflexible sur quelques principes (parfois discutables j’en conviens), je ne tarde pas à me mettre à dos, au cours d’une journée de merde, un encadrant non moins haut en couleurs, D. S.

Une journée noire où je pars seul en bagnole du sordide « Château de la Causega », suis la mauvaise camionnette en rêvassant au son d’une chanson insipide à la radio italienne, et finis par me retrouver isolé, sans téléphone* portable ni carte ni topo, à la recherche du canyon de la Ceva. Un peu d’intuition, de flair, de mémoire, et de millimètres de gomme me permettront de limiter la casse à trois quarts d’heure de retard seulement. Mais il était écrit que ce jour serait maudit et la suite ne s’améliora pas, avec en point d’orgue une discussion houleuse sur l’homogénéité des enseignements prodigués lors du stage. Cela explique probablement ma note de stage tout juste passable (10) alors que dans l’ensemble, il me semble, toute forfanterie mise à part, avoir mérité bien plus au regard de mes prestations et comparativement à celles de certains de mes collègues. L’exam technique sera en revanche une belle réussite, ce qui me permet d’empocher cette fameuse UF Canyon, que sept stagiaires* tout de même se verront refuser. La suite de mon projet peut donc voir le jour.

Je pars en Corse le 7 juillet après m’être offert un beau baudard Petzl ainsi qu’une paire de 5-10 Canyoneer flambant neuves. Passer sa vie dans l’eau avec du matos approximatif ne me semble pas être une solution, et à l’heure du bilan je me félicite de ce choix. Je décide arbitrairement de débuter ma saison professionnelle le 15. Cela me laisse le temps de m’installer au village, de profiter de la plage, de récupérer ma grand-mère presque nonagénère et tout juste sortie du bloc opératoire, parée pour une nouvelle décennie d’aventures d’insulaires !

J’ai pris le parti de découper ces deux mois en un abécédaire original, calquant ainsi mon œuvre sur celle de François Marcantoni, ex-truand truculent auteur d’un livre savoureux sorti récemment sur « le milieu » des années 60-70. Monsieur François, le milieu et moi de A à Z. Un ouvrage que j’ai dévoré et que je recommande vivement aux nostalgiques d’une époque où l’honneur et la parole donnée n’étaient pas de vains mots. Surtout chez les bandits. Tout ça pour ajouter qu’au cours de notre voyage littéraire (vu la longueur on peut même parler d’odyssée !), les mots suivis d’une astérisque (*) font l’objet d’une rubrique dans l’abécédaire, on pourra donc s’y reporter. Une bonne idée empruntée à l’ami Marcantoni encore une fois…



** Aussi horrible qu’authentique… Nous pissions côte à côte quand le malotru, observant jalousement la différence d’échelle entre nos deux engins, visa haut avec son petit tuyau. Je me jetais, combinaison débraillée, directement dans la vasque terminale de l’Imberguet pour rincer l’ignoble liquide tiède. L’eau gelée me saisit immédiatement mais je promis de me venger. Et je le ferai, tremble Manu !

mardi 26 septembre 2006

Challenge 4S 2006: Un seul être vous manque...

La grand-messe automnale est de retour ! Voici l'épreuve reine du bassin grenoblois, faites place Mesdames Messieurs, le Challenge 4S 2006 ouvre ses portes !

Le plateau a cependant évolué depuis un an. Quels seront les mouvements dans la hiérarchie, aussi bien dans les épreuves spécifiques qu'au général ? Premiers éléments de réponse dès jeudi avec l'immonde épreuve de VTT (qui a dit que le journalisme sportif devait être objectif ?)

La grande star de cet incontournable rendez vous sera l'un des coureurs les plus capés, qui brillera malheureusement par son absence. Le B, dit "le Titan de Romage", qui représente aux 4S ce que Longo est au cyclisme féminin, a été victime d'un grave accident de la circulation* au guidon de son fidèle destrier. Durement touché, récemment opéré, il devrait débuter une longue rééducation la semaine prochaine. Nous vous signalons au passage qu'en raison de cette actualité dramatique et brûlante, Lansb Mag TV ne débutera la diffusion de son feuilleton de l'été (Petit Corsica Madness Illustré) que lorsque M. Bordin sera installé aux Petites Roches avec un écran 16/9.


Grand absent cette année, le B sera dans tous les esprits jeudi pour le coup d'envoi du Challenge 4S 2006...

En attendant, voici une petite revue d'effectifs tout à fait subjective pour aider les fans à s'y retrouver. Que les oubliés m'insultent et me crachent dessus, je plaide coupable ! Et tant qu'à faire, que les "heureux" élus en fassent de même, je ne suis jamais aussi fort que sous pression...

Christophe Rajat-Labert

A tout "saigneur" tout honneur. Le "Boucher du Murier" a littéralement massacré la concurrence l'an passé. Il est de fait "ze" grand favori. Bien au dessus de la mêlée en 2005, il sera quasi invincible s'il évolue au même niveau cette année, surtout en l'absence de son grand rival Voreppin. Un seul doute subsiste quant à sa participation: il pourrait être déclaré non conforme à la pesée de biceps de départ. Un mince espoir subsiste donc...

Jean-Pierre Renaud-Kourov

Le géant Berninois, co-fondateur avec votre serviteur du RPT (Red Polaire Team, équipe hommage au Bordin), est encore incertain. Une aubaine pour ses concurrents tant l'idole du Grand Trophée 2005 affiche une forme olympique sur deux roues, motorisées ou non !

Nicolas Montigaud-Mont

L'ex-roi de la CAP a trouvé son maître l'an passé. Régulier, rapide, tenace, il sera à n'en pas douter sur le podium final. A quelle place ? Réponse dans deux semaines...

Alain Castera-Bdoujaparov

Le chouchou de ces dames est une valeur sure du peloton des vétérans. Le "Divin Chauve" sait souffrir et dispose d'un matériel top même s'il est souvent d'origine douteuse (tombé du camion ?). Il fait mieux que se défendre vu son grand âge, et bien des jeunes auront encore à suer dans sa roue !

Bruno Faure-Midable

Ce bon coureur cycliste reste handicapé par des chronos encore trop justes en CAP. Bruno sera-t-il formidable ou fort minable ? Aura-t-il rectifié le tir pédestre en 2006 ? Les habitués du top 10 espèrent que non, sinon ça va chauffer...

Xavier Delore-Manaudou

De sources sûres, il serait très fort en ce moment. A n'en pas douter, un candidat au podium. Gaffe à lui.

La rédaction présente d'ores et déjà ses excuses auprès des autres compétiteurs qui auront évidemment leur mot à dire. Mention spéciale à Yves Martineu-Skatel et Pierre- Lou 'Ban Ma' Yot.

Quant à votre serviteur, où se situe-t-il ? S'il devrait être écarté du podium final à cause de son handicap rédhibitoire en VTT, il avoue bien volontiers viser un bon podium en CAP. Sa récente perf à son chrono fétiche" de la Baaaase-tille en atteste: en 9'25, il a établi la semaine passée une nouvelle marque chronométrique de référence sur cette abjecte épreuve des escaliers (250m déniv). Ce chrono est à comparer avec les 9'44 établis il y a un an. Il est à noter, petite fierté personnelle, que même notre Golgoth national, présentement convalescent, n'a jamais cassé la barre des 10 minutes sur cet exercice qui, convenons-en, n'a cependant pas grand rapport avec le type d'effort en vigueur aux 4S...

* voir articles précédents

dimanche 17 septembre 2006

Le B: une personne-alitée qui met Michallon en effervescence...

L'arrivée de la Bête à l'hôpital Nord ne s'est pas faite sans une certaine émotion au sein du personnel. Tout d'abord, l'aile du service orthopédie du 13ème étage, dans laquelle séjourne la star Voreppine, a été presque immédiatement renommée "B" en hommage à l'immense athlète blond. Nous en voulons pour preuve le cliché suivant, volé par un de nos envoyés spéciaux à Grenoble:


L'aile du service orthopédie-traumatologie accueillant le B porte désormais son nom. Suivez les pancartes oranges pour retrouver l'icône de la glisse dans sa modeste (et provisoire) demeure.



Par ailleurs, deux jeunes infirmières préposées à la toilette de l'éminent membre du BLMS ont quitté leurs fonctions pour entrer dans les ordres au couvent de Sainte Marie les Borsdin. Elles auraient "eu une révélation et la confirmation de l'existence de Dieu" à la vue du B en simple appareil...


Le magnétisme naturel émanant de la force tranquille du Haut Savoyard n'est donc pas un concept abscons. Contrairement aux cotations, il marche !


Pour l'heure, c'est un Matt débarbouillé de son sang séché, au visage désenflé, et au sens de l'humour intact qui se préparera, demain, pour son opération qui est prévue mardi matin.

Merci à tous de le soutenir via les messages d'amitié que vous avez laissés ici ou par téléphone. Et venez en nombre lui rendre de fréquentes visites dès l'opération digérée et les débuts de la rééducation, il en aura besoin ! "Curagiu è salute per u B !"

PS: Rendons à Cesar... le jeu de mot du titre est l'oeuvre de Raymond Bordin, grand enfant devant l'éternel !

jeudi 14 septembre 2006

Le B victime d'un grave accident...

Ce n'est malheureusement pas une blague de mauvais goût. Afin d'éviter les insultes (justifiées) de nos lecteurs quant au retard de publication du "Petit Corsica Madness Illustré" , nous tenons à les informer que l'immense Matthieu Bordin, notre Goliath du BLMS, a été victime d'un grave accident de la circulation.

En quelques mots, Matthieu, chevauchant son vélo pour se rendre au travail, a été renversé hier 13 septembre 2006 au matin par un chauffard ayant grillé un stop à vive allure. Le choc, très violent, a laissé un B sérieusement blessé sur le carreau.

Admis en salle de déchocage du CHU Nord dans la matinée, notre ami a été transporté avec de multiples fractures aux côtes, une entorse aux cervicales, le visage tuméifié, et, plus grave, une fracture semble-t-il sérieuse au niveau bassin (le cotyle je crois).

Notre "Big Guy", actuellement en traction et sous morphine, sera opéré mardi afin de remettre de l'ordre dans la zône des hanches. Ce qui est sûr, c'est que la route sera longue. Personne n'ignore cependant que les efforts de longue haleine sont le terrain de jeu favori de l'un des personnages les plus sportifs et les plus complets que j'ai eu la chance de rencontrer.

A l'inverse d'une arrivée massive à l'hopital alors qu'il est encore très fatigué et qu'il souffre beaucoup, nous vous conseillons dans un premier temps de laisser vos messages d'encouragement ici ou sur blms.free.fr. Dès que Matt sera en mesure de recevoir ses nombreux amis avec plus de facilité, vous serez évidemment les bienvenus pour l'aider au cours de sa rééducation.

Plus qu'un prompt rétablissement, j'ai envie de souhaiter à notre frangin du BLMS un bon rétablissement. Et si, comme d'aucuns le prétendent, la forme physique joue un rôle primordial dans la récupération après de tels traumatismes, alors les médecins n'ont qu'à bien se tenir... Si ça veut sourire, Matt aura une nouvelle occasion d'impressionner par sa force, son mental et sa puissance, les gens qui auront le privilège de découvrir à leur tour ce garçon hors pair.

PS: El Bordino, très fort cycliste ? On peut le penser, mais sachez qu'il n'est probablement même pas champion de sa chambre d'hôpital ! En effet, l'autre lit est occupé par un obscur mais sympathique coureur pro Ukrainien, qui sera quant à lui privé des championnats du monde à Salzburg...

mardi 12 septembre 2006

Le Petit Corsica Madness Illustré 2006 est arrivé !


Lansb Mag et les éditions Del Crado ont l'honneur de vous présenter leur nouvelle collection:

"Le Petit Corsica Madness Illustré", cuvée 2006 !

Les grandes chaînes de télé lancent leur Saga de l'été en juillet ? Et alors ! Chez nous, la grande aventure se déguste à l'automne, pour revire avec délice et nostalgie les meilleurs moments de la saison estivale.

Retrouvez deux mois de vie en Corse façon nimp, sous la forme d'un abécédaire inédit (sauf pour ceux qui l'ont déjà lu... mais là ya des images, c'est plus convivial). De l'action, de la tendresse, de l'amitié, de l'amour (ou pas), ainsi que des anecdotes signées par le maître incontesté en la matière , notre confrère du magazine "Grimper", François Chopard.

Collectionnez les lettres de l'alphabet au fur et à mesure et complétez votre "Petit Corsica Madness Illustré" au fil des numéros.

Dès demain, le numéro 1, l'introduction au récit et les trois premières lettres pour "1,95 eur" seulement !

Sur une base quotidienne (ou presque), plongez vous pendant une dizaine de jours au coeur du maquis Corse, sentez les fougères caresser vos jambes et les ronces griffer votre visage, humez l'odeur si caractéristique de la montagne insulaire, rincez vous l'oeil sur l'eau limpide des canyons grandioses dont l'île recèle.

Parce que le monde change, Lansb Mag s'adapte. Vous en avez assez des vannes lourdes et des articles improbables ? Vivez l'authentique, le poétique, le sauvage et le vrai à nos côtés ! A l'heure de la rentrée des classes, Lansb Mag vous offre des vacances, ses vacances.

Mise en garde: quelques relents de Lansb Mag "old age" peuvent avoir échappé à notre vigilance dans les textes qui vont suivre... Ne convient pas à un enfant de moins de 23 ans.
Message préventif: il est conseillé aux âmes sensibles de se munir d'une bassine avant de lire certains articles.

mardi 5 septembre 2006

Eté mortel en Corse: sur la piste d'un Sériel Kanyoneur.

Ils opèrent généralement l'hiver, au cours de journées glauques et de nuits glaciales. Ils sèment la terreur sur la ville (Marcel Barbeault, Guy Georges, Thierry Paulin...), à la campagne (Pierre Chanal...), ou sur la route (Francis Heaulme...). Inspirant la crainte, l'horreur, suscitant parfois l'admiration de quelques tordus (il n'est pas rare que certains d'entres eux possèdent un Fan Club !), les tueurs en série, psychopathes, et autres monstres à sang froid font partie de nos sociétés. Rares sont ceux, cependant, qui oeuvrent à la belle saison, et en plein jour, au vu et au su de tous. Cela démontre de leur part une maîtrise total de leur "art" et un mépris implacable pour la condition humaine.


"Le soleil a tant fait l'amour à la mer qu'ils ont enfanté la Corse". Belle phrase pour décrire ce qui est en toute objectivité la plus belle ile du monde. La montagne au milieu de la mer. Des plages de sable fin, des criques d'un turquoise irréel, des aiguilles de granite rose, des ports de pêche d'un autre temps, des villages aux traditions ancestrales, cette terre possède tout. Et l'été, les touristes ne s'y trompent pas, bravant la mauvaise réputation souvent usurpée (parfois méritée également, soyons francs) de l'accueil insulaire. Cette année, certaines malheureuses l'ont payé le prix fort...



Pourquoi cette tirade sur l'île de Beauté ? Tout simplement parce qu'en 2006, le rêve Corse s'est retrouvé confronté au cauchemar des tueurs en série... Le macabre engrenage a débuté à la mi-juillet, pour ne s'arrêter qu'à la fin août. Profil des victimes: 20-25 ans, de sexe féminin, blonde, parlant Suédois ou Hollandais, mannequin de profession. Signe particulier: sportive, avec un goût prononcé pour le canyoning. Lieu des crimes: dans un rayon de 30km autour du col de Bavella. Le rite immuable et le profil unique des victimes ont rapidement aiguillé les enquêteurs du SRPJ d'Ajaccio sur la piste d'un seul et même tueur. Les victimes ayant toutes, nous l'avons dit, une pratique amateur du canyon, les hommes du RAID se sont déployés aux abords des rivières de la Purcaraccia et de la Vacca. Et la bête sanguinaire fut prise en flagrant délit...



Sortie de canyon, 15h. Un groupe accompagné d'un certain Monsieur L., moniteur d'escalade officiant à Zonza, rejoint les voitures. Une grande et belle Allemande de son groupe, sous contrat avec l'agence Elite, s'effondre d'un coup. Intervention du RAID qui neutralise rapidement Monsieur L., lui même étant sur le point de commettre l'irréparable en dégainant sa maigre trousse de secours. Avant de succomber, Elena (oui c'était son petit nom) a eu le temps de dénoncer son bourreau: "Ach, ze mec est beau à mourir ! Z'est ein Killer ! Trop top ze Kanyon... Aaach". Les carottes étaient cuites pour Monsieur L.



L'importance de l'affaire a nécessité un transfert immédiat sur le continent, sous haute surveillance. Le L a été mis en examen pour homicide volontaire, regard de braise et sourire ravageur. Il est actuellement incarcéré à la maison d'arrêt de XEROX, à Grenoble, au QHS (Quartier pour les Hommes Superbes). Ses droits de visite sont réglementés, il ne voit pratiquement pas le soleil de la journée.



L'avocat du L. est un ex-homme de main de la pègre Valentinoise, repenti: maître Neski, qui avait déjà
défendu un compagnon d'armes du L, un certain monsieur B. (inculpé alors pour "envoûtement de jeunes asiatiques"), a d'ores et déjà appliqué les mêmes recettes. Pour monsieur B., maître Neski avait fait fort: il avait conçu un enscens de désenvoûtement baptisé "Rouge", de "Polaire", une parfumerie Voreppine. Effet radical sur les victimes du B. Ici, maître Neski, dit "le Collard du pauvre", "le Vergès des SDF", ou encore "le Klarsfeld des banlieusards", a fait appel à la maison parisienne Lolita Lempicka, de renommée internationale. En très peu de temps, les "nez" de la boutique ont mis au point un parfum imparable pour consoler les "victimes potentielles" du dangereux malfrat: baptisé tout simplement "L", ses arômes sont puissants et énigmatiques: jugez plutôt:
Lolita Lempicka traite le mal par le mal: tout le charisme du L mis en bouteille pour éviter un nouveau carnage.

Rodomontades, balivernes que tout ceci ? Rien n'est plus sérieux, affirme sans se démonter Neski au cours d'une interview à paraître dans "Rouquin Hebdo".

Avec "L, une nouvelle ode à la féminité", c'est un peu de rêve, un peu de BLMS, qui devient accessible à chacune."


On ignore encore tout du procès qui s'ouvrira fin décembre et où le L devrait plaider l'acquittement. Dans ce cas, il serait libéré de XEROX pour les fêtes de fin d'année. Les jurés en décideront. En attendant, le L reste en cellule à XEROX, Grenoble... et cela vaut mieux pour les jeunes mannequins !

mardi 20 juin 2006

La suite de nos révélations sur la double vie du L !

(suite de notre scoop estival, Lansb Mag édition du 19 juin 2006)
[...] En effet, le L n'est réapparu qu'en début de soirée en compagnie du Jouy, célèbre Nimpeur, le poil ras et le sourire bright. Les deux hommes se sont ensuite dirigés vers le Quick avaler un Softy, avant de flâner en ville. C'est là qu'un de nos fidèles collaborateurs, qui a tenu à rester anonyme, a eu un flash génial: Jean-Paul Pigeot (nom d'emprunt pour protéger l'identité réelle de notre source) a été frappé par une hypothèse incroyable mais néanmoins plausible: et si le binôme Lansb-Jouy était bien plus qu'une belle cordée ?

Le mystère de la belle inconnue blonde enfin élucidé: il ne s'agissait que du Jouy, arborant ici une coupe très tendance...

Devant une telle bombe, Lansb Mag joue son va-tout et fait appel à une équipe spéciale pour en avoir le coeur net: Nicolas Buisson et Catherine Coolos, le couple le plus hype de la place Grenobloise (un homme-enfant qui sort avec une milf en devenir, ça pète !). En mission dans la capitale Iséroise, ils arpentent les rues animées flanqués de l'espiègle Julianna et de la bomba Elodie, une divine buenasse (prononcez "bouéna", NT2L modifiée). Si les deux skieurs de pente raide sont encore hétéro, ils mordront à l'hameçon, se disent les comploteurs complices. La jonction est organisée de main de maître par Nicat (contraction de Nico et Cat), place de Gordes. Le travail de sape et la drague ostensible des deux mercenaires féminines n'y feront rien ! Les deux collègues repartent bras dessus bras dessous après une bière en terrasse. Cette fois-ci, c'est sûr, on tient un scoop énorme !

Ce grand moment de journalisme appelle une prise de recul, au terme duquel on conclut que finalement, on aurait presque pu prévoir un tel événement. Pour le L, le Jouy a transformé sa voiture en nid douillet. Pour le Jouy, le L a été jusqu'à donner ses plus fidèles claqués. Pour lui, le Jouy a renoncé à sa crinière frisée. Pour elle, le L a été grimper sous la pluie au vallon de la Fauge. Pour lui, le Jouy s'est mis au canyon. Pour elle, le L a été sonder les vasques d'arrivée des baaaases. L'amour tissait ses liens invisibles mais plus solides que du kevlar, et nous n'avions rien vu.

Le dimanche, après une douche à la Fauge, les deux amants se sont retrouvés au Furon Express, où ils ont fait furon... euh fureur, baaaasant à tout va entre les touristes terrorisés. Voici un enregistrement audio d'un tour de l'Express (le meilleur temps établi fut de l'ordre de 7 minutes)
"Zip plouf ! Zip plouf ! Bim, un grand saut: Baaaaaaaaaaaaaaaaaaaaase ! Plouf ! C'est bon ya du fond ? Ouais, saute loin et au milieu ! Baaaaaaaaaaaaaaaaase ! Plouf ! Nickel ! Toboggan transfert, hop ! Baase ! Plouf ! A moi: hop ! Baaase ! Poc ! Aïe ! Ya pas d'eau ! Plouf ! C'est fini, on refait un tour !"

La surprise passée, vient le temps de l'analyse des conséquences de ce pavé dans la mare. Outre le raz de marée crée dans les rangs des jeunes adolescentes prépubaires ("Maman maman ! Le Jouy n'est plus célibataire, c'est pas juste, bouhouhou...") et dans ceux des jeunes mères de famille ("Le L homosexuel ! C'est ma vie qui s'effondre !"), c'est tout un pan de l'économie Grenobloise qui est menacé. En effet, les papetiers sont inquiets: les jeunes filles n'achèteront plus de journaux intimes pour confier leur amour secret à l'un des deux héros. Les ménagères trentenaires achèteront-elles encore Lansb Mag dans l'espoir, un jour, de faire leur vie avec celui qui est aujourd'hui au centre du plus gros scoop de l'année ? Rien n'est moins sûr, et l'idylle que nous vous dévoilons ici est susceptible de mettre en péril de nombreux emplois dans le secteur clé qu'est le papier à Grenoble...

Nous demandons donc solemnellement à Elsa de tenter le tout pour le tout pour reconquérir son homme: il y va de la vie de milliers de foyers ! Quant à François, nous lançons une gigantesque campagne qui sera suivie d'une émission de télé "La Jouy Academy" à la rentrée. Le principe est simple: moult buénas s'affronteront pour avoir le droit de partir en C15 tagué "Jouyst Married". Mais ceci est une histoire que nous vous conterons en temps voulu...

lundi 19 juin 2006

Scoop ! Le boss de LM aurait une liaison extra-conjugale !

Depuis le départ de la charmante Elsa pour la Corse, il semblerait que le vieil adage "Loin des yeux loin du coeur" colle à merveille au Lansb, le sympathique entrepreneur et beau compagnon de l'intriguante insulaire.

Lansb Mag, employant les vieilles recettes de la presse à scandale, a fait appel à une équipe de paparazzi triés sur le volet pour enquêter sur les tergiversations de son propore patron. Le professionnalisme poussé à l'extrême si l'on puit dire. Et les résultats ne se sont pas fait attendre : le L aurait une liaison extra-conjugale ! Et la surprise est de taille...

En effet, il a passé la totalité de son week-end au bras d'une belle blonde, aussi sexy qu'inconnue du grand public. Vendredi soir, la Légende du BLMS était repérée place Victor Hugo où elle dégustait en amoureux un Softy Max coulis à la fraise sur la terrasse du Quick où elle a ses habitudes. Plus tard en soirée, le L était aperçu au bras de la même superbe créature au cinéma Nef Chavant. Les amants auraient assisté à la projection de "La maison du bonheur" absolument seuls dans une salle vide réservée pour l'occasion. L'histoire ne dit pas s'ils se souviennent du sujet du film...

Une autre équipe a pris le relais pour suivre les péripéties du couple regorgeant de tendresse, le samedi cette fois. Départ le matin avec deux voitures (pour mieux tromper les suiveurs ?) en direction du petit bourg de St Andéol, où le duo illégitime posséderait une résidence d'hiver (on se souvient des paroles de l'ex-Bladzeur: "J'adore ce coin du Vercors, en particulier sa capitale, Puy Trangoulia"). Les tourtereaux ont ensuite parcouru "Les moules marinières", un canyon de charme au coeur de ce coin de paradis. A noter que les traditionnels démêlés de l'intrépide Lansbmobile avec la maréchaussée, ainsi que la perte de points non moins habituelle qui s'en suivit, n'ont pour une fois pas entamé la bonne humeur du BE le plus rapide de la région. Un signe indiscutable que l'Amour a inondé son être tout entier.
Lansb épris d'une autre personne ? C'est ce que les employés de son propre groupe de presse dévoilent aujourd'hui...

Au retour de ces aventures aquatiques, les petits coquins, cachés sous un parapluie de golf, se sont dirigés vers "L'Emir", excellent Kesbab où le L a ses entrées. L'icône des snowbladers et sa mystérieuse conquête ont ensuite passé un long moment au domicile du "Membre" du BLMS. Ce qui s'y est passé n'est pas connu avec certitude de nos enquêteurs, mais il ne faut pas beaucoup d'imagination pour entrevoir une scène des plus torrides. C'est là que nos équipes ont perdu la trace de la belle enfant...

La suite de notre enquête exclusive très prochainement dans LM...

lundi 12 juin 2006

Sortie en librairie du nouveau BeScher-L !

Sortie en librairie du nouveau BeScher-L, le livre officiel de la NT2L: Nouvelle Théorie du Langage Lansbien.

Cette nouvelle théorie s'inspire d'un langage très ancien, originaire de l'arrière pays Drômois, nommé patois Diovonchois. Très usité dans les contrées isolées entre les cols de Menée et du Rousset jusque dans les années 90, il tombe aujourd'hui en désuétude. Les filialies littéraires du groupe Lansb-Mag Presse se sont prises d'affection pour la cause de ce mode de communication archaïque et menacé. Ajourd'hui, le nouveau BeScher-L doit permettre au plus grand nombre d'accéder à l'apprentissage et à la connaissance du Diovonchois "new age".

Vous trouverez ci-dessous quelques règles de baaaase vous permettant de converser rapidement dans un langage intelligible des seuls initiés, déjà nombreux cependant. C'est con, donc c'est bon ! Et comme on dit à LM: "Tout est con dans le bochon !"

Les membres permanents de l'Académie Lansbienne étaient réunis la semaine passée pour un cocktail dinatoire... au Murier, avec l'objectif de consolider les bases de la néo-théorie que nous vous exposons ci-après.

Etaient présents: Naty Ladéputin de Brat, François Gouytes-y-donc, le célèbre écrivain alsacien M.Bordinsheim, le bêêêlant Nicolas Buisson et sa compagne décontractée Catherine Coolos, l'experte es-mergué Rourouliana, ainsi que votre plumitif préféré.

Excusés: Juan-Pedro Reno, éminent BLMSologue portugais qui n'a pas pu se rendre au rendez-vous pour cause de non invitation due au fait que cette réunion de travail s'est totalement improvisée. La famille Gingreau, absente pour cause d'entraînement à l'aggrandissement de la famille. Muf !

Principales règles grammaticales pour pratiquer la NT2L avec aisance:

Axiome de base: "au début n'était pas le Verbe, mais une paire de baskés"

basket: nf désignant un soulier odorant servant aux bipèdes à se déplacer plus ou moins rapidement. Se prononce "baské"

Corollaire fondamental: la règle du "é"

- claquettes = "claqués"
- salopettes = "salopés" (ne pas oublier l'accent sinon on ne vous comprendra pas)
- une merguez = "mergué"

Inversement, les noms en "é" se prononcent "ette"

Voici quelques exemples pour aider à l'assimilation de ces principes forts:

- "J'ai été au cinette avec Giné"

- "Si tu lavette tes chaussés et changette tes baskés, tu puerais moins des piettes !"

- "J'ai enchaînette la voie sur colonné ! J'avais les bras complètement pétettes !"

- "Les pédettes et les tapés, c'est bonnette blanc et blanc bonnette !"

A noter que les accords sujet-verbe-complément sont maintenus.

Exceptions:

Le verbe baaaaser est invariable, ie il n'est pas mutant:

on dit "J'ai basé !" et non pas "j'ai basette" ce qui serait totalement ridicule.

Les auxiliaires

Le participe passé de l'auxilaire être est invariable: "été" demeure "été".
Par contre, on dit "Il ette con lui !"

La 1ère PS de l'auxiliaire "avoir" demeure "ai".

Par contre, le on dit "J'avette mangette des crevé"
ou "Vous avette mal aux roupés ?"

Les pièges...

Attention aux possibles confusions:

"J'ai été mutette, je suis désormette basette à Gif sur Yvé"

à ne pas confondre avec

"J'ai mutette, j'ai basé de la muré à Vif"

Faux amis

Enfin, gare aux faux amis: deux mots proches en prononciation peuvent vous mettre dans l'embarras dans une conversation s'ils sont employés à contre sens:

Voyez la différence entre:
- "Je ne lis rien quand je n'ai pas mes lunés sur le nette !"
- "Je ne lis rien sur le né sans mes lunés !"

Pire encore:
"J'avette bu, j'étette pompé" sera mieux accueilli dans un dîner en ville que "J'avette bu, je me suis faite pompette !"

Notez au passage qu'il s'agit ici d'un sujet masculin, "faite" s'accorde avec "je" mais suit la règle du "é"...

Conclusion:

Bon étette à impressionnette vos amis avec le NT2L, c'est choué !

mercredi 31 mai 2006

Séisme de mai-gnitude 15 sur l’échelle de Schnopfler au Natyland : 1 an déjà.

Dans la petite bourgade de Myofibrille, dans le Sud du Natyland, la vie de tout un peuple a été bouleversée par un événement tragique il y a un an. Rencontre avec Monsieur Lule de Quadrissaipece, un vieil aristocrate habitant Myofibrille depuis plusieurs générations.

LM: Monsieur Lule de Quadrissaipece, racontez-nous pourquoi et comment votre vie a changé.

CL : Baron C. Lule de Quadrissaipece cher ami, Baron ! C’était un quartier animé, très animé. On vivait nombreux ici, les jeunes, les vieux, les femmes, les enfants... Les commerces fleurissaient, la vie était bouillonnante, la natalité galopante ! C’était une région d’avenir, de plaisir aussi. Les week-ends, il fallait voir comme tout le monde s'ébrouait, une activité folle, qui ne se calmait que le dimanche soir tard. Et encore, souvent, en semaine, on remettait ça ! Quelles sauteries mes aïeux !

LM : Que s’est-il passé ?

CL : Diantre mon jeune camarade, c’est difficile à expliquer ! Au cours d’une journée de labeur intensif, je m’en souviens bien, c’était un 15 mai, les éléments se sont déchaînés. Tout le monde bossait, tous sur le pont, les ordres venus de la capitale Cervelia étaient formels : « bougez vous, souquez, souquez ! ». Ca y allait matelot ! Et soudain, tout a basculé : un véritable tremblement de terre* a secoué tout Natyland. Toute la population était mobilisée dans les rues, ça courait dans tous les sens, un capharnaüm sans nom je vous dis ! Bigre !

Le Baron C. Lule de Quadrissaipece mène la charge pour relancer le Natyland du Sud vers son glorieux passé.


LM : avec quelles conséquences ?

CL : Dramatiques jeune freluquet ! Nous nous sommes soudain retrouvés coupés du monde ! Le grand pont nous reliant au Nord de Natyland** avait été complètement détruit dans cette catastrophe ! Là, tentant de dédramatiser, je me suis dit « C’est mal Baron tout ça …» Hé hé, pas mal hein ?

LM : ...certes, mais le pont a-t-il depuis été reconstruit ?

CL : Affirmatif Moussaillon, les travaux ont débuté le jour même de la tragédie. Tant bien que mal cependant, et le trafic n’a jamais repris vraiment. La communication avec la Natyledefrance (région centrale où est basé le gouvernement) demeure coupée à ce jour. Tous les jeunes sont partis, un véritable exode vers le Nord. Les régions nordiques, autrefois sous peuplées et sous développées, sont aujourd’hui le théâtre d’une expansion sans précédent. De véritables mégapoles se forment ! Les historiens parlent déjà d’un « Esaaab rural » des temps modernes. Et ici, la désertification se poursuit… Le fait d’être Sudiste d’origine est vécue comme un pêché, vous rendez-vous compte ! Les jeunes ont honte de leurs origines ! J’ai un petit neveu qui a même fait changer son nom : il se fait désormais appeler C. Lule de Bissaipece ! Fabrioles et billevesées que tout cela mon enfant ! Un scandale !

LM : il faut agir pour sauver votre région, qu’avez-vous entrepris ?

CL : Aux armes sapristi ! Les anciens combattants, les collègues des temps obscurs, ceux sur lesquels ont peut vraiment compter, ont eu une idée : se réunir autour d’un projet, d’un plan de bataille. A la guerre comme à la guerre. L’opération porte un nom de code : Nat’n’co. Une association dont le but est de recréer des emplois dans le grand Sud du Natyland (NDLR : tout ce qui est situé au sud de Natylyon), par la force s’il le faut. Si les gens peuvent retravailler, ils auront goût à revenir ici, et la vie reprendra de plus belle. Mais pour cela, il faut des fonds, du temps, des armes, des alliés, et du soutien amical. Nat’n’co est là pour nous aider à remplir cette mission fondamentale.

LM : avez-vous un message à faire passer à la population de l’exode, qui vous a « trahi » ?

CL : Avec joie petit scribe ! Le voici : cessez de vous agglutiner comme des abrutis dans les départements du Bissaipece et du Trissaipece, il n’y aura bientôt plus de place ! Revenez dans les grandes contrées de Quadrissaipeces, dans les superbes Isles Kio-Jembiers, il y a de la l’espace pour de belles aventures. Réintégrez les Mas-Nisques de vos ancêtres, faites revivre ces belles bâtisses ! Et méfiez-vous ! Le jour où l’extrême Sud de la botte, nommée Sicilia (réputée pour sa redoutable organisation mafieuse NDLR) aura repris ses esprits, on vous bottera le derche bande de fainéants !

LM : Quoi qu’il en soit, que vous soyez du Nord ou du Sud, adhérez à Nat’n’co et véhiculez ses valeurs et ses espoirs ! Sans quoi les anciens vont vous foutre une rouste. C'est bien la leçon à retenir mon Général ?

CL : Affirmatif deuxième classe ! Rompez !

* dont l’épicentre s’est avéré se trouver dans la région Centre.

** le pont de Tocardville. Il y avait même un arrêt de train sur ce pont, mais toutes les rames n'y faisaient pas halte. Il est ainsi devenu connu sous le nom de "Arrêt du Tocard facultatif".


mardi 16 mai 2006

L'affaire Lesbros: des remous !

Dernière minute :

Suite à notre ITW de Tardiv’hélène Lesbros, Lily Brossa, compagne du B, aurait pris la mouche ! Elle aurait déclaré : « Tardiv'hélène mes f... ! Esaaab à Cham !». Aux dernières nouvelles, elle aurait déjà franchi le premier ressaut de mixte du versant Nant Blanc de la Verte, skis scotchés dans le dos. Elle ne répond plus qu'au nom de « Lilifredi » et dit être candidate à la première féminine de ce 5.6 mythique. Les secours sont en route.

De son côté, Olivier L. est désormais persuadé que le B n’est pour rien dans l’entretien que sa femme a accordé à ce « torche c… » de LM (pour reprendre son expression). A cheval sur son vélo, il recherche activement le L dans les rues de Grenoble, armé d’une paire de Quarks… Attention, il est présumé dangereux : si vous êtes petit, brun, crâne rasé, et assez beau, soyez sur vos gardes, vous pourriez être pris pour cible !


Après les hallucinantes rébellions brésiliennes (des dizaines de policiers abattus par des gangs mafieux paulistes !), l'affaire Lesbros que l'on qualifie déjà de "Clearstream de province" n'a pas fini d'avoir des répercussions !

mardi 9 mai 2006

Tardiv'hélène ou le ski extrême en escarpins


Cette personne est exceptionnelle. Au sens propre du terme. Elle aligne du 5.4 avec une aisance Baudienne sans ouvrage de gueule Valencienne, elle enfile les 5.3 comme les filles de la ville les perles, elle collectionne les 5.2 comme les buenasses Brésiliennes s'offrent des implants de silicone. Cette personne est l'une des plus douées et l'une des plus efficaces en ski de rando dans les Alpes. Cette personne prouve chaque hiver qu'une paire de cojones taille Chibro de Oro ne sont pas un attribut indispensable pour laisser sa trace dans les pentes les plus raides et engagées. En effet, cette personne... est une femme !
Aussi peu prolixe que sa liste de croix à skis est conséquente, Hélène L., qui se cache sous le trigramme Volodien HLE, est assurément LA fille qui torche à skis en montagne. Au BLMS et à Lansb Mag, on l'a surnommée Tardiv'Hélène, en rapport avec le prestigieux skieur Annecien. Un guide Haut-Savoyard sympathique que nous ne nommerons cependant pas, car ce géant des cîmes compte parmi ses connaissances l'impoli Jérémy Janody (pas foutu de nommer l'auteur de la première en blades des tracés Blonnériens sur yadugaz.com) ainsi que le décrié et ventru JC. Roumailhac ! Bref...


Une fois n'est pas coutume, c'est un garçon dont le physique et la discrétion sont eux aussi majeurs qui mènera l'entretien. A noter que son palmarès également très bien fourni lui permet d'apprécier à leur juste valeur les réalisations Héléniques (qui contrairement aux apparences de cet adjectif qualificatif, ne sont pas des réalisations de p...).

le B pour LM (un peu ému): "Bonjour HLE. Au fait, comment dois-je t’appeler, Hélène, HLE, OLEtte ?"


Hélène: - Je préfèrerai LN... Phonétiquement ça sonne juste, et je tiens beaucoup à ces initiales, qui signifient pour moi « Lansb Naïade », deux mots mystérieux et magiques qui comptent beaucoup pour moi…

Le B (un tantinet jaloux ?) : « Lansb Noyade » serait plus approprié, quand on voit le rythme de publication de cette feuille de choux, et l’évolution de la qualité des articles… Mais bon passons !

le B (reprenant le fil de ses notes): - On te sait très forte skieuse, rando dans le raide, toujours sereine, et en possession d'une liste de croix à faire pâlir ceux qui s’étonnent de te voir torcher de gros morceaux. Pourtant, médiatiquement, tu sembles vouloir rester dans l’ombre de ton époux…

LN : - Oui, c’est amusant car Olivier (son mari) n’a pas beaucoup d’épaules et ce n’est pas facile de rester dans son ombre ! Alors qu’avec toi, on caserait presque un Guy Carlier à l'abri de ton torse puissant…

Tardiv'hélène en action à Tête Pelouse, immortalisée par MiLF: quand élégance rime avec performance (slogan emprunté à base l'équipe cycliste Maxifouille)

Le B (rougissant) : euh, oui, c’est très gentil, revenons à nos moutons : Michelle Young fait une paire de 5.2 avec son guide attitré Rémy Lécluse, et là voici dans les magazines à philosopher sur l’enjeu de la pente raide, l’exposition, etc... Tu aurais légitimement plus que ton mot à dire sur le sujet, qu’en penses-tu ?


LN : - Michelle a eu une phrase que je trouve malgré tout très juste : « Si tu rates un virage, ce sera la dernière chose que tu rateras » *. Je préfère dire « Si tu réussis ton virage, tu auras encore l’occasion de réussir plein de choses »**. Question de point de vue.

Le B (presque révolté): - Chez Skitour, tu t’es vue affublée du ridicule sobriquet d’OLETTE, comme si tu étais complètement dépendante d’OLE, ton homme, qui est certes lui aussi un excellent skieur alpiniste mais bon, c’est un peu réducteur non ?


LN (attendrie): - Oh, ça ne me choque pas. Tu sais, on ne peut pas blâmer les boss du superbe site sus-cité de susciter des surnoms bizarres (On dirait du Solaar non ?). Il suffit de se pencher sur leur état civil pour se rendre compte que les jeux de mots et autres noms générés au shaker sont monnaie courante dans la famille. A mon avis, en Hollande, pour donner un prénom (ou pour trouver un nom de famille), on tire des lettres à la façon « Des chiffres et des lettres » (consonne, voyelle, consonne, voyelle…) et on met surtout rien dans l'ordre.

Le B : - Tu y vas fort, mais tu marques un point. Au BLMS, on a préféré « Tardiv’hélène », ça crache non ?

LN : - J’aime bien, je trouve là toute la poésie et toute la créativité auxquelles le BLMS nous a habitués depuis de longues années maintenant…

Le B (qui vire à l’écarlate): - Je, euh, de rien…

LN : - Une anecdote à ce propos : ton rédacteur en chef a récemment demandé à ma moitié si ce surnom me venait du fait que j’ai commencé ma vie sexuelle très tard***… Olivier s’est alors mis dans une colère noire et a voulu frapper « l’abruti qui a pondu cette connerie » mais le Lansb a alors affirmé que cette boutade était l’œuvre du B, ton idée quoi. Olivier s’est alors mis à rire à gorge déployée en trouvant la remarque fort amusante. Question de point de vue encore…


Le B : - Question qui intéressera tout particulièrement notre (nombreux) lectorat féminin, comment fais-tu pour être aussi affûtée et en même temps terriblement femme ?

LN : - C’est un secret que je ne tiens pas à dévoiler sur la place pubienne... euh publique, pardon !

Le B : - C’est bien dommage. A très bientôt sur les planches, ou sur le caillou donc, car tu grimpes aussi très bien !

LN : - Avec le plus grand plaisir ! Et comme on dit chez vous, makapuf !

* absolument authentique.
** absolument pas.
*** info non recoupée.

mercredi 12 avril 2006

Du bois en magasin du côté de Stalingrad !

Le tsunami de la "Jouimania" déferle sur Grenoble !

De retour de Chamonix dans un C15 banalisé, celui qui n'a jamais autant mérité d'être appelé "le Gouide" ne s'attendait probablement pas à un tel accueil. C'est une foule compacte qui s'est massée au pied de l'immeuble gris du boulevard de Stalingrad, à Grenoble, en attendant impatiemment le retour du fils prodigue.

Les voisins, les badauds, tout le monde était surpris par l'ampleur qu'a pris l'événement. Un quartier tranquille transporté par la liesse populaire, voilà longtemps qu'on avait pas vu ça dans la capitale Alpine. Des cris de joie retentissaient jusque tard dans la nuit, des "Hiiiiiiiin !", des "Baaaaaaase !", des "Makapuf !" ou autres "Et biiiiiiim !" fusaient tels les jets colorés des feux d'artifice du 14 juillet.
De mémoire de Grenoblois, on n'avait pas vu ça depuis le retour au pays du vainqueur de la "Nouvelle Star" 2004, Steeve Estatof.

Certains hommes politiques au creux de la vague ont tenté de surfer sur la "Jouimania" pour remonter dans les sondages, mais ils en ont été pour leurs frais. Ainsi un certain Dominique, le Richard Gere français du gouvernement, a-t-il été repoussé par les services d'ordre alors qu'il tentait de faire dédicacer son exemplaire de Lansb-Mag par l'idole Autranaise.
S'il a physiquement réussi à disposer de la première rangée de sécurité, composée de membres du "gang anti CPE", Mariane F., Elsa L., et David Z., il fut aisément maîtrisé d'une main par la garde rapprochée de la superstar, un grand gaillard blond pas commode vêtu d'une polaire rouge et d'un jogging frippé Cassin.

De son côté, au coeur de la furia médiatique, l'attaché de presse du G n'a pas eu la partie facile: sa mission était de faire le tri des journalistes habilités à interroger l'athlète sur cette performance qui repousse encore plus loin les limites de la Nimperie. Ze Gaïde, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a distribué les précieux sésames, des "Accréditations Lansb-Mag" avec parcimonie et discernement.
Au final, il a retenu Marie Drücker et Laurence Ferrari, boutant hors du périmètre de sécurité (via un autre colosse au fort accent Américano-Belge, polyglotte et brun cette fois) les trop traditionnels Patrick Poivre et Claire Chazal. Il va de choix qu'un tel soi ne s'est opéré que sur leurs seules qualités professionnelles. Claire Chazal pourra néanmoins rencontrer François (un prénom qu'elle adore pour l'avoir donné à son fils) plus tard: elle aura d'ailleurs le choix dans la date.

Les amis les plus proches de Fanfan se sont entassés dans ce petit Kebab du quartier Stalingrad transformé en salle de presse improvisée pour embrasser leur camarade. Pêle-mêle, le Professeur Schnopfler s'est frayé un chemin dans la foule en installant un pare-buffle sur son fauteuil roulant, le "Parrain" de la pègre de l'Or Blanc, Don Volodia, s'est fait déposer en limousine (blanche évidemment), le M du BLMS est arrivé discrètement au guidon de son scooter de livreur de pizzas, Lionel Tassan est venu tout droit de Saint Jacques de Compostelle, etc...

Parallèlement à cela, des télégrammes de félicitations ont afflué de France et de l'étranger, nous vous livrons en exclusivité le contenu des plus marquants:

- "Pardon. J'ai eu tort. Je regrette. Appelle moi. Et bravo !" (Camille X.)
- "Bravissimo mon ami, yé toujours ou confiance en vous, vous êtes oune espoir pour toute la génesse dou pays" (Romano Prodi)
- "Ta madre encoulé ! N'écoute pas cet abrouti Fane Fane, c'est moi qui souis ton amigo, felicitationes !" (Silvio Berlusconi)
- "Bravo mon pitit. Mi no on s'en fout: ici en Iran, on enrichit li dirigeants, et l'iranium. Et biim, li zeugma !" (H.Rafsandjani)

Ah, nous interrompons nos envoyés spéciaux, "El Gouido Skiador" est apparu à la fenêtre... "Il" va s'exprimer ! Silence, silence !

- Marie Drucker (complètement hypnotisée par le regard de crystal du prophète Nimpien): "Euhh... aaah... bonjour M. François... aaaah" (elle s'évanouit).

- Lolo Ferrari (à la limite de l'orgasme passif): "Oui,... euh, ce que vous êtes fort... aaaaah" (elle a un malaise).

Pendant que le L pratique avec vigueur et son équipe de secouristes (zeugma ?) le bouche à bouche salvateur sur les deux malheureuses groupies, Stéphane Bern propose de reprendre l'interview.

Stéphane Bern: "Bonjour Monseigneur Jouy, bonjour, alors, Prince, Prince ! ... Aaaah, ce qu'il est beauuuuu !" (il tombe dans les pommes).

Aussitôt, Marc O. Fogiel, autre animateur présent, se rue sur son homologue à la coupe de caniche pour le ranimer via un bouche à bouche effréné. Ca tombe bien, le L se la sentait pas trop celle là...

Finalement, et contre toute attente, l'icône du ski Grenoblois réajuste le col de sa chemise Saint Laurent, réausse ses épaules pour recentrer son costume Armani, remonte ses Ray-Ban sur sa chevelure blonde et prend la parole. Le silence se fait instantanément. Quelques femmes ont le souffle court. Certains, même, se signent.

Une jeune femme parmi tant d'autres, à moitié en transe, attend l'intervention de celui qui a donné un sens à sa vie. (Source http://www.woodstock.co.za)

"Hiiiiiiiiiiiiin ! C'était dément, dément ! Hyper dur, 900m, des bosses cachées sous de la poudre, après de la poudre lourde, bim bim bim, paf paf paf, j'encaisse, que des grandes courbes, impossible les petits virages, trop de bosses, bom bom bom bom faut encaisser, tenir, tenir, bam bam bam ça fait mal aux jambes, ça chauffe, c'est dur, putain l'ouvreur de l'Ensa il est tombé, muf muf muf, aaaaaargh, les cuisses fument, elle vont brûler, faut tenir, aaaaaaaaaaaaaaah que ça chauffe, que c'est dur, tenir, tenir à tout prix, c'est la guerre, le Vietnam, les rizières, la gadoue, on va crever, c'était pas ma guerre Colonel, oui, oui, ça y est, je suis en bas, ça paaaaaaaaaaaasse ! Dément ! Dééééément ! Baaaaaaaaaaaaaaaaaaaase !"

- Euh, voilà, c'est tout.

Le public ne réagit pas de suite à ces informations de première importance. C'est d'abord l'incrédulité, puis les larmes montent aux yeux des plus jeunes. L'émotion gagne l'ensemble de la foule. Un homme crie de joie. C'est le début de l'hystérie, il est suivi par les milliers de gens reunis là. La nuit ne fait que commencer...
* Pour ceux qui ne comprendraient pas le titre (ie tout le monde à part Nat peut-être): anglicisez un peu la phrase... bois = wood, quand on a du matos en magasin on en a "en _ _ _ _ _", tout çaaaaa... désolé...

vendredi 7 avril 2006

Proba du Guide: le "Jouiffredi" dans le portillon de départ !

D'escalades estivales en progression accélérée en cascade cet hiver, de grosses journées station avec Maître Antoine en couloirs raides et bambées mémorables avec la Nimp Crew et/ou le BLMS, le Jouy apporte la touche finale à sa préparation pour les premières épreuves du proba de l'Aspirant-Guide.

Les hostilités débutent cette semaine à Cham' pour le kid de Seyssinet et ses "adversaires". Dès lundi, le Gouide soumettra sa liste de courses à la questionnette. Si chacun de ses proches connaît sa rigueur et son éthique incroyables quant à la confection de ce fameux sésame, il n'en va pas forcément de même pour les membres du jury qui vont le "cuisiner". Il s'agira de pas faire appel à sa mémoire de "poisson rouge made in Berthe de Boissieux" quand on vérifiera ses dires. En cas de boulette, pas la peine de sortir le matos de la voiture qui pleure, zou, un quart de tour de clé et la fidèle C15 ramènera Fanfan dans ses contrées préalpines... Mais point de tout celà ! Si le Jouy est tout bonnement incapable de retenir les prises d'un bloc de plus de trois mouvements, il se souvient généralement parfaitement de ses aventures d'altitude: ouf !

Les carres sont affûtés, les semelles sont fartées, la combine jaune caca d'oie est propre. Le skieur dauphinois joue sa carte maîtresse avec l'épreuve de ski. Mais, comme nous l'avons signalé dans un article précédent (ou pas d'ailleurs), le Jouy sait bien que les Chamoniards sont un peu chauvins. Ainsi, afin de mieux s'intégrer dans ce microcosme quasi intégriste et pour se fondre encore plus avec l'image "nouvelle glisse" dans laquelle il se reconnaît, il a pris rendez-vous chez son orthodontiste. Quelqu'un de très bien, dont il a eu l'adresse par un confrère spécialiste es-chicots, le Docteur Tassan.

Le praticien a procédé à la pose de bagues afin d'écarter les dents du raïlledeur du boulevard de Stalingrad. Ainsi, François ressemble à s'y méprendre à base Marco Siffredi, le petit prince de la glisse trop tôt disparu.

Sur le premier cliché, il s'agit de François avant l'opération:


Enfin, voici une photo du même François après le retrait des bagues. Jugez par vous-même, le résultat est saisissant !













Nul doute que le jury ne restera pas insensible devant un tel souci du détail. L'équipe de LM souhaite bon courage au Jouy pour fournir une prestation convaincante lundi et mardi. La question qui se pose désormais est la suivante. Si (nous l'espérons tous) le test est validé et que le Jouiffredi est convoqué en juillet pour la suite des événements, à qui rendra-t-il hommage cette fois là pour séduire le jury ? L'illustre et également trop tôt disparu base J.C. Lafaille ? Dans ce cas, il devra emprunter la crinière frisée d'adolescence du Lansb (photos non disponibles sur le web, désolé), et penser à se raboter les fémurs d'une dizaine de centimètres...

D'ici là, méditons le proverbe du jour:


"Qui se présente au proba du ski, prendra une leçon par le Jouiffredi !"

Et n'oubliez pas: sans puissance, la maîtrise n'est rien... (proverbe bourrin également de circonstance)



mercredi 22 mars 2006

dimanche 19 mars 2006

Nouveau groupuscule: le C.A.T.H. !


Il y a quelques années, la folie des groupuscules anonymes s'est mis à envahir les Alpes, avant de proliférer sur le web. Citons une nouvelle fois les pionniers de ce phénomène, le BLMS Canal Historico (voir Lansb-Mag du 13 octobre 2005). Ce quatuor célèbre dont la pratique actuelle relève d'avantage de la pige médiatique (quoi que ne manquant ni de classe ni de pente) que d'autre chose, a inspiré un quintet non moins célèbre, la Nimp Crew. Quintet qui, il faut le préciser, était à l'origine un quatuor, à l'instar de l'inspirateur susnommé.
Cependant, les fougueux Nimpeurs, idéalistes et le coeur sur la main, ont pris sous leur aile un jeune néerlandais au regard malicieux et au physique fluet, faisant fi des élucubrations Sarkoziennes visant à limiter l'immigration clandestine. C'est ainsi que le pongiste David Z. devint le Professeur Pschittt, un véritable exemple d'intégration sociale à la française.

Aujourd'hui, le ski de pente raide se démocratise et certaines femmes commencent à suivre les traces d'Esaaaab Marie-Jo Vallençant. Nous pourrions citer Michelle Young, la "muse" (ou plutôt cliente) de Rémy Lecluse, très à l'aise en "communicaichione". Mais nous préférons avancer le nom d'Hélène Lesbros, épouse du Voloboy éponyme, une HLE dont l'aisance est à chaque fois plus grande dans des itinéraires qui feraient la fierté de nombre de skieurs masculins. Le nom de Cat Coulaud circule également dans les milieux autorisés. La sculpturale blonde, de par son parcours aux côtés de montagnards confirmés, de par la variété des disciplines qu'elle affectionne comme de son expérience des expés, se pose en actrice légitime de l'activité alpine des "mammifères à chignon"*. Aujourd'hui, Lansb-Mag est fier de vous présenter en exclusivité le premier quadrigramme féminin de la planète Grenoble: le C.A.T.H.

Le mystère restait entier sur la signification d'une telle suite de lettres. Lansb-Mag a fait tourner à plein régime ses informateurs infiltrés dans le milieu et a fini par trouver la solution de cet épineuse devinette. Cela n'a pas été sans mal et nos premières conclusions faisaient état de la phrase suivante:

Cat A Torché comme Hélène

Un journalisme d'investigation de qualité nécessitant une contre enquête et/ou une vérification quasi scientifique, nous avons contacté Hélène et pris rendez-vous secrètement (en faisant croire à une rencontre impromptue BLMS-Volokids dans les Aravis) au sommet de Tête Pelouse. Devant le démenti catégorique de l'intéressée, nous nous sommes plongés sur les différences et les points commun de ces deux femmes actives, persuadés que la clé de l'énigme se trouvait là.
La couleur des cheveux n'est pas la même certes, mais cette petite différence est éclipsée par le point commun suivant: leurs formes harmonieuses et leur physique à la fois solide et féminin flatte la rétine et elles peuvent s'avérer, dans certaines circonstances** tout à fait affriolantes pour le jeune mâle hétérosexuel. Match nul donc...
C'est alors que tout s'est illuminé ! Mais c'est bien sûr ! Si Hélène a déjà déniché le compagnon de cordée de sa vie, porte un anneau doré à l'annulaire, n'attend plus qu'une paire de mômes, un labrador, et une caravane à atteler à la 307 SW flambant neuve, sa consoeur blondinette est elle encore en quête de l'âme soeur ! Tout s'explique, tout colle: décrypter le sigle mystérieux devint un jeu d'enfants: C.A.T.H.: Cat Attend Toujours son Homme !

Nous ne pouvions pas passer sous silence cette découverte capitale, et nous décidions donc de publier sans plus attendre les conclusions de cette fine analyse qui pourrait valoir à la matière grise malade dont elle émane le Prix Bonbel 2006*** Bien entendu, dans un souci de transparence, nous allons immédiatement contacter Mademoiselle C. afin de lui soumettre cette hypothèse, nous vous tiendrons informés du résultat de cette entrevue qui s'annonce déjà passionnante...
A part ça restez fidèles à Lansb-Mag: nous venons de recevoir deux cartons pleins de conneries collection "Printemps-Eté 2006": le temps de déballer tout ça, de virer le papier bulle, et on vous fait profiter de ces débilités dernier cri ! Makapuf !

* Rendons à César etc... cette superbe expression est l'oeuvre de Jules Laforgue
** C'est à dire pas en rentrant de rando dans une odeur de carline trempée, quoi que j'en connaisse qui aiment assez cela...
*** Comme le Prix Nobel mais réservé à ceux qui ont du fromage à la place du cerveau

mercredi 22 février 2006

Baaaaaaaaaase la phrase du jour !

"Si tu vois les vaches comme des fourmis, c'est bon. Si tu vois les vaches comme des vaches, faut ouvrir. Si tu vois les fourmis comme des vaches, c'est trop tard !"

Mat. Ghaleb de la TST (Tout Seul Team), parachutiste émérite citant un proverbe de bon aloi.

lundi 13 février 2006

Sole Lansbis

Photographe de talent, surfeuse émérite, amie proche (intime ?) de la Nimp Crew, il fallait un jour ou l'autre que Béatrice F. dite "Super Béa" voire "Wonder B(r)ea" rencontre le BLMS. En ce 12 février 2006, avec quelques jours d'avance sur son anniversaire, le B et le L ont réalisé pour elle ce rêve d'enfance: partager une course avec certains membres de cette maison de tradition.
Conscients de l'émoi qu'ils provoquent chez certains de leurs fans (pré-pubaires et en échec scolaire pour la plupart), les éminents membres du BLMS savent rester disponibles et simples. C'est à ça qu'on reconnait leurs grandes qualités humaines: modestie et discrétion sont en effet les maîtres mots de la ligne de conduite de ces grands hommes (NDLR: certains hommes sont grands par la taille, d'autres par la gueule paraît-il: au BLMS comme ailleurs il y a de tout).

Passionnée de photographie et plutôt douée pour cette discipline, Béa expose régulièrement ses clichés et s'intéresse particulièrement aux images de nuit, comme en témoigne "Sole Noctis". Nous invitons d'ailleurs nos lecteurs à découvrir le beau site de Béa en cliquant sur le lien précédent. Si on vénère le Soleil ("Sole" pour les incultes) et qu'on aime la Nuit ("Noctis" pour les barbares), alors on ne peut qu'aimer le L, fils du Soleil et ex-King of the Night (phrase attribuée à un philosophe de comptoir inconnu mais plutôt penché sur la bouteille).
Plus adaptée au rythme de montée du L qu'à celui du B, c'est donc avec ce premier que Bea brisa glace... euh brisons broche... pardon Frison Roche ! (ça vient de loin, c'est on ne peut plus mal amené: j'adore !) De fil en aiguille (d'Ancelle ?), son goût très féminin pour l'esthétique, son sens inné pour la pureté des formes, sa fascination pour la sérénité nocturne, son émerveillement pour l'immensité d'un ciel étoilé l'ont fait réfléchir à la direction qu'elle devait donner à sa carrière artistique. C'est ainsi que tout est devenu... lumineux ! Il était là, le modèle dont elle avait toujours rêvé ! Pourquoi se geler les trompes* dehors à point d'heure à attendre que Madame la Lune se lève, alors qu'on peut faire de superbes clichés indoor ?

Exit "Sole Noctis", Super Béa débarque avec un nouveau concept: Sole Lansbis. Epanouie, heureuse, l'artiste s'est confiée brièvement à notre envoyé spécial chez Gaïa:

"Je crois que j'ai beaucoup de chance: c'est un moment de félicité rare. La vie d'artiste comporte un, parfois deux instants d'exception comme celui-ci. Ma rencontre avec le L fut déterminante pour mon oeuvre. Je ne réalise pas encore la portée de tout ceci. "
En exclusivité pour Lansb Mag, Béa a bien voulu nous fournir deux clichés de cette nouvelle collection "Sole Lansbis":

La jeune femme a semble-t-il toutes les cartes en main pour que le public soit "Béa" devant ses futures images...

* variante fémine de "se peler les couilles"

PS: un grand merci à la Falcasse, autre photographe de talent, pour sa contribution photographique à cette
connerie hivernale